Un programme d’affaissement de l’argile de 30 millions d’euros n’aide que 19 cas en France

« Nous ne pouvons pas le cacher : le résultat n’est pas bon », déclare le ministre

Les candidats retenus se sont vu promettre une évaluation gratuite des dégâts par un expert, comprenant une estimation détaillée du coût des travaux de réparation.

Un programme gouvernemental de 30 millions d’euros pour aider les propriétaires touchés par les affaissements liés à l’argile a vu seulement 19 cas progresser vers une évaluation par des experts entièrement financée en six mois.

Le dispositif, annoncé en septembre 2025, a été expérimenté dans 11 départements où les sinistres pour maisons fissurées sont nombreux au titre des assurances habitation et des assurances catastrophes naturelles.

Les candidats retenus se sont vu promettre une évaluation gratuite des dégâts par un expert, comprenant une estimation détaillée du coût des travaux de réparation.

Ils pourraient alors bénéficier de subventions pour les aider à couvrir les frais de réparation.

Sur les quelque 2 000 propriétaires qui ont postulé, 218 ont été considérés comme potentiellement éligibles, mais seuls 19 cas ont progressé jusqu’au stade d’une évaluation par un expert entièrement financé au cours des six premiers mois.

« On ne peut pas le cacher : le résultat n’est pas bon », a déclaré à la presse Mathieu Lefèvre, le ministre de la Transition énergétique en charge du projet.

« Notre première expérience sur le terrain montre que le processus doit être simplifié, élargi et accéléré. »

Il a réitéré la nécessité de trouver des solutions à un problème qui a entraîné en moyenne 1 milliard d’euros par an de réclamations contre le fonds d’assurance contre les catastrophes naturelles entre 2016 et 2020.

Ce montant a grimpé à 3,5 milliards d’euros en 2023 après qu’une vague de chaleur ait accéléré le retrait de l’argile.

Dans le but d’améliorer le système, le gouvernement a annoncé qu’il augmenterait le nombre de propriétés éligibles en supprimant les conditions restrictives, telles que celles liées au type de fissures affectant les bâtiments.

Il a également promis de recruter davantage d’enquêteurs qualifiés et de recourir davantage aux réseaux locaux des compagnies d’assurance pour identifier les cas les plus urgents.

La plupart des cas concernent des maisons construites entre les années 1970 et 2016, avant que les réglementations en matière de construction ne soient mises à jour pour exiger des fondations plus profondes et plus larges pour les nouvelles propriétés.

Cependant, il y a également eu un petit nombre de cas dans lesquels des maisons en pierre plus anciennes ont soudainement développé des fissures à la suite de vagues de chaleur.

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