Lecornu démissionne pour rester Premier ministre et éloigne la possibilité d'élections en France

Lecornu démissionne pour rester Premier ministre et éloigne la possibilité d'élections en France

Si les Français attendaient une solution à la crise de la part de leur premier ministre par intérim, Sébastien Lecornu, ils risquent d'être frustrés. La seule chose qui ressort clairement de son interview à la télévision publique, c'est qu'il démissionne définitivement de son poste de chef du gouvernement et laisse la patate chaude au prochain élu d'Emmanuel Macron.

Lecornu n'a pas donné d'informations sur ses conversations avec le président, qui lui avait donné jusqu'à mercredi soir pour trouver une solution au blocus politique que connaît le pays et au vaudeville que vivent les citoyens depuis le week-end dernier, lorsque le gouvernement que Lecornu lui-même avait annoncé quelques heures auparavant a explosé en plein vol.



Le « premier » par intérim a consacré les dernières 48 heures à rechercher un consensus minimum entre les partis pour étudier le budget 2026. En raison de ses réactions à la télévision, sa tâche a été vaine. Lecornu a cependant clairement affirmé qu'il est très difficile de parvenir à des accords avec des hommes politiques ayant l'ambition de se présenter à la présidence en 2027. Ainsi, il semble insinuer que la seule solution serait un gouvernement de techniciens, même si cette décision, comme toutes les autres, dépend du chef de l'État.

Lecornu a déclaré qu'aucun parti ne semble disposé à céder sur ses programmes et n'a pas précisé si à l'avenir la possibilité de suspendre la réforme des retraites serait prise en compte, comme le demande le Parti socialiste. Il s'est en tout cas montré légèrement optimiste quant à la possibilité que le bloc macroniste, la droite traditionnelle et, peut-être, les socialistes, acceptent de discuter du futur budget à l'Assemblée avant le 31 décembre.

Selon les déclarations de Lecornu, Macron dispose de deux jours supplémentaires pour nommer un nouveau Premier ministre et un nouveau gouvernement. Le suspense continue, face à des citoyens lassés d'un jeu politique sans fin.

Pour « La Francia Insumisa », le parti de Jean-Luc Melenchón, la seule solution est la démission du président. Selon Marine Le Pen, à l'extrême opposé, il n'y a pas d'autre solution que la dissolution des caméras : « On censure tout », dit-elle, « la plaisanterie a duré longtemps ».





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