Pêches, nectarines et brugnons français : comment distinguer ces fruits d’été
Les marchés français regorgent de fruits en juillet
Visitez un marché français en juillet et vous verrez les comptoirs gémir sous les délicieux fruits et légumes d’été.
Parmi celles-ci, j’attends toujours avec impatience des pêches chaudes et mûres, parfumées, moelleuses et collantes à manger.
Cependant, à moins de savoir ce que l’on recherche, la famille des pêches peut parfois prêter à confusion.
Le premier des proches parents de la pêche à apparaître est l’abricot. Près de 60 % des cultures commerciales mondiales sont cultivées dans le bassin méditerranéen, la vallée du Rhône, le Roussillon et la Provence-Alpes-Côte d’Azur fournissant l’essentiel des fruits destinés à la consommation française.
Les abricots font de merveilleuses tartes et compotes ainsi que d’excellentes confitures, qui peuvent inclure des noyaux d’abricots et des gousses de vanille pour plus d’authenticité.
Le fruit donne également naissance à l’expression abricoter une tarte – une technique de cuisson selon laquelle une tarte ou une tarte sucrée est glacée en la badigeonnant de confiture tiède.
Peu après l’arrivée des abricots, les pêches et les nectarines font leur apparition sur les étals des marchés et c’est là que les choses commencent à se complexifier.
Les pêches sont celles à la peau douce et pelucheuse. Ils ont une chair blanche ou jaune et sont généralement en pierre de taille, ce qui signifie que lorsque vous coupez la pêche en deux, la chair doit facilement se détacher du noyau en son cœur.
Pourquoi les pêches sont devenues les préférées des rois de France
Les pêches sont devenues exceptionnellement populaires auprès de l’aristocratie française aux XVIe et XVIIe siècles, Louis XIV étant particulièrement fan. Il les faisait livrer depuis Montreuil, au nord de Paris, où ils étaient cultivés sur des arbres en espalier.
Les arbres ont été taillés pour reposer à plat contre les murs, ce qui protégeait les fleurs tendres du gel et des vents froids, leur permettant ainsi de fructifier aussi loin au nord.
La technique fut ensuite adoptée à Versailles, où Jean-Baptiste de La Quintinie, directeur des jardins fruitiers et potagers royaux, aménagea 11 petits jardins clos de murs pour cultiver des pêches, des poires et des prunes pour le roi. À une certaine époque, 30 variétés de pêches y étaient cultivées.
Vous trouverez également des pêches plates, appelées pêches plates, sur les étals des marchés modernes. Pour moi, celles-ci ne partagent pas le goût délicieux d’une pêche conventionnelle, étant légèrement moins juteuses et parfumées. Cependant, ils ressemblent un peu à des beignets, ce qui peut être une nouveauté en soi, et ils sont plus faciles à ouvrir et à manger, ce qui en fait un aliment idéal pour un pique-nique.
Les nectarines sont les cousines à la peau lisse de la pêche. Comme les pêches, une nectarine peut avoir une chair jaune ou blanche et, généralement, le fruit est relativement facile à détacher de son noyau.
Vous croiserez peut-être le brugnon, un fruit que je n’ai trouvé qu’en France.
Une théorie populaire veut que les brugnons aient été développés en croisant une nectarine avec une prune. Leur apparence le suggère certainement, car ils ont la taille d’une nectarine mais avec une peau rouge terre cuite.
Cependant, il s’agit en fait d’une variante naturelle des pêches.
Ils sont beaucoup plus difficiles à manger qu’une pêche ou une nectarine car la chair s’accroche au noyau, ce qui rend leur coupe et leur partage compliqués.
Ils sont également moins répandus et considérés comme un fruit de connaisseur, car ils ont une chair particulièrement parfumée.
Comment faire pousser des pêchers et des brugnon
Vous pouvez facilement cultiver vous-même un brugnonier (arbre brugnon) en France car il est rustique jusqu’à environ -20 °C. Le problème est, comme l’a identifié Louis XIV, qu’il faut protéger les fleurs du gel.
Les fleurs apparaissent en mars, alors plantez les arbres dans une position abritée contre un mur ensoleillé.
Les arbres ne porteront pas de fruits avant l’âge de sept ans environ.
Vous pouvez les tailler pour les garder gérables, ou choisir une variété naine, comme « Rubis », qui a été développée pour pousser en pot.
Un avantage supplémentaire d’un brugnonier cultivé en pot est que vous pouvez le déplacer dans un endroit à l’abri du gel en hiver.
Que vous cultiviez des pêchers, des nectariers ou des brugnon, les ravageurs et les maladies qui les menacent sont les mêmes : la cloque du pêcher, que l’on traite en pulvérisant de la bouillie bordelaise, et le chancre bactérien, une infection bactérienne qui se propage d’une plante à l’autre si vous ne gardez pas votre sécateur propre.
Vous pouvez également adopter une habitude traditionnelle française et peindre les troncs de vos arbres en blanc à la chaux. Cela dissuade les insectes et reflète la chaleur, réduisant ainsi le risque de dommages causés à l’écorce par le soleil.
