Pourquoi est-ce que je reçois autant d’e-mails de « consentement » provenant des newsletters françaises ?

Les e-mails sont liés à une nouvelle directive de l’autorité française de protection des données.

Les organisations informent leurs abonnés sur la manière dont elles mesurent l’activité des e-mails

Question du lecteur: J’ai récemment reçu plusieurs e-mails me demandant quelles sont mes préférences en matière de suivi. Pourquoi tant d’organisations me contactent à ce sujet ?

De nombreuses personnes en France ont récemment reçu des e-mails provenant de newsletters, d’organismes publics et d’entreprises expliquant les changements apportés au fonctionnement du suivi des e-mails.

Ces emails sont liés à une nouvelle directive de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) sur l’utilisation des pixels espions dans les emails.

Qu’est-ce qu’un pixel de suivi ?

Un pixel de suivi est une petite image invisible placée dans un e-mail.

Lorsque l’e-mail est ouvert et l’image se charge, il peut fournir à l’expéditeur des informations telles que :

  • si l’e-mail a été ouvert

  • la date et l’heure d’ouverture

  • Quel type d’appareil a été utilisé pour l’ouvrir (ordinateur, tablette ou smartphone)

  • certaines informations techniques, qui peuvent permettre aux organisations de connaître votre localisation approximative (pays, région, etc.)

Les organisations utilisent ces informations pour mesurer combien de personnes lisent leurs newsletters, comprendre si leurs communications les intéressent et gérer leurs listes de diffusion.

Par exemple, les entreprises peuvent utiliser ces données pour identifier les abonnés inactifs et éviter d’envoyer des emails à des personnes qui ne les lisent plus.

Pourquoi ces e-mails arrivent-ils maintenant ?

La CNIL a émis une recommandation sur le suivi des pixels dans les emails en avril 2026.

Les directives exigeaient que les organisations utilisant des pixels de suivi avec les listes de diffusion existantes informent les abonnés de la manière dont la technologie est utilisée et leur donnent la possibilité de s’y opposer.

Les organisations disposaient de trois mois pour se mettre en conformité, le délai étant fixé au 14 juillet, date à laquelle la CNIL a annoncé qu’elle commencerait à procéder à des contrôles de conformité.

Bien que cette date limite soit désormais dépassée, certaines organisations continuent de contacter leurs abonnés lorsqu’ils mettent à jour leurs listes de diffusion ou terminent le processus. C’est pourquoi de nombreuses personnes ont constaté une augmentation récente du nombre d’e-mails concernant les préférences de suivi.

Dois-je faire quelque chose ?

Dans la plupart des cas, vous n’avez aucune mesure à prendre si vous êtes satisfait du système actuel.

Toutefois, les abonnés devraient avoir la possibilité de refuser l’utilisation de pixels espions. Le choix est généralement disponible via un lien en bas de la newsletter ou par e-mail.

Par exemple, la newsletter hebdomadaire de Service Public intègre désormais un lien « Gestion du pixel de suivi » permettant aux abonnés inscrits avant le 14 avril 2026 de s’opposer à l’utilisation des pixels de suivi.

Les personnes inscrites à la newsletter du Service Public après le 14 avril ne disposent cependant pas de pixels espions par défaut, mais peuvent choisir de les activer si elles le souhaitent.

Notez que choisir de ne pas autoriser les pixels de suivi ne signifie pas nécessairement que vous cesserez de recevoir des newsletters. Au lieu de cela, cela empêche simplement l’expéditeur de collecter des informations indiquant si vous avez ouvert l’e-mail ou comment vous avez interagi avec celui-ci.

Cependant, les organisations peuvent mettre en œuvre le choix différemment, il vaut donc la peine de vérifier l’explication fournie par l’expéditeur.

Si tu vous n’êtes pas sûr d’un e-mailvérifiez qu’il provient de l’e-mail officiel de l’organisation à laquelle vous êtes initialement abonné et évitez de cliquer sur les liens contenus dans les e-mails suspects.

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