TotalEnergies prolonge le plafond des carburants en France jusqu’en juin

Les conducteurs bénéficieront du plafond actuel dans toutes les gares pendant au moins un mois supplémentaire

Le géant des stations-service proposera de nouvelles baisses de prix du diesel à l’occasion de la fête des mères et de la fête des pères.

Le géant français des stations-service TotalEnergies prolongera son plafond de carburant actuel jusqu’en juin, a annoncé la société.

Tous les conducteurs pourront bénéficier d’un plafond de 1,99 € par litre d’essence et 2,25 € par litre de diesel dans n’importe quelle station-service TotalEnergies jusqu’au 30 juin.

Toutefois, les week-ends de la fête des mères (30 et 31 mai) et de la fête des pères (20 et 21 juin), un plafond supplémentaire sera mis en place, réduisant le coût du diesel à 2,09 € le litre.

Cela reflète les réductions supplémentaires proposées en mai pendant les week-ends fériés.

Les conducteurs disposant d’un contrat gaz ou électricité avec TotalEnergies bénéficient d’un plafond forfaitaire de 1,99 € le litre sur tous les carburants.

Le plafond est désormais globalement plus avantageux pour les conducteurs de véhicules essence, le prix moyen du litre d’essence en France étant désormais supérieur à 2 € (environ 2,13 € pour le SP98, et 2,09 € pour le SP95).

En revanche, les prix moyens du diesel (essence) sont d’environ 2,11 € le litre, soit moins cher que le plafond entrant.

Lors des week-ends promotionnels de mai, au cours desquels TotalEnergies a mis en place un système de bouchon de carburant supplémentaire, l’entreprise a augmenté sa part de marché d’environ 30 %.

Cependant, les conducteurs utilisent leur voiture environ 15 % moins en raison des coûts de carburant plus élevés.

Plus tôt cette semaine, le gouvernement a annoncé une aide au carburant pour les conducteurs à kilométrage élevé.

Combien de temps durera le plafond ?

Le bouchon du réservoir de carburant a été introduit pour la première fois en avril, mais on ne sait pas combien de temps il continuera.

Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, avait déjà menacé d’annuler le projet, suite à des critiques sur les bénéfices de l’entreprise jusqu’à présent cette année.

Quoi qu’il en soit, il ne sait pas non plus combien de temps le projet pourra durer, si le détroit ou Ormuz restent bloqués.

« Il n’y aura pas de pénurie en France. Mais il y a une bataille de volumes sur un marché qui ne produit plus que 90 millions de barils par jour au lieu de 100. Et cette bataille fait monter les prix, qui sont le prix de la sécurité d’approvisionnement », a-t-il déclaré au Figaro.

« Mais cette ‘pas de pénurie’ aura un prix, soyons clairs », a-t-il ajouté.

« Nous sommes aux limites du possible : nous ne pouvons pas consommer durablement 10 à 12 millions de barils par jour à partir de stocks qui ont déjà diminué d’un milliard de barils depuis le début du conflit. »

« Dans ce nouveau monde, il y a une pénurie de pétrole, ce qui crée d’immenses tensions qui se reflètent dans les prix, car nous devons partager une ressource « insuffisante ». »

TotalEnergies est résilient face aux problèmes économiques actuels auxquels sont confrontés de nombreux autres fournisseurs grâce à la diversification récente de ses chaînes d’approvisionnement, a déclaré M. Pouyanné.

« En dix ans, nous avons abaissé le seuil de rentabilité de l’entreprise de 80 dollars le baril à 25 dollars. Gérer une entreprise de matières premières, c’est avant tout cela : être capable de résister aux baisses de marché et d’en tirer parti lorsqu’ils sont haussiers. C’est une entreprise considérable », a-t-il déclaré.

Il a toutefois ajouté que le pétrole « ne tombe pas du ciel » et que l’entreprise doit envisager des stratégies à long terme.

Cela implique notamment de garantir que les raffineries françaises reçoivent les biens dont elles ont besoin pour produire des carburants clés – y compris le kérosène – au niveau national.

« Je suis heureux d’apprendre qu’en France, la valeur d’une grande société pétrolière et gazière française est en train d’être redécouverte », a-t-il ajouté, même s’il a déclaré que les appels à nationaliser l’industrie n’étaient pas sensés.

« Cela fait trois ans que notre activité de raffinage est déficitaire. Si l’idée est de la nationaliser lorsqu’elle est rentable et de privatiser les pertes, j’ai peur que cela ne marche pas. »

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