Décès de nageurs dans le sud-ouest de la France : pourquoi les courants de retour sont si dangereux
Les autorités ont conseillé les gens sur la meilleure façon d’éviter d’être entraînés vers la mer.
Après la mort de deux nageurs ce week-end dans le sud-ouest de la France après avoir été pris dans de dangereux contre-courants, et alors que des centaines d’autres ont nécessité des secours d’urgence, des avertissements ont été émis sur les dangers de ces courants.
Les décès sont survenus dans deux incidents distincts survenus dans des zones non surveillées, dimanche 24 mai, avec une femme de 56 ans qui s’est noyée à Lège-Cap-Ferret et un homme de 63 ans à la plage Super Sud de Lacanau.
L’épouse de l’homme a été sauvée de la mer et se rétablit à l’hôpital.
La préfecture a confirmé ces décès dans un communiqué et a déclaré que les conditions étaient particulièrement dangereuses en raison des fortes vagues et des plages surpeuplées.
Qu’est-ce qu’un courant de retour ?
Les courants de retour (appelés baïnes en français) peuvent sembler calmes et chauds, mais devenir rapidement dangereux. Généralement présents en France sur la côte atlantique, ils apparaissent souvent à marée basse, lorsque la mer creuse un passage étroit dans le sable au gré de ses flux et reflux.
À mesure que la marée monte, l’eau est extraite de la dépression de sable dans un canal rapide et étroit qui s’éloigne du rivage. Un nageur pris dans le chenal peut très facilement être entraîné vers la mer par le courant, passant très rapidement des bas-fonds calmes aux eaux profondes. La force du courant signifie que nager à contre-courant est inutile, et même les bons nageurs peuvent s’épuiser très rapidement.
Comment identifier un courant de déchirure
Les courants de retour ne sont pas toujours faciles à voir, mais ils ont tendance à apparaître comme :
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Des « lagunes » d’eau moins profondes et plus calmes sur le rivage
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Une couleur légèrement différente de celle de l’eau qui l’entoure
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Une zone où les vagues semblent atteindre leur « crête » inférieure à celle de la zone qui l’entoure.
Les zones côtières les plus calmes sont souvent les plus dangereuses.
Il est également recommandé de se baigner uniquement sur les plages surveillées par des sauveteurs et lorsque les conditions sont considérées comme sûres.
Comment échapper à un courant de retour
Essayez de ne pas paniquer si vous remarquez que vous êtes entraîné vers la mer, car cela peut vous épuiser.
Si vous vous sentez porté, ignorez l’envie de lutter contre le courant. Au lieu de cela, flottez d’abord sur le dos, puis nagez fortement parallèlement à la plage (plutôt que de nager à contre-courant directement vers le rivage).
Cela vous permettra d’échapper au courant de retour (qui s’éloigne directement du rivage). Une fois hors du courant, vous pourrez alors revenir plus lentement à la nage pour éviter la fatigue.
Sauvetage en cas de canicule
Les décès du week-end surviennent au milieu une période de temps inhabituellement chaud dans le sud-ouest de la France, avec des températures atteignant 30 °C dans certaines parties de la région, et dépassant 35°C dans certaines régions.
La canicule s’est accélérée le début de la saison des plagesattirant un grand nombre de nageurs sur des zones côtières non surveillées.
Selon les autorités, depuis le 22 mai, 31 personnes ont été emportées vers la mer par les courants baïnes le long des côtes girondines, nécessitant de multiples interventions de secours.
Les autorités ont réitéré leurs appels aux gens pour qu’ils évitent de prendre des risques sur la plage, notant que de nombreuses zones ne sont pas entièrement surveillées.
« Les moyens que nous pouvons déployer sont limités ; notre littoral à Lacanau s’étend sur 16 kilomètres et nous ne pouvons tout simplement pas tout surveiller », a déclaré Laurent Peyrondet, maire de Lacanau, à Ici Gironde.
