La France va-t-elle introduire une taxe par kilomètre sur les véhicules électriques, similaire à la nouvelle taxe britannique sur les véhicules électriques ?

Le Royaume-Uni se prépare à facturer les conducteurs de voitures électriques en fonction de la distance qu’ils parcourent

Des taxes similaires à celles annoncées au Royaume-Uni existent déjà dans d’autres pays

Question du lecteur: J’ai entendu parler de la nouvelle taxe kilométrique sur les voitures électriques au Royaume-Uni. La France va-t-elle introduire une taxe similaire ?

Le Royaume-Uni a annoncé une nouvelle taxe sur les véhicules électriques basée sur la distance parcourue, qui devrait entrer en vigueur en 2028.

Des voitures entièrement électriques paiera trois centimes par mile avec la mesure, soit environ deux centimes par km si elle est appliquée à la France.

Des taxes similaires à celles annoncées au Royaume-Uni existent déjà en Nouvelle-Zélande, en Islande et dans certains États américains.

Elles ont été imposées pour compenser la perte de recettes provenant des taxes sur l’essence.

Toutefois, une taxe similaire n’est pas envisagée par la France, a déclaré le ministère français des Finances. La Connexion.

En 2023, le ministère français des Finances a publié un rapport selon lequel le passage des combustibles fossiles à l’électricité coûterait à l’État environ 14 milliards d’euros d’ici 2030 et 33 milliards d’euros d’ici 2050, par rapport à 2019, année utilisée comme base.

Cette année-là, les transports représentaient la moitié de la consommation de combustibles fossiles en France et 75 % de la consommation de combustibles fossiles à base de pétrole.

Les taxes sur l’électricité ne compenseraient pas cette perte, le rapport indiquant qu’elles généreraient environ 1 milliard d’euros de recettes supplémentaires en 2030 et 3 milliards d’euros d’ici 2050.

Il ajoute que 90 % de l’argent dépensé pour les mesures visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique, ainsi qu’aux infrastructures et à la sécurité routière, est couvert par les taxes sur les combustibles fossiles et devra être compensé d’une manière ou d’une autre.

Compte tenu de la situation politique en France, avec un Parlement divisé en trois blocs, ce qui rend difficile l’adoption de lois, il n’est peut-être pas surprenant que le ministère des Finances ait déclaré qu’il n’était pas prévu d’introduire une taxe au kilomètre.

Cela pourrait changer après les élections présidentielles et législatives de l’année prochaine, si le nouveau président parvient à obtenir une majorité au Parlement.

D’autres facteurs, comme le deux ans contrôle techniqueoù sont enregistrés les compteurs kilométriques des véhicules, et l’évolution vers une fiscalité individuelle rendraient également difficile la mise en œuvre d’une taxation des véhicules au kilomètre en France.

Les commentateurs parlent d’un retour à un disque fiscal, ou «vignette», est une solution plus probable.

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