Les voyageurs à destination de Paris sont avertis des mauvais taux de change dans les bureaux de change des aéroports
Nous vous proposons des conseils pour tirer le meilleur parti de votre échange d’argent
Les touristes atterrissant ou partant des principaux aéroports parisiens sont avertis des mauvais taux de change proposés dans les bureaux de change à proximité.
Chaîne d’information nationale française France 2 a souligné cette pratique après que les journalistes ont été contactés par des voyageurs.
Grâce à des caméras cachées, les journalistes ont échangé 43 € contre seulement 5 000 ¥ (yens japonais) à l’aéroport, alors qu’au taux de change officiel, ils auraient dû recevoir 8 000 ¥.
Et la différence était encore plus flagrante lorsqu’ils essayaient d’échanger des euros contre des dirhams marocains.
Là-bas, le taux officiel du jour était de 427 dirhams pour 40 €, mais le taux de change à l’aéroport était de 220 dirhams pour 40 €.
Lorsque les journalistes ont essayé les bureaux de change à Paris (il y en a beaucoup dans le premier et le deuxième arrondissement), les tarifs indiqués étaient presque le double de ceux pratiqués dans les aéroports.
Les bureaux ne sont pas réglementés en France et peuvent donc facturer ce qu’ils veulent.
L’euro a connu des difficultés cette année
Les taux de change par rapport à l’euro ont été variables cette année.
À la mi-juillet, l’euro était en baisse de 2,9 % par rapport au dollar américain. La devise américaine s’échangeait à 1,13 $ pour un euro, bien qu’elle ait augmenté à 1,15 $ en août.
En janvier, il s’échangeait à 1,19 $.
Les plus fortes baisses de l’euro cette année ont été contre le réal brésilien, avec une baisse de 11,8 % en juillet, et contre le shekel israélien, avec une baisse de 11 %. La monnaie a également chuté de 8 % par rapport au renminbi chinois.
D’autres destinations touristiques populaires auprès des Français, notamment le Mexique, la Norvège et l’Afrique du Sud, ont également vu l’euro chuter, les voyages vers ces destinations devenant plus chers.
Comment les visiteurs peuvent obtenir les meilleurs tarifs pendant leurs vacances
Malgré les pièges potentiels, il existe plusieurs façons d’éviter des taux de change faibles.
Tout d’abord, vous pouvez utiliser votre carte bancaire à destination pour retirer de l’argent à un distributeur automatique.
Assurez-vous cependant de vérifier au préalable auprès de votre banque les frais d’utilisation de la carte.
Certaines banques, y compris les banques françaises physiques, présentent des avantages qui permettent aux titulaires de comptes d’éviter les frais bancaires lorsqu’ils utilisent des cartes à l’étranger ou retirent une certaine somme d’argent chaque mois à des distributeurs automatiques non français (bien que des frais de conversion et de distributeur locaux s’appliquent toujours).
Un exemple est « City Explorer » de LCL, qui propose un tarif mensuel forfaitaire de 2 €.
Si vous avez un compte auprès d’un bureau de change tel que Wise, vous pouvez échanger de l’argent de votre devise habituelle vers celle utilisée dans le pays dans lequel vous voyagez.
Vous pourrez alors y utiliser les fonds directement sur votre carte bancaire (à condition que les paiements par carte soient acceptés), évitant ainsi les frais de conversion.
Une alternative consiste à prendre votre monnaie locale (euros si vous vivez en France, GBP si au Royaume-Uni, etc.) et à les échanger dans une banque ou un bureau de change réputé une fois arrivé à destination. En règle générale, évitez les bureaux de change dans les aéroports, les gares, etc.
Dans les zones rurales de France, vous pouvez généralement organiser un échange de devises auprès de votre propre banque avant vos vacances, mais vérifiez les tarifs et si des frais bancaires s’appliquent.
Par exemple, le Crédit Agricole Charente-Périgord facture un taux fixe de 7,65 € pour acheter des billets étrangers, et de 7,65 € pour vendre des billets étrangers, avec une majoration de 3,10 € si les sommes à vendre sont inférieures à 100 €.
En outre, une commission du tiers utilisée par la banque est facturée, mais celle-ci n’est généralement pas très éloignée des taux officiels.
Comme les agences bancaires en France disposent désormais de très peu de liquidités, cela peut prendre environ une semaine pour prendre des dispositions.
Il faut également être sur ses gardes, notamment lorsqu’on fait appel à des agences qui voient peu d’opérations en devises.
Ce journaliste a dû un jour rappeler gentiment à un caissier en stage que les dollars américains et les dollars canadiens avaient des taux de change très différents.
Quelle est votre expérience en matière de recours aux bureaux de change en France ? Avez-vous d’autres conseils pour les lecteurs ? Partagez-les avec nous via feedback@connexionfrance.com
