Le soutien à l’islam radical augmente parmi les jeunes musulmans français

Le soutien à l’islam radical augmente parmi les jeunes musulmans français

La patrie de la laïcité tremble devant l’avancée de l’islamisme parmi les Français musulmans. Dans une enquête de la société IFOP pour le « Comité laïc de la République » (CLR), publiée par l’hebdomadaire « Marianne », 57 % des musulmans de moins de 25 ans considèrent que la charia, la loi islamique, est au-dessus des lois républicaines.

D’autres chiffres de la même enquête témoignent de la montée de l’islamisme au sein de l’ensemble de la communauté musulmane française :



  • La fréquentation des mosquées est passée de 7 % à 40 % depuis 1989.
  • Strict respect du Ramadan, de 51% à 83%
  • Sympathie pour l’Islam, 42%
  • Le soutien à l’islam violent, de 19 % en 1998 à 33 % aujourd’hui
  • En 2002, seulement 16 % des femmes musulmanes portaient le hijab ou le niqab ; aujourd’hui ils sont 45%
  • 57 % des Françaises musulmanes sont contre le contact avec des personnes de sexe opposé dans les piscines ou dans les centres de santé ; 45% d’hommes.

Ces chiffres ne peuvent que surprendre ceux qui ont fait l’autruche au cours des quatre dernières décennies. Différents ouvrages et rapports de spécialistes annoncent depuis des années une radicalisation de la population musulmane française. Les signaux d’alarme des défenseurs de la laïcité ou, tout simplement, des lois républicaines et de la Constitution française, ont été éteints par la politique officielle et vilipendés pour avoir « joué à l’extrême droite », au « racisme » et à la « xénophobie » par un système médiatique culturel aux mains de la gauche depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à tout récemment. Dans le même temps, l’immigration massive et incontrôlée en provenance de pays de culture arabo-musulmane, bien travaillée de l’intérieur par le salafisme et l’organisation des « Frères musulmans », a contribué à une radicalisation des positions que l’école publique n’a pas su arrêter et que le clientélisme politique n’a pas voulu prendre en compte.

Alerte dans les écoles publiques : boycott de l’hommage aux victimes du 11M

Concernant l’enseignement public, déjà en 2004, l’inspecteur général de l’éducation nationale, Jean-Pierre Obin, alertait : « Certains élèves, même étant français, se considèrent comme étrangers et revendiquent leur identité musulmane. » Le « Rapport Obin » reprend les réactions de rejet vécues dans certaines écoles françaises à l’hommage aux victimes des attentats du 11 septembre à New York et du 11 mars 2004 à Madrid. Il faut ajouter aujourd’hui non seulement le boycott de la minute de silence, mais aussi la joie ressentie dans certains quartiers après les attentats islamistes de janvier et novembre 2015 sur le sol français.

Après les assassinats des enseignants Samuel Paty (octobre 2020) et Bernard (octobre 2023) aux mains de jeunes islamistes, rares sont aujourd’hui les enseignants des écoles publiques qui osent – dans certains quartiers – expliquer à leurs élèves, souvent à majorité musulmane, ce qu’est la laïcité et ses conséquences, quand ces mêmes écoliers expliquent l’origine du monde comme l’œuvre d’Allah et érigent un mur avec leurs préceptes religieux contre la science et l’Histoire.

Interviewé par l’hebdomadaire « Le Point », Jean-Pierre Sakoun, président de la CLR, précise ce qu’on entend par laïcité en France : « La laïcité, ce sont les principes constitutionnels et juridiques qui ont des conséquences sur la vie quotidienne des Français. La liberté de la presse, le divorce, la contraception ou la gestion de l’État civil, entre autres, échappent au contrôle de la religion. Ce principe constitue le fondement de l’État laïc. »

Les défenseurs de la laïcité française ont été critiqués et traités péjorativement de « laïcards » ou de « laïcs ». Certains osent même les accuser de provocation envers les musulmans. Pour Sakoun, « ce ne sont pas les laïcs qui remettent en question les principes de liberté, mais ceux qui veulent les éliminer ; il y a une insupportable inversion accusatrice qui présente les laïcs comme les responsables de ce qui se passe dans le pays. L’Autriche, où il n’y a pas de publication comme Charlie Hebdo, ni de laïcité, ni de culpabilité postcoloniale, subit également les attaques de l’islam politique et radical ». Avec les attaques incluses, il faut l’ajouter. Sekoun le dit autrement, citant Aristide Briand, l’un des pères de la loi de 1905 qui sépare l’État français de toute religion : « Personne n’a tué en France au cri d’Aristide Briand Akbar ».

Bataille culturelle contre l’Islam

Il y a une semaine, le journalLe Figaro » s’est demandé Gilles Kepel, l’un des meilleurs spécialistes français de l’islam, si l’islamisme était en train de gagner la bataille culturelle en France. Kepel a répondu ainsi : « Ce qui me choque le plus, c’est la manière dont le wokisme – l’idéologie dominante dans notre université – a légitimé l’islamisme politique sans aucune distance critique. Cela s’explique aussi par la bonne conscience des enfants de la bourgeoisie du baby-boom, pour qui la figure messianique de l’immigré a remplacé celle du prolétaire d’antan. »

Le énième exemple de la poussée des islamistes contre les lois républicaines s’est produit il y a deux semaines, lorsqu’un groupe de filles de moins de douze ans portant le voile islamique est apparu parmi le public assistant aux débats à l’Assemblée nationale. Une provocation de plus qui n’a été défendue, comme à son habitude, que par l’extrême gauche de « La France Insoumise », le parti de Jean-Luc Melenchón, et les écologistes, qui confondent le vert de l’Islam avec la couleur de son logo.

Melenchón est passé du statut de fervent défenseur de la laïcité à celui de plus haut représentant de l’islamo-gauchisme, cette nouvelle idéologie qui se développe parallèlement à la démographie musulmane en France. En 2010, le grand prêtre de LFI considérait que le voile islamique était « une pratique répugnante et obscène » et que les femmes qui le portaient « se stigmatisaient ».

La conversion de Melenchón : le prophète et le prolétaire

Melenchón a pris un tournant tout aussi important en ce qui concerne le terme « islamophobie » : « Je défends l’idée d’avoir le droit de ne pas aimer l’Islam, et cela fait partie de nos libertés », a-t-il déclaré il y a des années. Aujourd’hui, « l’islamophobie », ce droit de pouvoir critiquer une religion, est tabou dans une partie de l’Occident grâce aux innombrables imbéciles utiles de l’islamisme.

Peut-être pas si stupide s’il s’agit de capter le soi-disant « vote musulman ». La « conversion » de Malenchón s’explique par son besoin de s’attirer le soutien électoral des Français musulmans. Privée du soutien des ouvriers, des chômeurs, des petits commerçants et des habitants de la « France périphérique », la « France insoumise » joue tout sur la carte musulmane. Et avec succès. Avec le soutien d’une partie de la bourgeoisie universitaire et urbaine, Melenchón a remporté 69 % des électeurs musulmans au premier tour de l’élection présidentielle de 2022.

Suivant les conseils du Trotsky britannique Chris Hartman, qui a publié en 1994 le livre « Le Prophète et le prolétariat », l’extrême gauche française s’est livrée au prophète, en l’absence du vote du prolétariat. Et cela à tel point que l’antijudaïsme surfe sans vergogne sur la vague terroriste du Hamas, après le pogrom du 8 octobre 2023 et la guerre qui a suivi à Gaza. Un tribunal français a statué il y a quelques jours que considérer « La France Insoumise » comme « passionnément antisémite » ne constituait pas un crime. L’auteur de cette déclaration est le philosophe et écrivain Raphael Enthoven.

Le député conservateur Claude Malhuret, l’un des rares à réussir à tenir éveillés les parlementaires à l’Assemblée par ses interventions, en a inventé une autre non moins vraie : « Pauvre extrême gauche, dont l’histoire se résumera en une chose, un siècle mangeant des curés pour finir par lécher les bottes des mollahs. »





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