La France enregistre plus de 90 cas de maladies transmises par les moustiques en mai

Toutes les infections étaient liées à des voyages à l’étranger

Les autorités sanitaires appellent les médecins et le public à rester vigilants

Les services de santé français ont mis en garde la population après qu’un total de 92 cas importés de maladies transmises par les moustiques (chikungunya, dengue et Zika) ont été enregistrés en France métropolitaine ce mois-ci.

Les chiffres de Santé publique France concernaient les nouvelles infections du 1er au 25 mai, tous les cas étant liés à des voyages à l’étranger.

Les 92 cas confirmés en mai comprennent 79 cas de dengue, 12 cas de chikungunya et un cas de maladie à virus Zika.

Les autorités sanitaires ont noté que la dengue reste de loin l’infection importée la plus fréquemment au début de la saison des moustiques.

Le risque est surveillé de près car le moustique vecteur, Aedes albopictus (dit moustique tigre), est désormais implanté dans 83 départements français et est actif de mai à novembre.

Bien qu’aucun cas transmis localement n’ait été signalé en mai, le nombre élevé d’infections importées dans le pays depuis l’étranger inquiète les autorités.

C’est en effet ainsi que ces maladies – appelées arbovirus – se propagent localement, lorsqu’un moustique tigre pique une personne infectée revenue de l’étranger et la transmet ensuite en piquant une autre personne.

Selon le bulletin, les cas de dengue étaient principalement liés à des voyages dans les territoires d’outre-mer et les régions tropicales, notamment la Martinique, la Guadeloupe, l’océan Indien, l’Afrique et certaines parties de l’Asie.

Des cas de chikungunya étaient liés notamment à Mayotte, Madagascar, Maurice, La Réunion et la Guyane.

Le seul cas de Zika était lié à un voyage au Sénégal.

Les autorités sanitaires exhortent les médecins et le public à rester vigilants pendant la saison des moustiques.

Les symptômes de ces infections peuvent inclure une fièvre soudaine, des maux de tête, des douleurs musculaires ou articulaires, de la fatigue, des nausées et parfois des éruptions cutanées.

Toute personne revenant d’une zone à risque et développant des symptômes doit :

  • consulter un médecin rapidement

  • mentionner l’historique de voyage récent

  • éviter l’automédication avec de l’aspirine ou des anti-inflammatoires, sauf avis contraire d’un médecin

  • suivre les conseils médicaux pour les tests

Il est demandé aux médecins de tester la dengue, le chikungunya et le Zika lorsque les symptômes sont compatibles, même si le patient n’a pas clairement voyagé récemment.

Une fois diagnostiqués, les cas doit être signalé aux autorités sanitaires.

Ce système permet d’éviter l’établissement de chaînes de transmission locales.

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