Premiers cas indigènes de dengue enregistrés en France en 2026

Deux foyers distincts dans le sud de la France

Les moustiques tigres sont responsables de la propagation de la maladie tropicale

Les premiers cas indigènes de dengue en France cette année ont été enregistrés dans le sud du pays, ont confirmé les autorités sanitaires.

Le premier cas a été enregistré lundi à Carmaux, commune au nord d’Albi (Tarn), a indiqué le Agence régionale de santé Occitanie (ARS, services régionaux de santé) dans un communiqué.

« L’état de santé du patient n’est pas préoccupant. Pour éviter une propagation locale du virus, des mesures de prévention sont mises en œuvre dans les lieux visités et sur les sites suspectés de transmission », précise l’ARS.

Un deuxième cas a été déclaré plus tard à Sète (Hérault) également en Occitanie.

Les symptômes comprennent une forte fièvre, des maux de tête, des nausées, des vomissements et des douleurs musculaires. Si vous habitez dans les communes concernées et présentez l’un de ces symptômes, contactez immédiatement votre médecin généraliste.

La dengue est l’une des principales maladies tropicales propagées par les moustiques tigres, aux côtés du Chikungunya et du virus Zika.

Ces moustiques sont une espèce envahissante désormais présent dans toutes les régions de France.

Le virus du Nil occidental se propage par le moustique commun Culex, avec le premier cas autochtone de l’année a été enregistré la semaine dernière.

Les cas autochtones de plus en plus fréquents

Les cas autochtones surviennent lorsqu’un individu contracte la maladie alors qu’il n’a pas voyagé à l’étranger au cours des 15 jours précédents, c’est-à-dire qu’il a été infecté par un moustique en France.

De tels cas sont de plus en plus fréquents dans le pays. L’année dernière, 30 cas autochtones de dengue ont été enregistrés, ainsi qu’un nombre record de 809 cas de Chikungunya.

En 2024, un nombre record de 66 cas autochtones confirmés de dengue ont été signalés.

Cette année cependant, plus de 200 cas de dengue importée (où un individu contracte la maladie à l’étranger avant de rentrer en France) ont été enregistrés entre le 1er mai et le 12 juillet.

Lorsqu’un cas autochtone de dengue ou de chikungunya éclate, les autorités mettent en œuvre des mesures pour contenir la propagation de la maladie.

Cela comprend généralement des campagnes de prévention contre les moustiques, comprenant des appels aux habitants de la zone pour qu’ils détruisent les moustiques dans leur jardin ainsi que l’intervention professionnelle des autorités sanitaires pour détruire les animaux dans une zone donnée.

Les moustiques se reproduisent dans l’eau stagnante et les résidents doivent vérifier les jardins pour détecter d’éventuelles sources et les éliminer.

Les habitants de ces zones doivent être parfaitement conscients du risque de piqûre de moustique : si un moustique est capable de transmettre la maladie, il est possible que de nombreux autres le soient également.

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