TotalEnergies maintiendra le plafonnement des prix des carburants dans les stations rurales en France
Environ 1 000 stations continueront à fonctionner sous le plafond diesel de 2,09 €
Le directeur général de Total Energies, Patrick Pouyanné, a annoncé qu’il continuerait à appliquer un plafonnement des prix des carburants dans des milliers de stations-service en France et notamment dans les zones rurales.
Il a expliqué que cette politique reste nécessaire alors que les prix du carburant continuent de s’ajuster de manière inégale à travers le pays.
« La bonne nouvelle est que si seulement 1 000 stations ont besoin du plafond, cela signifie que 2 300 stations afficheront déjà un prix inférieur », a-t-il déclaré lors d’un discours à l’Assemblée nationale le 17 juin, ajoutant que la société n’augmenterait pas les prix tant que les niveaux du marché continueraient de baisser.
Il a indiqué qu’environ 2 000 stations bénéficient toujours du plafond d’essence de 1,99 € par litre de l’entreprise, tandis qu’environ 1 000 stations restent couvertes par un plafond de 2,09 € par litre de diesel. Dans le même temps, environ 2 300 stations vendent déjà du diesel en dessous du niveau plafonné, alors que les prix du marché baissent.
M. Pouyanné a déclaré que les stations plafonnées restantes se trouvent souvent dans des zones rurales, où les coûts logistiques sont plus élevés et où les ajustements de prix ont tendance à prendre du retard par rapport aux zones urbaines.
« Il existe encore 1 000 stations, et ce sont souvent des stations rurales qui profitent en premier lieu de ces politiques de plafonnement des prix car leurs coûts d’approvisionnement sont les plus élevés », a-t-il déclaré.
L’une des raisons pour lesquelles les stations rurales mettent peut-être plus de temps à bénéficier pleinement de la baisse des prix de gros est qu’elles ont rempli les réservoirs de stockage lorsque les prix étaient plus élevés et ne reconstitueront leurs stocks que progressivement à moindre coût.
Cela crée souvent un décalage temporaire entre la baisse des prix de gros et la baisse des prix de détail à la pompe.
M. Pouyanné a également averti que les marchés mondiaux des carburants restent affectés par les dommages causés aux infrastructures de raffinage et de transport au Moyen-Orient.
Il a déclaré que la reconstruction d’installations telles que des raffineries et des usines de liquéfaction de gaz prendrait du temps, notant que la raffinerie de TotalEnergies en Arabie Saoudite, exploitée avec Aramco, nécessiterait environ six mois de travaux de réparation.
Les prix du carburant continuent de baisser
Les prix des carburants en France sont tombés à leur plus bas niveau depuis fin févrierselon les données du gouvernement, alors que les marchés pétroliers mondiaux se détendent suite à la réduction des tensions géopolitiques.
Le diesel coûte désormais en moyenne un peu moins de 1,90 € le litre, soit une baisse de plus de 10 centimes en une semaine et environ 40 centimes de moins que le pic enregistré en avril.
Le gouvernement prudent sur le calendrier
Le président Emmanuel Macron a exprimé un optimisme prudent que de nouvelles baisses pourraient suivre à mesure que les marchés pétroliers mondiaux se stabilisent, mais a averti qu’il faudra peut-être plusieurs semaines avant que les prix à la pompe baissent.
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a également déclaré que même si les prix évoluent dans la bonne direction, « encore un peu de temps » est nécessaire avant qu’ils ne reviennent aux niveaux d’avant la crise, même si la tendance à la baisse se poursuit.
