Meurtre de Karen Carter : une femme de 70 ans fait l’objet d’une enquête formelle en Dordogne
Mme Carter a été poignardée huit fois devant son domicile en 2025
Une femme de 70 ans a été mise en examen pour le meurtre de la Britannique Karen Carter, poignardée à mort devant son domicile à Trémolat (Dordogne) en avril 2025.
Le parquet de Périgueux a confirmé le 22 juillet que l’habitant de Trémolat avait été mis en examen (mise en examen) pour meurtre avec préméditation le 2 juillet.
En droit français, la mise en examen signifie qu’un juge d’instruction a trouvé des indices suffisants permettant de penser qu’un suspect pourrait avoir été impliqué dans une infraction, permettant ainsi de poursuivre l’information judiciaire.
Cela n’équivaut pas à être inculpé dans les systèmes juridiques britannique ou américain et n’implique pas de culpabilité. Elle a été placée sous contrôle judiciaire le temps que l’enquête se poursuive.
Mme Carter, 65 ans, a été retrouvée grièvement blessée devant son domicile le 29 avril 2025, après avoir été poignardée à huit reprises.
Elle avait passé la soirée à une dégustation de vin organisée par son nouveau partenaire et avait été agressée quelques minutes après son retour chez elle. Après être sortie de sa voiture pour emmener son chiot nouvellement adopté à l’intérieur, elle a été poignardée.
Comme La connexion signalé à l’époqueson compagnon découvre son corps et alerte les secours. Il a été placé en garde à vue dans les heures qui ont suivi, en compagnie d’une autre femme qui aurait été impliquée dans une dispute personnelle impliquant Mme Carter. Tous deux ont été libérés sans inculpation.
Les enquêteurs ont également prélevé des échantillons d’ADN sur plusieurs dizaines de personnes, dont des résidents locaux, mais aucun ne correspondait aux éléments récupérés sur les lieux.
Des progrès lents
L’affaire semble au point mort dans les mois qui suivent.
Un an après le meurtre, aucun suspect n’a fait l’objet d’une enquête formelle, les autorités citant les règles françaises en matière de secret judiciaire, qui restreignent ce que les enquêteurs peuvent divulguer pendant qu’une affaire est en cours.
À ce stade, les pistes d’enquête auraient porté sur son partenaire, son ex-mari en Afrique du Sud et une femme qui aurait été écartée en faveur de Mme Carter par son nouveau partenaire.
La femme qui fait actuellement l’objet d’une enquête formelle a été interrogée pendant 48 heures immédiatement après le meurtre avant d’être relâchée après que les enquêteurs ont vérifié ses mouvements à ce moment-là.
Journal local Dordogne Libre rapporte qu’elle aurait eu des sentiments non partagés pour le partenaire de Mme Carter, suggérant un motif possible enraciné dans la jalousie ou la rivalité amoureuse.
Elle et Mme Carter fréquenteraient également le même café communautaire dans le village de 600 habitants.
Confirmant cette évolution, le procureur de Périgueux, Jacques-Edouard Andrault, a indiqué que les éléments recueillis au cours de l’information judiciaire depuis le premier interrogatoire de la suspecte avaient conduit le juge d’instruction à la mettre en examen.
L’enquête judiciaire est toujours en cours et on ne sait pas encore quand un procès pourrait avoir lieu.
