Mélenchon nie l’islam : « Nous sommes la laïcité d’Etat »
Le leader de l’extrême gauche française, Jean-Luc Mélenchon, a assuré ce samedi que son parti, la France Insoumise (LFI), n’a aucun lien d’aucune sorte avec l’Islam. De plus, il la rejette comme faisant partie de son fondement idéologique de « laïcité d’État ». Ces déclarations constituent une réponse aux accusations selon lesquelles leur formation serait influencée par des courants islamistes.
Lors de son discours devant une commission d’enquête de l’Assemblée nationale, Mélenchon a insisté sur le fait que LFI « n’acceptera jamais d’infiltration religieuse » et que l’un des « piliers fondamentaux » du mouvement est « la laïcité de l’Etat », avec une immense indignation.
L’extrémiste français nie ainsi que LFI adopte des positions proches du fondamentalisme islamique afin d’attirer l’important électorat musulman du pays, qui pourrait voir ce discours d’un bon oeil. En ce sens, il a souligné que la commission a reçu « des documents qui nous rendent totalement innocents » concernant d’éventuels liens avec des mouvements islamistes.
L’extrême gauche se réfugie derrière les services de renseignement
Mélenchon a rappelé qu’aucun des responsables du renseignement ayant témoigné devant la commission n’a établi de lien entre LFI et le fondamentalisme islamique.
L’homme politique de 74 ans est revenu sur son parcours, depuis ses origines trotskystes jusqu’à ses plus de 25 années au sein du Parti socialiste, où il est devenu ministre entre 2000 et 2002, avant de quitter le parti en 2008. Il en a profité pour expliquer son évolution dans les questions liées à la religion.
Concernant l’utilisation du terme islamophobie, il a défendu sa pertinence en soulignant que « c’est un terme d’usage international » et « particulièrement adapté » pour décrire le « comportement irrationnel » des extrémistes à l’égard des citoyens musulmans.
Il a insisté sur l’importance de ne pas confondre « islam avec islamisme » ou « islamisme avec terrorisme ».
Le président de la commission, Xavier Breton, de Los Republicanos, a cherché à apaiser la tension initiale en rappelant que ce « n’est pas un tribunal ».
Devant Mélenchon s’est présentée la leader écologiste Marine Tondelier, critiquant la constitution de la commission et l’orientation de ses questions, estimant qu’elles entretiennent un « climat de suspicion permanente » à l’égard des Français musulmans.
