La France se prépare à une chaleur plus intense à partir de ce week-end

Des températures maximales de 39 °C sont possibles avec un pic attendu la semaine prochaine

Les villes du sud devraient être les plus touchées par la canicule. Une photo d’archive montre Marseille par une chaude journée de 2017

La France devrait connaître une chaleur plus intense à partir de ce week-end, affectant le sud et le centre et apportant des températures maximales de 35 °C ou plus dans de nombreuses régions.

Les régions du nord pourraient également être touchées en fonction de l’évolution des conditions cette semaine.

Les modèles de prévision indiquent une chaleur croissante à partir du week-end, avec un pic au cours de la semaine prochaine, bien que les prévisionnistes nationaux ne parlent pas (encore) officiellement de vague de chaleur.

Hier (30 juin), Météo France Le météorologue Patrick Galois a déclaré à l’AFP que la France « est susceptible de connaître une nouvelle vague de chaleur à partir de ce week-end ».

« À partir de vendredi et jusqu’au week-end, nous nous attendons à nouveau à des températures plus élevées en raison des conditions anticycloniques venant du sud du pays… (avec des températures atteignant) des niveaux très élevés, dépassant probablement 35°C », a-t-il ajouté.

Les températures devraient augmenter à partir de samedi 4 juillet jusqu’à environ 35 °C dans de nombreuses régions. Ensuite, selon le modèle utilisé, des maximales de 39°C sont prévues la semaine prochaine, y compris jusqu’au nord jusqu’en Bretagne d’ici le 7 juillet selon certaines prévisions.

Cela survient alors que le sud-est de la France continue de faire face à des alertes de canicule et que les températures nationales restent supérieures à la moyenne de saison dans toutes les régions.

Cependant, même s’il s’agit peut-être d’une troisième vague de chaleur en autant de mois, il est peu probable qu’elle soit aussi intense que La chaleur record de juin.

De nouveaux vents anti-cyloniques

Prévisionniste d’État Météo France a publié lundi 29 juin son bulletin météo actualisé couvrant les prochains jours.

« Les conditions météorologiques en Europe favorisent la poursuite des conditions anticycloniques et une anomalie de température chaude dans l’ensemble du pays », indique le communiqué.

« Cependant, à cette fourchette de prévision, il reste difficile d’être plus précis sur l’intensité de la chaleur. »

Suivant tempêtes le week-end dernier qui a purifié l’air et apporté des vents frais à travers la France, un nouvel anticyclone à haute pression est sur le point de traverser la péninsule ibérique et de pousser ces vents plus frais vers le nord jusqu’aux îles britanniques, entraînant une nouvelle poussée de chaleur en France.

Une fois positionnés sur la France, les vents à haute pression produisent un effet de « dôme de chaleur », emprisonnant et recyclant l’air chaud et augmentant considérablement les températures de jour comme de nuit.

Les conditions exactes dépendent de l’emplacement de ce vent anticyclonique.

Par exemple, le Portugal a largement évité la canicule de juin car ces vents anticycloniques soufflaient plus au nord dans l’Atlantique, mais en juillet, l’épicentre des vents passera sur les parties nord du pays, entraînant potentiellement des températures record.

Si les vents restent plus proches de la Méditerranée, seules les régions du sud ressentiront la canicule de la semaine prochaine, mais si elles sont plus au nord, les vents peuvent balayer tout le pays et apporter de la chaleur à toutes les régions.

Des températures maximales de 40°C sont-elles possibles ?

Les modèles actuels prévoient que cet anticyclone impactera le sud et le centre du pays, mais pourrait ne pas se déplacer vers le nord de la Loire ni vers le nord-est.

Cela contraste avec les vagues de chaleur de mai et juin qui ont touché l’ensemble du pays, en particulier l’ouest.

Prévisionniste La Chaîne Météo prévoit également une hausse des températures dans les prochains jours.

Elle met notamment en avant deux modèles météorologiques, le GFS américain et l’ECMWF européen, dans son bulletin.

Le modèle américain est plus extrême, prévoyant des températures maximales de 35 °C pendant une grande partie de la semaine prochaine et dans la majeure partie du pays.

Cela pourrait inclure des températures de 36°C autour de Paris et de 39°C en Bretagne, à Bordeaux et à Toulouse. Dans certains endroits, cela signifie des températures atteignant 17 °C au-dessus de leurs valeurs habituelles.

Au milieu de la semaine prochaine (les 7 et 8 juillet), les températures moyennes nationales pourraient atteindre 27,7°C, soit près de 8°C au-dessus de la moyenne de la saison.

Cela reste cependant environ 2 °C en dessous des sommets enregistrés en juin, lorsque la France a enregistré des sommets nationaux sans précédent pendant trois jours consécutifs.

Il s’agit du modèle le plus extrême, celui du CEPMMT étant le moins intense.

Il prévoit de la chaleur dans le sud et le centre du pays, mais pas d’expansion plus au nord. Les températures seront plus chaudes que d’habitude dans le sud – atteignant potentiellement la consistance d’une canicule – mais dans le nord elles resteront à peine supérieures à la moyenne.

« Le seul point de consensus à l’heure actuelle est le retour progressif d’un temps plus chaud à partir du week-end du 4 au 5 juillet », a déclaré le prévisionniste, avec des modèles plus précis disponibles au cours du week-end.

Combien de temps durera cette nouvelle période de chaleur intense ?

À ce jour, il n’y a pas de consensus à ce sujet.

La semaine dernière, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a souligné un rapport selon lequel la France pourrait connaître une canicule en juillet avec un pic vers le 14 juillet.

Ce modèle a cependant vu les températures augmenter dès le début de la semaine prochaine (6 juillet) et non le week-end (4 juillet).

Cela signifie que tout pic de température est susceptible de survenir plus tôt, car les températures commencent à augmenter plus tôt.

Cela dépend beaucoup du mouvement des vents anticycloniques, mais des températures élevées seront attendues pendant plusieurs jours.

Pour rappel, les alertes caniculaires en France ne sont mises en œuvre que lorsque les températures dépassent un certain seuil départemental pendant trois jours consécutifs.

Cela s’applique aux températures diurnes et nocturnes, chaque département ayant ses propres limites de température spécifiques basées sur les conditions locales typiques.

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