Où sont les centrales nucléaires françaises et combien sont hors service en raison de la sécheresse ou de la canicule ?

Des températures élevées et de faibles niveaux d’eau peuvent forcer les réacteurs à réduire leur production ou à s’arrêter.

Golfech a temporairement arrêté un réacteur

La France dispose de nombreuses centrales électriques réparties dans tout le pays qui lui fournissent de l’électricité, mais les températures chaudes et les sécheresses peuvent affecter certaines centrales car elles ont besoin de grandes quantités d’eau pour leur refroidissement.

Au total, la France compte 57 réacteurs répartis sur 19 sites, mais au 19 août, seuls 39 d’entre eux étaient en fonctionnement. Parmi ceux en service, 11 travaillaient à puissance réduite.

Dix-huit autres réacteurs ont été complètement arrêtés. Toutefois, la plupart de ces pannes étaient dues à des opérations de maintenance ou de ravitaillement planifiées et non directement connecté à la canicule ou sécheresse.

Où sont les centrales nucléaires françaises ?

celui de la France les centrales nucléaires sont réparties dans tout le pays:

  • Hauts-de-France : Gravelines

  • Normandie : Flamanville, Paluel et Penly

  • Grand Est : Chooz, Cattenom et Nogent-sur-Seine

  • Centre-Val de Loire : Belleville-sur-Loire, Dampierre, Chinon et Saint-Laurent-des-Eaux

  • Nouvelle-Aquitaine : Blayais et Civaux

  • Occitanie : Golfech

  • Auvergne-Rhône-Alpes : Bugey, Saint-Alban, Cruas-Meysse et Tricastin

De nombreuses centrales se trouvent au bord de rivières car l’eau est nécessaire au refroidissement des réacteurs et de leurs systèmes associés.

Comment la chaleur affecte-t-elle une centrale nucléaire ?

En période de canicule, l’eau des rivières peut devenir trop chaude. Les centrales nucléaires utilisent l’eau des rivières pour se refroidir et rejettent de l’eau plus chaude dans la rivière. Si la rivière atteint sa limite de température environnementale, EDF pourrait être amené à réduire la puissance d’un réacteur ou à l’arrêter temporairement pour éviter de chauffer davantage l’eau et de nuire à la vie aquatique.

La sécheresse peut aggraver la situation. Des niveaux d’eau plus bas signifient moins d’eau pour absorber et diluer la chaleur rejetée par l’usine, augmentant ainsi le risque de restrictions environnementales.

EDF a confirmé cet été des réductions de production liées aux intempéries dans les usines du Bugey, du Tricastin et de Golfech.

Au Bugey et au Tricastin, les réacteurs ont été temporairement arrêtés ou exploités à puissance réduite en raison de la température élevée de l’eau. À Golfech, un réacteur a également été temporairement arrêté alors que la Garonne devait atteindre sa température limite réglementaire.

Il est important de noter que ces mesures constituent des précautions environnementales et ne constituent pas une indication que les réacteurs ne sont pas sûrs.

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