La mairie de Toulouse condamnée à une amende pour des magasins laissant les lumières allumées la nuit

La Ville devient la première collectivité territoriale française à être condamnée à une amende pour non-respect des règles d’éclairage nocturne

36 magasins toulousains ont contrevenu à un arrêté en laissant les lumières allumées la nuit

La ville de Toulouse est devenue la première collectivité territoriale de France à être sanctionnée pour « inaction » face à la pollution lumineuse nocturne excessive des commerces et entreprises locales.

Le tribunal administratif de Toulouse a rendu son jugement en mai, après avoir reçu un témoignage de la branche Occitanie-Pyrénées de France Nature Environnement (FNE), qui a identifié 36 commerces ne respectant pas les règles d’éclairage.

Un arrêté ministériel publié en 2013 et mis à jour en 2018 stipule que l’éclairage intérieur des locaux commerciaux, des vitrines et des espaces d’exposition doit être éteint avant 01h00 ou une heure après la fin de l’utilisation des locaux, la date la plus tardive étant retenue. Les lumières doivent rester éteintes jusqu’à 7h00.

« Il est de la responsabilité du maire de veiller au respect de ces règles, compte tenu des impacts de cette pollution : gaspillage économique, effets sur la santé et la biodiversité », précise la FNE.

En janvier 2023, l’association a adressé un courrier à la mairie demandant que des mises en demeure soient adressées aux commerces ne respectant pas la réglementation. Le groupe n’a jamais reçu de réponse à sa lettre.

« Nous avons été contraints d’engager des poursuites judiciaires. Les nombreux problèmes liés à la pollution lumineuse sont désormais bien documentés et la loi existe pour permettre la prévention. « 

« Il est incompréhensible qu’aujourd’hui encore, autant de maires n’agissent pas sur ce sujet », a déclaré Cécile Argentin, présidente de la FNE Occitanie Pyrénées.

Le tribunal a ordonné à la mairie de mettre en demeure 30 des 36 magasins dans un délai d’un mois et a condamné Toulouse à verser 1 500 € à la FNE. La connexion a contacté la mairie de Toulouse pour un point sur la situation fin juin. « Sur les 36 entreprises initialement concernées, seules trois sont toujours en infraction. Toutes ont été mises en demeure », précise-t-on.

Les commerçants et commerçants disposent désormais de 15 jours pour se conformer à la réglementation et en informer la mairie. S’ils ne le font pas, la mairie peut imposer des sanctions, telles que des amendes journalières (jusqu’à 200 € par jour) ou une amende unique pouvant aller jusqu’à 750 €.

« La police locale utilise désormais la vidéosurveillance pour vérifier que tous les magasins ont éteint leurs lumières », a expliqué la mairie.

« Depuis des années, la ville de Toulouse mène une campagne de longue haleine
sensibiliser les commerçants aux enjeux de la pollution lumineuse (plus de 50 entreprises ont été contactées) », ajoute-t-on.

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