Options désormais disponibles pour la libération de la valeur nette de votre logement en France
Le PVH à nouveau proposé par les agences Caisse d’Epargne et Banque Populaire
Un nombre croissant d’options s’offrent aux propriétaires qui cherchent à libérer la valeur nette de leur logement français.
Il y a quelques années, la seule option principale pour obtenir un prêt remboursable sur la succession d’une personne après son décès était prêt viager hypothécaire (PVH) par le Crédit Foncier de France, banque aujourd’hui disparue du groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne (BPCE).
Plus récemment, le PVH (sous la marque « Foncier Reversimmo ») est à nouveau proposé par les agences de la Caisse d’Epargne et Banque Populaire dans certaines régions; cependant, plusieurs lecteurs font état de difficultés pour obtenir des informations via les formulaires de contact présents sur les sites des banques, ou dans les agences locales de ces banques.
Cela survient cependant à mesure que d’autres options sont de plus en plus disponibles.
Options de libération des capitaux propres
La première consiste à passer un PVH auprès d’une banque spécialisée, le Crédit Foncier et Communal d’Alsace et de Lorraine (CFCAL), délivré par l’intermédiaire de plusieurs courtiers en prêts agréés à l’Orias (certification destinée aux professionnels de la finance).
Citons par exemple Arrago, qui l’appelle « Prêt 60 » car il s’adresse aux plus de 60 ans, et Hyppo. Arrago le propose sur les maisons d’une valeur de 150 000 € ou plus et offrira entre 15 % et 60 % de la valeur sous forme de prêt.
Il précise que le capital et les intérêts – qui s’accumulent tout au long de la vie de l’emprunteur – sont remboursables sur sa succession après le décès, mais dans le cas où le total est supérieur à la valeur de vente, les héritiers n’ont normalement pas à payer la différence.
French Mortgage Xpress, basée à Valbonne dans les Alpes-Maritimes, le propose également en partenariat avec Arrago.
Hyppo propose un PVH compris entre 15% et 70% avec un montant minimum de prêt de 100 000 €.
Il indique que les emprunteurs doivent prendre en compte, outre les intérêts du prêt, notaire les frais de mise en place du prêt garanti par le bien, les honoraires d’expert pour l’évaluation du logement et les honoraires du courtier.
Les taux d’intérêt du PVH sont variables mais se situent souvent autour de 6 %. Le prêt offre certains avantages par rapport à un prêt français classique qui nécessite un remboursement du vivant de l’emprunteur, ou le viager vente, dans laquelle la propriété est abandonnée.
Dans ce dernier cas, le bien est vendu purement et simplement à un acheteur, pour une somme réduite car celui-ci n’en prend possession qu’au décès du vendeur.
Généralement, un montant de « loyer » est également payable au vendeur de son vivant, mais il n’y a aucune possibilité de transmettre quoi que ce soit aux héritiers.
Habituellement organisé par l’intermédiaire d’une agence immobilière, il existe également la possibilité de non-paiements de loyer et le sentiment éventuellement rebutant de vendre à quelqu’un qui parie en fait sur votre courte durée de vie.
La société d’investissement immobilier Dillon fait partie des grandes entreprises qui promettent désormais une version simple de ce système, où elles achètent via viager directement (plutôt que de chercher un acheteur) et, dans ce cas, Dillon propose une somme plus importante mais ne paie pas de loyer.
S’éloignant du PVH ou du viager, la firme Merci Prosper a un plan par lequel l’entreprise achète une participation partielle dans une propriété, entre 10 % et 50 %, et verse une somme en espèces au propriétaire pour qu’il l’utilise à sa guise.
Le contrat dure 10 ans et précise qu’à la fin de la période, le vendeur peut racheter la part, vendre le bien pour le rembourser, ou prolonger le contrat en payant un « loyer » sur la part, qui n’est ensuite remboursé qu’une fois le propriétaire décédé ou vendant le bien.
Nos remerciements au lecteur Richard Morris pour ses conseils qui ont motivé cet article.
