Que faire si votre bien français présente un vice caché

Les problèmes cachés sont appelés vices cachés et couvert par l’article 1641 du Code Civil

Dans le cas des propriétés, un défaut peut être l’absence de permis de construire ou l’omission de mentionner qu’une usine devait être construite à côté.

On dit que le déménagement est l’un des événements les plus stressants de la vie, mais quels sont vos droits si vous découvrez un problème grave avec votre nouveau logement ?

Plus tôt cette année, une femme qui avait acheté une maison dans les Vosges a obtenu l’annulation de la vente après avoir découvert qu’elle avait été construite illégalement sur le site d’une ancienne ruine agricole.

Au moment de la vente, le bien était inscrit au cadastre et taxé comme une habitation, mais ne disposait d’aucun permis de construire.

Le vendeur a dû rembourser le prix de vente de 136 000 €, tandis que le notaire a été condamné au remboursement de tous les frais et taxes majorés de 5 000 € de préjudice moral.

Que dit la loi ?

Les problèmes cachés sont appelés vices cachés et couvert par l’article 1641 du Code Civil. En droit français, la garantie des vices cachés offre une protection juridique obligatoire afin que les acheteurs soient assurés que leur achat – qu’il s’agisse d’une maison, d’une voiture ou d’un ordinateur – est adapté à l’usage prévu.

Le vendeur est responsable des vices cachés qui rendent un bien « impropre à l’usage auquel on le destine, ou qui diminuent tellement cet usage, que l’acheteur ne l’aurait pas acquis, ou n’en aurait donné qu’un moindre prix, s’il avait eu connaissance de ces défauts ».

Dans le cas des propriétés, le défaut pourrait être l’absence de permis de construire ou l’omission de mentionner qu’une usine devait être construite à côté.

Cependant, cela inclut également des tromperies plus petites, comme dissimuler délibérément des zones humides ou des boiseries pourries. Il s’agit d’une fausse déclaration volontaire (dol) couverte par l’article 1137, qui peut permettre à l’acheteur de demander une indemnisation, voire un remboursement total.

Dans un autre exemple cette année, un couple a découvert que les chiens de leur nouveau voisin étaient laissés dehors pour aboyer toute la journée. Une enquête plus approfondie a révélé que le vendeur avait spécifiquement demandé au voisin de garder les chiens à l’intérieur pendant les visites, prouvant ainsi la dissimulation délibérée d’un problème connu, le couple a donc été indemnisé.

Délais et processus probable

Si vous découvrez un problème majeur sur votre propriété, le délai pour agir (délai de prescription) est de deux ans à compter de la découverte du défaut, et dans un délai de 20 ans à compter de l’achat.

Tout d’abord, faites appel à un expert indépendant pour rédiger un rapport, car les tribunaux exigent une preuve professionnelle que le vice était caché et antérieur à la vente.

Ensuite, contactez le notaire qui pourra confirmer si le vendeur a omis de divulguer des informations importantes.

Ensuite, envoyez une mise en demeure (mise en demeure) du défaut par courrier recommandé (LRAR) au vendeur et au notaire. Si le défaut aurait dû être constaté par l’entreprise qui a réalisé votre diagnostic, vous devez également lui en envoyer une copie.

UN vice caché l’affaire peut prendre de 18 à 36 mois pour être réglée. Vous paierez votre avocat d’avance, mais votre contrat d’assurance habitation peut inclure une assurance de protection juridique et, si vous gagnez, la partie perdante devra généralement couvrir vos frais.

Un action rédhibitoire annule la vente avec remboursement intégral plus frais, tandis qu’une action estimatoire signifie que vous conservez le bien mais recevez une indemnisation pour la « valeur perdue » ou le coût des réparations.

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