More than 1,500 UK entrepreneurs and business leaders have signed a letter to Chancellor Rachel Reeves, urging her to reconsider proposed changes to business asset disposal relief (previously known as entrepreneurs’ relief), ahead of the budget on October 30.

Les entrepreneurs demandent au Chancelier de maintenir l'allègement de l'impôt sur les sociétés

Plus de 1 500 entrepreneurs et chefs d'entreprise britanniques ont signé une lettre adressée à la chancelière Rachel Reeves, l'exhortant à reconsidérer les modifications proposées concernant l'allégement de la cession d'actifs des entreprises (anciennement connu sous le nom d'allégement aux entrepreneurs), avant le budget du 30 octobre.

La lettre prévient que la modification ou la suppression de l'allégement pourrait gravement porter atteinte à l'esprit d'entreprise qui a conduit la croissance économique et l'innovation au Royaume-Uni.

Actuellement, l'allègement de la cession d'actifs commerciaux permet aux entrepreneurs de payer un taux d'imposition réduit de 10 % sur les gains éligibles, jusqu'à un plafond à vie de 1 million de livres sterling. Toutefois, cet allègement semble être menacé alors que le gouvernement cherche des moyens de réduire les coûts et d’assainir les finances publiques. Les signataires de la pétition affirment que supprimer ou limiter l’allègement enverrait un mauvais message aux entrepreneurs et aux investisseurs, rendant le Royaume-Uni moins attractif pour créer une entreprise.

Signataires éminents

La pétition, organisée par la société de capital-risque Fearless Adventures, cofondée par Dominic McGregor, comprend les signatures d'entrepreneurs de premier plan tels que Peter Roberts, fondateur de Puregym ; Will Butler-Adams (photo)directeur général de Brompton ; et Jennifer Roebuck, co-fondatrice de Tortilla. Ils soutiennent que l’allégement constitue une incitation cruciale pour les entrepreneurs à prendre des risques lorsqu’ils créent une entreprise et qu’il est essentiel pour favoriser la croissance économique.

La lettre reconnaît l'importance des recettes fiscales pour financer les services publics, mais affirme que taxer les gains entrepreneuriaux au même taux que le revenu régulier découragerait la création d'entreprises. En plus d’appeler au maintien de l’allégement, les signataires demandent à Reeves de rétablir la limite à vie à 10 millions de livres sterling, qui a été réduite à 1 million de livres sterling en 2020 par le chancelier de l’époque, Rishi Sunak.

Points de vue contradictoires sur le relief

Alors que les signataires soulignent l'importance de l'allégement pour encourager la prise de risque et l'innovation des entreprises, les critiques soutiennent qu'il est mal ciblé. La Resolution Foundation, un groupe de réflexion de gauche, et l’Institute for Fiscal Studies ont tous deux appelé à l’abandon de cette aide, invoquant des inquiétudes quant à son coût et à son efficacité. Cet allègement a été qualifié de « pire allègement fiscal de Grande-Bretagne » par certains experts, arguant qu'il profite de manière disproportionnée aux individus les plus riches sans stimuler suffisamment la croissance économique.

Cependant, les entrepreneurs soutiennent que la suppression ou la limitation de l’allégement nuirait non seulement aux fondateurs de premier plan, mais aussi aux propriétaires d’entreprise ordinaires tels que les restaurateurs, les mécaniciens et les designers, qui comptent sur cet allégement pour les inciter à franchir le pas financier nécessaire au lancement d’une entreprise.

Préoccupations de la Fédération des petites entreprises

La Fédération des petites entreprises (FSB) a fait écho à ces préoccupations, avertissant qu'augmenter les impôts des entrepreneurs lorsqu'ils vendent leur entreprise étoufferait la création d'entreprises et l'innovation. Tina McKenzie, présidente politique du FSB, a souligné que de nombreux entrepreneurs investissent toutes leurs économies dans leurs entreprises, ce qui les rend vulnérables s'ils ne peuvent pas obtenir une vente équitable. McKenzie a souligné que la suppression de l'allégement pourrait décourager les gens de démarrer de nouvelles entreprises et de prendre les risques nécessaires à la croissance économique.

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