Liste : qui est officiellement candidat à l’élection présidentielle française de 2027 ?

Le maire socialiste est le dernier à annoncer sa candidature, ce qui porte le nombre à 18

De gauche à droite : Gabriel Attal, Jean Luc Mélenchon et Edouard Philippe

Les hommes politiques et les partis de tous bords se préparent pour la campagne pour l’élection présidentielle de 2027 en France.

L’élection devrait se dérouler en avril en deux tours et l’actuel président Emmanuel Macron est dispensé de briguer un troisième mandat consécutif, ce qui signifie que la France est assurée d’avoir un nouveau chef d’État.

Karim Bouamrane, maire socialiste de Saint-Ouen (banlieue parisienne), est le dernier en date à annoncer officiellement sa candidature, portant à 18 le nombre total de candidats confirmés.

Il s’agit notamment des anciens Premiers ministres Gabriel Attal et Edouard Philippe, de l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, du leader d’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon et du membre du Parti socialiste Jérôme Guedj.

Malgré cela, plusieurs exclusions notables subsistent, le Rassemblement National d’extrême droite – en tête des sondages et actuellement sur le point de remporter le premier tour – n’ayant pas encore annoncé de candidat.

Le parti attend de voir si la députée Marine Le Pen verra son interdiction de se présenter à des fonctions politiques annulée à temps pour la campagne.

Le graphique ci-dessous montre tous ceux qui ont officiellement confirmé leur candidature, ceux qui sont attendus et d’autres candidats possibles, ainsi que leur affiliation politique.

Combien de candidats seront présents au premier tour ?

Malgré le nombre élevé de candidats ayant officiellement annoncé leur candidature – et ceux qui ne l’ont pas encore fait – ce nombre sera réduit avant le début d’une grande campagne.

La première série de sélections viendra de l’intérieur des partis, par exemple lorsque les socialistes choisissent un seul candidat pour représenter leur parti.

Plusieurs hommes politiques ont actuellement annoncé leur candidature, mais ils participeront probablement aux primaires aux côtés d’autres candidats du parti, les membres décidant qui devrait représenter le parti.

Les Républicains de droite ont déjà choisi Bruno Retailleau.

Pour rappel, l’élection présidentielle fonctionne selon un système à deux tours.

Si aucun candidat n’obtient la majorité des voix (50 %) au premier tour, un second tour est organisé entre les deux premiers candidats.

Cela permet en théorie aux candidats de tous bords de se présenter au premier tour, à condition qu’ils reçoivent les 500 signatures requises du maire.

Cependant, les alliances entre partis sont possibles et de plus en plus populaires, en particulier entre de larges factions de toutes tendances politiques, car elles augmentent les chances d’un candidat acceptable pour plusieurs groupes de se qualifier pour le second tour.

Les socialistes, les Verts et les communistes ont obtenu de bons résultats lors des élections municipales de mars 2026 après avoir formé une alliance, et pourraient faire de même pour l’élection présidentielle en s’unissant derrière un seul candidat.

Les alliances précédentes entre les trois partis et le parti d’extrême gauche La France Insoumise – exclu car perçu comme trop radical – ont toujours échoué et il est peu probable qu’elles se nouent au premier tour de la campagne.

En effet, plusieurs anciens membres de La France Insoumise ont formé leur propre parti et comptent se présenter en 2027 (même s’ils abandonnent probablement la course ou soutiennent un autre candidat afin de ne pas diviser les voix).

Au centre, Edouard Philippe a obtenu de bons résultats dans les récents sondages et est considéré dans certains cercles comme le deuxième candidat le plus populaire derrière le candidat du Rassemblement National (Marine Le Pen et Jordan Bardella en tête des sondages).

Premier ministre généralement populaire, il s’appuie sur ses références de droite pour tenter de gagner les voix de ces électeurs, tout en restant acceptable pour le centre et certains groupes de centre-gauche.

Gabriel Attal est également populaire, et il reste à voir si les deux vont unir leurs campagnes pour prévenir le risque de division des voix.

A droite, les Républicains devraient présenter leur propre candidat et ne conclure aucune alliance.

Des groupes d’extrême droite tels que l’Union des droites pour la République d’Eric Ciotti soutiendront probablement le Rassemblement National.

Cependant, d’autres, dont Reconquête et Débout La France, présenteront probablement leurs propres candidats, au moins pour le premier tour, puis soutiendront le Rassemblement National au second (s’ils réussissent comme prévu).

Les groupes marginaux et extrémistes d’extrême droite et d’extrême gauche présentent leurs propres candidats mais peinent à obtenir plus d’environ 1 % des voix.

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