Loi française sur la succession forcée 2021 : le gouvernement intensifie ses efforts pour faire connaître les règles
Les autorités françaises ont récemment déclaré que l’obligation de « prélèvement » pour les enfants ne s’appliquait pas aux lois « anglo-saxonnes »
De plus amples informations publiques sont mises à disposition par le gouvernement français concernant ses clarifications des règles françaises du droit des successions de 2021.
La Commission européenne a récemment classé un dossier de plaintes multiples contre la France pour violation potentielle du droit de l’UE, après que les autorités françaises lui ont expliqué que règles de succession forcée créées par une loi de 2021 ne s’appliquent pas aux successions régies par le droit anglais et gallois.
Les autorités françaises ont ajouté qu’il en allait de même pour le règlement des successions régies par des lois « anglo-saxonnes » comparables, censées inclure, par exemple, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
Les lois d’Écosse, d’Irlande du Nord et d’Irlande font également partie de celles considérées comme admissibles en raison des clarifications qui ont été étendues à toute loi contenant des règles protégeant les droits de succession des enfants – même si celles-ci ne sont pas les mêmes que la réserve héréditaire française.
La commission a en outre déclaré qu’elle clôturait l’affaire car, selon elle, les clarifications avaient reçu de la publicité, citant la lettre de la DACS (un bulletin d’information destiné aux professionnels du droit) et le site Web du Service-Public, ainsi que le propre portail e-justice de la commission.
Les précisions portent sur les successions qui sont régies par un système juridique étranger en raison soit de la résidence du testateur à l’étranger, soit de son choix dans un testament de la loi de sa nationalité, ces règles découlant toutes deux d’un règlement de l’UE.
Une loi française de 2021 stipule que lorsqu’une loi étrangère sans protection pour les enfants comparable aux parts réservées en France s’applique à une succession et que les enfants se retrouvent avec moins que ce qu’ils recevraient en vertu de la loi française, le notaire doit les contacter pour leur offrir la possibilité de réclamer un « prélèvement compensatoire » sur une succession située en France.
Jusqu’à récemment, les notaires pensaient que cela incluait toutes les lois sans parts obligatoires des héritiers réservataires, mais le gouvernement français affirme que ce n’était pas l’intention.
Puisque nous a rendu compte de la clôture de la plainte plus tôt cette semaine l’information du public sur les clarifications a augmenté.
Il n’y a pas eu de nouvelle parution dans la lettre mensuelle de la DACS, après celle du mois de juin qui se limitait à une note en bas de page dans une rubrique « Ressources ».
Cependant, la page de Service-Public ‘Pouvons-nous déshériter nos enfants ?» a été complétée par une nouvelle formulation et un lien dans le paragraphe introductif ainsi qu’une nouvelle rubrique « Prendre note » dans la partie destinée aux résidents à l’étranger et aux successions ouvertes depuis 2021.
Ces deux documents sont désormais affichés dans les versions française et anglaise du site et renvoient tous deux à l’avis de pré-clôture de la commission dans lequel les clarifications ont été expliquées.
Pour l’instant, Service-Public ne reconnaît pas que les étrangers résidant en France puissent également bénéficier de ces nouvelles précisions.
Le paragraphe introductif confirme également, pour la première fois à notre connaissance, que les explications fournies dans la lettre de pré-clôture de la commission représentent « comment le droit de (a) lever est interprété et appliqué par les autorités françaises ».
Dans la lettre, la Commission européenne a déclaré qu’elle publierait également l’information dans la section succession en France de son portail e-justice.
Le portail est désormais mis à jour avec des informations en gras dans la section Liens connexes du chapitre principal d’introduction sur l’héritage dans la version anglaise de cette page.
Cependant, il n’est pas encore mentionné dans la section spécifique à la France du site.
À mesure que l’information publique augmente, on espère que davantage de notaires seront conscients des clarifications et se sentiront en confiance pour les appliquer lorsqu’ils travailleront pour leurs clients étrangers.
La connexion a un Guide d’aide sur le droit des successions et les testaments en France.
