Shein promeut un lavage d'image après les sanctions d'un million de dollars en Europe

Shein promeut un lavage d'image après les sanctions d'un million de dollars en Europe

La guerre entre Shein et l'Europe continue. Après les dernières sanctions d'un million de dollars imposées par différents pays d'Europe, l'entreprise chinoise renforce son gouvernement pour « redorer son image » aux yeux de l'Union européenne et des pays qui en font partie.

Dans cette campagne visant à s'adapter aux normes européennes et à convaincre l'UE de son bon travail, Shein créera un « Comité d'intégrité des entreprises ». L’objectif sera de connecter les équipes de conformité, de gouvernance et d’affaires extérieures. C'est-à-dire que l'entreprise chinoise a créé un département spécialisé dans la vérification du respect des exigences de qualité exigées par les pays où elle opère, tout en assurant l'intégrité commerciale et morale d'une entreprise particulièrement critiquée dans l'Union européenne et aux États-Unis.



Par ailleurs, l'une des fonctions de ce nouveau groupe d'intégrité sera de renforcer les contrôles de qualité et d'augmenter les audits internes, pour garantir son bon fonctionnement et renforcer la « discipline ». Les contrôles commenceront à être effectués aux États-Unis (marché fortement touché par la croisade de Donald Trump contre les plateformes chinoises), au Canada, au Brésil et au Mexique.

Comme l'explique Reuters, c'est le président exécutif du groupe, Donald Tang, qui a annoncé la création dudit groupe aux investisseurs. Cette décision est une réponse aux amendes que l'entreprise chinoise a récemment reçues de divers pays européens, après avoir été accusée de violations de la confidentialité des données, d'application de fausses réductions et de atteinte à l'environnement. Il y a quelques mois, Shein a annoncé qu'elle allait également intensifier les tests de sécurité de ses produits, pour « satisfaire » les souhaits de l'UE.

L'approche de l'Europe pour justifier cette guerre particulière contre Shein est que son expansion rapide, grâce à un modèle économique révolutionnaire, s'est accompagnée d'une longue liste de non-conformités réglementaires sur ses marchés.

Shein risque une amende d'un million de dollars

Ces derniers mois, l'Union européenne et divers pays membres de l'institution ont menacé le groupe chinois d'imposer des amendes d'un million de dollars pour ses activités. C'étaient de simples menaces… jusqu'à présent.

Il y a un mois, la France a condamné Shein à une amende de 150 millions d'euros par l'autorité de protection des données (CNIL) pour utilisation abusive de cookies : l'entreprise a continué à installer des cookies de suivi même lorsque les utilisateurs avaient refusé leur utilisation, en violation des règles du règlement général sur la protection des données.

A cette sanction s'ajoutent deux autres. D'un côté, un autre de l'Agence française de la concurrence, qui a infligé une amende de 40 millions d'euros pour pratiques trompeuses en matière de remises. Cette organisation a détecté que de nombreuses remises supposées n'étaient pas réelles (dans certains cas, il n'y avait pas de réduction de prix, dans d'autres, le prix avait été gonflé au préalable, etc.).

Enfin, en Italie, Shein a été condamnée à une amende d'un million d'euros pour « greenwashing » : après avoir été accusée d'avoir formulé des allégations environnementales trompeuses ou vagues concernant l'impact écologique de ses produits.

La Chine allume son lobby à Bruxelles

Dans ce contexte de confrontation entre l'Union européenne et les plateformes chinoises, Shein est contraint de déclencher son activité de lobbying à Bruxelles, dans le but de justifier son activité, de « nettoyer son image » et de tenter de parvenir à des accords qui normalisent la situation controversée des Chinois dans l'UE.

Parmi les trois géants chinois (Shein, AliExpress et Temu), le plus intéressé à promouvoir son travail à Bruxelles est Shein, puisque jusqu'à présent cette année, il a participé à quatre réunions directes avec la Commission européenne, étant le plus actif ; De plus, c'est celui qui compte le plus de personnes accréditées pour accéder aux bâtiments du Parlement européen.





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