Tchin tchin, santé, contact visuel : les mots et rituels des apéros français

D’une phrase en mandarin aux croyances médiévales, retour sur l’histoire de cette tradition du soir

Diriez-vous ‘tchin tchin’ ou ‘santé‘?

Français apéro sont une tradition de longue date dans laquelle des amis se réunissent pour partager un verre (généralement alcoolisé) et des collations en fin d’après-midi ou en début de soirée. Cette occasion vient également avec son propre ensemble de rituels et de vocabulaire.

Ici, nous examinons certains d’entre eux, de ‘tchin tchin‘ à ‘santé» au contact visuel obligatoire en trinquant avec les verres, expliquant d’où ils viennent et pourquoi ils sont toujours d’actualité aujourd’hui.

‘Tchin tchin’ et ‘santé’

Comme certains anglophones, les Français ont aussi tendance à dire «tchin tchin » lorsqu’ils trinquent autour d’un verre d’alcool.

La tradition remonte à 1900, lorsque des soldats français stationnés à Guangzhou, en Chine, remarquèrent que les Chinois disaient : «tsing tsing » en guise de toast avant de boire de l’alcool.

Les militaires rapportèrent avec eux cette coutume en France et elle se répandit rapidement, même si elle est aujourd’hui rarement utilisée en Chine.

Le dicton signifie en fait « s’il vous plaît, soyez mon invité » en chinois et est utilisé comme salutation dans la région de Canton en Chine, selon le Centre national de ressources textuelles et lexicalesorganisme français qui publie des données et informations linguistiques en ligne.

L’équivalent chinois du français ‘tchin tchin‘ est ‘Ganbei‘.

Certains disent que le terme «tchin tchin » est associé au bruit des verres qui s’entrechoquent, mais aucun historien ou ouvrage n’a suggéré ou soutenu cette affirmation.

Les Français utilisent parfois ‘santé‘, un terme né au Moyen Âge, à l’époque où les gens pensaient que l’alcool avait des effets bénéfiques sur la santé et nettoyait le corps.

Craintes d’empoisonnement

Passons maintenant à l’action de trinquer en s’exclamant « tchin tchin‘ ou ‘santé.’

La tradition remonte, encore une fois, au Moyen Âge.

Les gens frappaient alors leurs tasses avec plus de force – car les chopes étaient beaucoup plus grandes et fabriquées en bois pour pouvoir supporter de fortes collisions – pour éclabousser un peu de boisson sur celle de leur compagnon en cas d’empoisonnement.

De même, les gens regardaient dans les yeux les personnes en face d’eux comme une promesse honnête que, si la boisson était empoisonnée, ils n’en étaient pas le coupable.

Les personnes qui hésiteraient à regarder leur partenaire de boisson, peut-être pour vérifier que rien de leur boisson n’a éclaboussé leur tasse, seraient automatiquement soupçonnées d’avoir empoisonné le liquide.

Semblable à la peur de l’empoisonnement, mais sans rapport avec l’alcool dans ce cas, était l’obligation de poser les mains sur la table, car les garder hors de vue pourrait suggérer qu’une personne était prête à brandir un poignard ou une épée.

L’importance de la tradition du regard fixe a changé depuis cette époque et les gens ne trinquent plus autant dans leurs verres.

Aujourd’hui, les Français regardent leur compagnon dans les yeux de peur de vivre – s’ils ne le font pas – sept années de mauvaises relations sexuelles.

L’origine de cette superstition est difficile à retracer, mais elle a également été découverte en Espagne.

On pense que « applaudir » avec un verre d’eau crée la même situation difficile.

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