The Bank of England is expected to reduce interest rates significantly faster than financial markets currently anticipate, according to new forecasts from Goldman Sachs.

Les taux d’intérêt britanniques « pourraient descendre jusqu’à 2,75 % l’année prochaine », prédit Goldman Sachs.

La Banque d'Angleterre devrait réduire ses taux d'intérêt beaucoup plus rapidement que ne le prévoient actuellement les marchés financiers, selon les nouvelles prévisions de Goldman Sachs.

La banque d'investissement de Wall Street prévoit que le taux directeur du Royaume-Uni pourrait tomber à 2,75 % d'ici novembre 2025, grâce aux progrès continus en matière de désinflation et aux signaux accommodants des décideurs politiques.

À l’heure actuelle, le taux de base britannique s’élève à 5 %, ce que Goldman Sachs a qualifié de « particulièrement restrictif ». Les chercheurs de la banque d'investissement estiment que la Banque d'Angleterre va baisser ses taux de manière plus agressive que ce que prévoient les marchés, à mesure que l'inflation continue de ralentir. En revanche, le consensus du marché suggère une baisse plus lente, avec des taux attendus autour de 3,5 %.

Des points de vue divergents sur les baisses de taux

Les prévisions de Goldman Sachs concordent avec celles de Deutsche Bank, qui s'attend également à des réductions plus rapides que prévu, quoique à un rythme plus lent. Deutsche Bank prévoit que le taux de base tombera à 3 % d'ici février 2026. Parallèlement, les marchés financiers s'attendent actuellement à deux réductions de 25 points de base de la part de la Banque d'Angleterre en novembre et décembre de cette année, ramenant le taux de base à 4,5 %.

Ces projections font suite à une baisse plus rapide que prévu de l'inflation au Royaume-Uni, qui est tombée à un taux annuel de 1,7 % en septembre contre 2,2 % en août. Cela a fait naître des attentes selon lesquelles la Banque d'Angleterre assouplirait sa politique monétaire, même si les avis au sein du Comité de politique monétaire (MPC) de la Banque diffèrent sur la rapidité avec laquelle agir.

Andrew Bailey, le gouverneur de la Banque, a suggéré que le MPC pourrait être plus agressif dans la baisse des taux si l'inflation se stabilise, tandis que Huw Pill, l'économiste en chef de la Banque, a privilégié une approche plus progressive. Les prochaines discussions du panel lors des réunions du Fonds monétaire international à Washington devraient offrir de nouvelles perspectives sur la stratégie de la Banque.

Équilibrer les pressions économiques

Le défi pour les décideurs politiques est de déterminer le « taux d’intérêt neutre » – le taux qui ne stimule ni ne contraint l’activité économique. Goldman Sachs estime le taux neutre du Royaume-Uni à 2,75 %, en hausse par rapport aux taux réels négatifs observés à la suite de la crise financière mondiale. Après avoir pris en compte l’inflation, ils estiment le taux d’intérêt neutre réel à environ 0,8 %, conforme aux moyennes historiques.

Cependant, déterminer ce taux est compliqué. L’économie britannique est confrontée à une combinaison unique de facteurs, notamment une croissance lente de la productivité, une dette publique croissante et une population vieillissante, qui pèsent tous sur le potentiel économique à long terme. Le ratio dette/PIB du pays est passé de 35 % en 2007 à près de 100 %, son niveau le plus élevé depuis les années 1960, exerçant une pression supplémentaire sur l'économie.

En outre, la chancelière Rachel Reeves devrait augmenter ses emprunts dans le prochain budget d'automne pour financer les investissements publics, une décision qui, selon les analystes, est peu susceptible de provoquer le type d'instabilité du marché déclenché par les réductions d'impôts de l'ancienne Première ministre Liz Truss l'année dernière. L'approche de Reeves devrait se concentrer sur les investissements susceptibles de stimuler la croissance à long terme, plutôt que sur des cadeaux budgétaires à court terme.

Incertitudes autour des taux d’intérêt neutres

Les banquiers centraux utilisent souvent des estimations du taux d’intérêt neutre pour orienter la politique monétaire, mais ces estimations sont soumises à une incertitude importante. Une erreur de calcul pourrait conduire à des taux soit trop élevés, limitant la croissance économique, soit trop bas, alimentant l’inflation. Goldman Sachs a noté que même si la Banque d'Angleterre a indiqué un taux neutre d'environ 2 à 2,5 %, elle reste prudente quant à l'importance accordée à cette estimation.

Alors que la Banque d’Angleterre fait face à ces incertitudes, le débat sur la rapidité avec laquelle il faudra baisser les taux sera façonné par l’évolution des données économiques, en particulier les tendances de l’inflation et la conjoncture économique mondiale. Alors que les taux d’intérêt pourraient chuter jusqu’à 2,75 % l’année prochaine, les entreprises et les consommateurs surveilleront de près la manière dont la Banque d’Angleterre réagira à l’évolution du paysage économique.

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