Entrada al museo del Louvre de París, Francia - Europa Press / Vincent Isore

Le quatrième membre du vol des bijoux du Louvre arrêté en France

Les autorités françaises ont confirmé ce mardi l’arrestation du quatrième membre présumé du commando ayant commis le vol de bijoux au musée du Louvre le 19 octobre. L’arrestation a eu lieu dans la matinée à Laval (Loire), bien que le suspect – un homme avec un casier judiciaire – soit actuellement en garde à vue à Paris accusé de vol en bande organisée et association de malfaiteurs.

Sa capture coïncide avec d’autres arrestations connexes : trois autres suspects, un homme et deux femmes âgés de 31 et 40 ans, ont également été arrêtés, élargissant ainsi le réseau des personnes enquêtées. Le parquet de Paris soutient qu’ils étaient collaborateurs ou complices du groupe principal, dont le noyau avait été partiellement identifié les semaines précédentes.



Les autorités traquaient le dernier fugitif depuis plus d’un mois. Selon des sources proches de l’enquête, cet homme aurait fait office de gardien sur la façade de la Seine, couvrant l’accès au musée par une plate-forme mobile permettant de rejoindre la galerie d’Apollon, où se trouvaient les joyaux napoléoniens. Après l’arrivée du commando, il se serait enfui à bord d’une des deux motos TMax utilisées dans l’opération, reconstituées grâce aux images des caméras de surveillance des rues et autoroutes.

Cette arrestation s’ajoute à celles d’Abdoulaye N., alias Doudou Cross Bitume, dont l’ADN figurait sur des vitrines fracturées et des objets abandonnés ; un complice algérien arrêté alors qu’il tentait de rentrer dans son pays ; et un troisième suspect avec onze condamnations antérieures, arrêté le 29 octobre. Tous, habitants d’Aubervilliers et de Seine-Saint-Denis, forment un groupe que la procureure de Paris, Laure Beccuau, qualifie de « criminels locaux qui dégénèrent rapidement en délits graves, bien qu’ils ne fassent pas partie des structures du crime organisé ».

Les bijoux volés – huit pièces historiques liées à Napoléon, à l’impératrice Eugénie et à plusieurs reines de France – sont évalués à 88 millions d’euros. La police craint qu’ils aient été démantelés pour faciliter la vente clandestine de leurs pierres précieuses : 8 700 diamants, 34 saphirs, 38 émeraudes et plus de 200 perles. Sa localisation reste la plus grande énigme de l’affaire.

Face au risque de nouvelles tentatives de vol, le Louvre a décidé de transférer certains de ses joyaux les plus précieux à la Banque de France, dont le coffre-fort, situé à 27 mètres sous terre et à seulement 500 mètres du musée, garde également les réserves d’or du pays.





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