Cultiver cette espèce de berce du Caucase pourrait vous valoir une lourde amende en France

Il est interdit aux propriétaires de planter ou de détenir cette espèce envahissante en France

La berce du Caucase peut atteindre 3 à 3,5 mètres de haut, formant de grands capitules blancs en forme de parapluie et produisant des milliers de graines par plante.

Cultiver, vendre ou introduire certaines plantes exotiques en France peut entraîner de graves problèmes juridiques pour les propriétaires.

L’un des exemples les plus frappants est celui de la berce de Sosnowski, une grande plante à fleurs qui, bien que d’apparence impressionnante, est étroitement réglementée en France et dans l’UE.

Originaire de la région du Caucase, la berce du Caucase atteint des proportions épiques, atteignant entre 3 et 3,5 mètres de haut dans certaines régions d’Europe.

La berce du Caucase a été introduite dans l’ex-Union soviétique comme culture potentielle pour nourrir le bétail avant de devenir connue pour sa nature invasive et ses risques pour la santé.

À l’époque, les scientifiques recherchaient une culture à croissance rapide et à haut rendement qui pourrait être utilisée pour nourrir le bétail. La botaniste soviétique Ida Panovna Mandenova a été la première à décrire la sous-espèce de berce du Caucase, en la nommant en l’honneur de son professeur.

Cependant, sa croissance agressive et sa capacité de reproduction sont rapidement devenues un problème pour les Soviétiques. Chaque plante peut produire des milliers de graines et, une fois établie en dehors d’un environnement contrôlé, elle se propage rapidement dans la nature.

Le statut de l’usine en France aujourd’hui

La plante est désormais considérée comme une espèce exotique envahissante à haut risque et est couverte par les réglementations nationales et européennes en matière de prévention et de contrôle.

En France, la berce de Sosnowski est interdite depuis 2018 en vertu des règles visant à empêcher la propagation d’espèces exotiques envahissantes. Il est illégal de le vendre, de le transporter, de le cultiver, de le posséder ou de l’introduire délibérément dans le milieu naturel.

En pratique, cela signifie qu’il ne doit pas être trouvé dans les jardineries ni intentionnellement planté dans des jardins privés.

Bien que non considérée comme établie en France, l’espèce est surveillée en raison de son comportement invasif dans d’autres pays européens. S’ils sont trouvés, c’est généralement le long des berges des rivières, des routes et d’autres terrains vagues.

Pourquoi est-il interdit en France ?

Il existe environ 70 espèces connues de berce du Caucase dans le monde, dont beaucoup sont nocives pour la santé humaine et l’environnement. La berce de Sosnowski est considérée comme l’une des pires.

Il se propage rapidement et peut former des colonies denses qui supplantent les plantes indigènes. Le CDR-EEE (Centre de ressources français sur les espèces exotiques envahissantes) affirme que ses grandes feuilles peuvent capter jusqu’à 80 % de la lumière solaire disponible, empêchant ainsi la croissance d’autres plantes et réduisant la biodiversité. Au fil du temps, cela peut également affaiblir la stabilité du sol.

La sève de la plante contient également des substances toxiques appelées furanocoumarines. Si la sève entre en contact avec la peau et est ensuite exposée au soleil, elle peut provoquer de graves brûlures, des ampoules et des réactions cutanées douloureuses qui peuvent prendre des semaines à guérir.

Il est fortement déconseillé aux jardiniers de manipuler la plante directement. Le couper, le tirer ou le tondre sans protection adéquate peut augmenter l’exposition à sa sève toxique. Les observations suspectées doivent être signalées aux autorités environnementales locales ou aux services municipaux, formés pour gérer les espèces envahissantes en toute sécurité.

En raison de sa classification au titre des lois françaises et européennes sur les espèces envahissantes, la plantation ou la détention délibérée de cette espèce est illégale.

Les propriétaires qui ne respecteraient pas ces règles s’exposent à de lourdes sanctions en vertu du Code de l’environnement, allant jusqu’à 150 000 € d’amende et jusqu’à trois ans de prison, notamment si la plante est introduite intentionnellement ou se propage dans le milieu naturel.

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