De nouvelles règles d’emballage s’appliquent désormais en France : ce qui change pour les consommateurs

Du contenant à emporter à la livraison en ligne, ces changements se mettent en place

En 2023, près de 80 millions de tonnes de déchets d’emballages ont été générées dans l’UE

La France est concernée par les nouvelles règles européennes visant à réduire les déchets d’emballages et à favoriser leur réutilisation et leur recyclage plus faciles.

Les nouvelles règles en matière de réglementation des emballages s’appliquent à partir du 12 août 2026, mais les modifications seront introduites progressivement. Le règlement couvre les emballages tout au long de leur cycle de vie, depuis la façon dont ils sont conçus et fabriqués jusqu’à la manière dont ils sont distribués, collectés, recyclés et réutilisés.

En 2023, près de 80 millions de tonnes de déchets d’emballages ont été générées dans l’UE, soit l’équivalent de 177,8 kg par personne, selon Eurostat. Ce chiffre était de 21,2 kg de plus par personne qu’en 2013.

Les emballages en plastique représentaient 35,3 kg par personne en 2023. Sur ce total, 14,8 kg étaient recyclés, ce qui donne à l’UE un taux de recyclage des emballages en plastique de 42,1 %. Le taux de la France était considérablement inférieur, à 25,7 %.

Le règlement note que les emballages représentent environ 36 % des déchets solides municipaux, tandis que 40 % des plastiques et 50 % du papier utilisés dans l’UE sont utilisés pour l’emballage.

Par rapport aux niveaux de 2018, les pays de l’UE doivent réduire les déchets d’emballage par personne en :

  • 5% d’ici 2030

  • 10% d’ici 2035

  • 15% d’ici 2040

La Commission européenne veut que les emballages sur le marché européen soient recyclables de manière économiquement viable d’ici 2030.

Voici les changements à venir :

Les consommateurs pourront apporter leurs propres contenants

Le premier changement pour les consommateurs interviendra le 12 février 2027, puisque les commerces de plats à emporter devront autoriser les consommateurs à utiliser leurs propres contenants pour la nourriture ou les boissons.

Ils ne doivent pas être facturés plus cher ni bénéficier de conditions moins favorables que ceux qui achètent le même produit dans un emballage à usage unique.

De plus, à partir de février 2028, les commerces de plats à emporter devront également proposer des emballages réutilisables pour les plats et les boissons à emporter.

Plus de possibilités de recharger

À partir de 2030, les grands magasins doivent s’efforcer de libérer de l’espace pour des stations de recharge de produits alimentaires et non alimentaires.

Les restaurants, cafés, bars et services de restauration seront également encouragés à proposer de l’eau du robinet dans des récipients réutilisables ou rechargeables, le cas échéant, gratuitement ou moyennant des frais de service modiques.

Des colis plus petits et moins d’emballages inutiles

Les acheteurs en ligne devraient également constater une différence dans la taille des colis. À partir de 2030, les emballages groupés, de transport et de e-commerce seront généralement limités à un taux d’espace vide maximum de 50 %.

L’objectif est de réduire les emballages inutiles lors de la livraison des produits.

Certains emballages à usage unique seront interdits

À partir de 2030, certains types d’emballages à usage unique seront interdits. Il s’agit notamment de quelques petits formats à usage unique pour les aliments et les boissons, par exemple les sachets individuels de ketchup et certaines bouteilles miniatures de shampoing d’hôtel.

Des informations de recyclage plus claires

Les nouvelles règles obligent les entreprises à rendre les étiquettes des emballages plus claires pour aider les consommateurs à comprendre de quoi est fait l’emballage et où il doit être éliminé.

L’objectif est de rendre le tri des déchets plus facile et plus cohérent.

Restrictions sur les « produits chimiques éternels »

Enfin, les règles introduisent également restrictions sur les PFASun groupe de produits chimiques parfois utilisés dans les emballages alimentaires car ils repoussent la graisse et l’eau.

Si les marques continuent à utiliser des matériaux non recyclables ou nocifs pour l’environnement, elles devront contribuer au nettoyage des déchets qui en résultent.

A lire également