La crise institutionnelle amène la France à regarder avec nostalgie le dauphin Luis Alfonso de Borbón
Ni Melenchón, ni Marine Le Pen, ni Macron et encore moins Lecornu ; La crise que traverse le pays voisin a une solution : le retour de la Monarchie. C’est ce que croit Luis Alfonso de Borbón, prétendant au trône de France.
Dans une tribune publiée mercredi dernier dans le « Journal du Dimanche », le duc d'Anjou – Louis de Bourbon – dénonce « la paralysie dans laquelle se trouvent les institutions de la République » et appelle les Français à réagir au blocus politique que traverse le pays en renouant leur lien avec « l'héritage monarchique », selon lui, « source d'inspiration et d'espoir ».
« En tant que chef de la Maison des Bourbon et héritier de la dynastie, je prends la parole, écrit-il. Une fois de plus, « la France va devoir prendre des décisions sur son destin », a-t-il annoncé ce jour-là sur son compte Instagram, pour inviter ses abonnés à lire l'intégralité de la tribune du « JDD ».
Pour l'héritier de la dynastie capétienne, dont les Bourbons représentent une branche, « la situation politique et sociale du pays se dégrade de manière inquiétante ». Profitant du désespoir et de la fatigue des citoyens face aux événements politiques des derniers mois, Luis de Borbón assure que « La République est prisonnière d'une logique partisane qui, loin d'agir pour le plus grand bien de la France et des Français, préfère défendre ses propres intérêts ».
Pour l’arrière-petit-fils de Francisco Franco, « les tensions économiques et identitaires, ainsi que les menaces extérieures, aggravent l’immobilité d’un État incapable de faire face aux défis ». Dans un autre paragraphe, il rejoint l'avis de nombreux Français : « Les gouvernements se suivent et se ressemblent ; ils appliquent les mêmes méthodes et les mêmes mesures » ; Plus tard, il dit avoir constaté « une absence totale de volonté de réforme ». Tiens, Macron !
La monarchie, « source d’inspiration et d’espoir »
« Les tensions économiques et identitaires – ajoutées aux menaces extérieures – aggravent l'immobilité d'un État incapable de faire face aux défis », dénonce-t-il dans une pancarte que pourrait signer tout homme politique d'opposition au président. Pour le candidat au trône de France, la politique française est aujourd’hui « synonyme d’impuissance et d’incapacité ». Le duc d'Anjou souhaite que « l'héritage monarchique », dont il est le gardien, soit « une source d'inspiration et d'espoir ».
Le journal «Journal du Dimanche», où se tenait le forum, appartient au conglomérat médiatique de l'industriel breton Vincent Bolloré, qui possède également, entre autres médias, l'hebdomadaire «Paris-Match», la chaîne de télévision «Canal+» ou la chaîne d'information continue «CNEWS».
Comme cela se produit dans tous les objectifs d’un régime, toutes sortes de solutions aux crises émergent. Parler de la Monarchie en France aujourd’hui peut faire sourire. Mais quand la République et les « valeurs républicaines » sont évoquées, beaucoup de Français auraient du mal à les définir ; D'autres sujets de la République n'iront pas au-delà de « Liberté, égalité, fraternité » et, rares, mieux préparés, ajouteront « laïcité ».
Depuis la disparition de la Monarchie en France, en 1792, (en Espagne, un professeur de politique la date de 1789) et, à l'exception d'une courte période de « récupération » (1815-1848), peu de Français remettent en question le système républicain, même si toute tentative de célébrer l'ancien régime ou d'aborder un aspect critique de la Révolution et de ses excès est persécutée comme un virus qui pourrait propager un tel covid couronné. Cette direction se heurtera à une « annulation » officielle et à la colère de la gauche.
Révolution et génocide
C’est ce qui s’est passé avec le film « Gagner ou mourir », de 2022, qui narre la révolte des paysans vendéens contre la Révolution et dont la répression a été qualifiée par de nombreux historiens de « génocide ». L'aspect religieux, étroitement lié à la monarchie, est aujourd'hui le protagoniste d'un autre boycott. Le film « Sacré-Cœur » n’a pas pu être affiché dans les stations de métro et de train car, selon les responsables de la publicité dans ces lieux, « il s’agit d’une campagne à caractère confessionnel et prosélyte incompatible avec un service public de neutralité ». Cette interdiction a été un choc pour les téléspectateurs qui, selon les données officielles, ont doublé la fréquentation des salles par rapport à la fréquentation du film lauréat de Cannes cette année, « Un simple accident », du réalisateur iranien Jafar Panahi.
Le rival de Louis de Bourbon au trône, Jean de Orléans, n'a pas non plus voulu rester silencieux ces jours-ci face à la crise. Mais ses déclarations ne dépassent pas les limites du politiquement correct. La crise de l'immigration de masse ? : « Il y a toujours eu de l'immigration, il faut aider les pays d'origine. » Une réponse typique d’une droite douce ou peut-être d’une droite lâche, disent certaines voix qui attendent plus de force de la part de la royauté.
La rupture du silence politique des aspirants à la couronne de France coïncide avec la commémoration, le 9 octobre, de Saint Denis, « martyr », héros de la foi » et « protecteur du royaume de France ». L'Église catholique a célébré cette date dans la basilique qui porte son nom, Saint Denis, temple qui abrite les restes de la plupart des rois de France, de Dagobert Ier à Louis XVIII. La nécropole, merveille architecturale, est aujourd'hui située sur le « territoire Comanche ». Le quartier du même nom restera toujours dans les mémoires pour les attaques et les vols subis par les supporters du Real Madrid et de Liverpool lors de la finale des « Champions » 2022, organisée au stade de Saint Denis. Ce département accueille aujourd'hui une majorité d'immigrés légaux ou clandestins. Musulman.
La fin du président monarque
En revenant au présent, certains prétendent qu'aujourd'hui « la République tremble sur ses fondements ». C'est ce qu'affirme l'historien Christophe Pochasson dans l'hebdomadaire social-démocrate « Nouvel Obs ». Pochasson condamne la situation de Macron : « C'est la fin du président monarque. »
Saint Denis est représenté la tête dans les mains, marchant après avoir été décapité à Montmartre en l'an 280. Personne en France ne souhaite le même sort à Emmanuel Macron. Il me suffirait de faire mes valises. Au XXIe siècle, la guillotine a été remplacée par les urnes. Et cette solution est soutenue par une majorité de Français qui demandent au monarque républicain de quitter l'Elysée et Versailles.
Il sera très difficile de le faire démissionner. L'un de ses plus proches collaborateurs déclare à l'hebdomadaire « Le Point » : « Il a brûlé tous ses navires, mais il est drogué par le pouvoir ; il n'a pas ouvert une porte sans aide depuis plus de dix ans. »
Ainsi, Luis de Borbón invoque un autre de ses ancêtres : « Que Saint Louis, chef d’État modèle, protège la France et les Français en ces heures d’incertitude croissante. »
