Les principaux éléments de la convention fiscale entre les États-Unis et la France qui débloquent la retraite des Américains en France

Article de Liberty Atlantic Advisors

Pourquoi il est important que les expatriés comprennent les conventions fiscales

Découvrez comment la convention fiscale entre les États-Unis et la France affecte les retraites, la sécurité sociale et les revenus de placement des Américains prenant leur retraite en France.

Il y a un secret de Polichinelle selon lequel les Américains retraités s’installant en France tout le monde le sait : la convention fiscale entre les États-Unis et la France est l’une des meilleures au monde.

Pour de nombreux retraités, partir à l’étranger soulève des problèmes logistiques et financiers : vais-je payer deux fois des impôts ? Dois-je déplacer mes comptes de placement ? Mes revenus de retraite fonctionneront-ils toujours de la même manière ?

L’accord de double imposition entre les États-Unis et la France crée un cadre qui permet de répondre à ces questions.

Cela dit, il est important de comprendre que les conventions fiscales n’existent pas pour le bénéfice des Américains, mais plutôt des accords bilatéraux qui déterminent quel pays doit imposer certains types de revenus et comment les problèmes de double imposition, là où ils surviennent, sont traités (et là où ils surviennent, ils ne sont pas toujours évidemment résolus).

Pour les Américains qui envisagent de prendre leur retraite en France, certaines dispositions des traités sont particulièrement attractives, mais elles peuvent s’accompagner de quelques pièges si elles ne sont pas soigneusement étudiées dans le contexte de votre situation particulière.

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1. Article 18 : Vos comptes de retraite américains continuent généralement de bien fonctionner

L’un des points forts du traité franco-américain pour les retraités est l’article 18, qui régit les pensions et les revenus de retraite.

Les distributions provenant des comptes de retraite américains éligibles, notamment les Roth IRA, les Roth 401(k) et la sécurité sociale, sont généralement imposables aux États-Unis plutôt qu’en France. La France peut toujours prendre en compte ces revenus lors du calcul de votre situation fiscale globale, mais les mécanismes conventionnels empêchent généralement que ces revenus soient imposés deux fois.

Cela crée une continuité dont les Américains prenant leur retraite ailleurs en Europe ne bénéficient pas toujours.

Pour de nombreux retraités, cela rend le maintien des structures de retraite américaines existantes bien plus pratique que le transfert de tout au niveau local.

Cela dit, les retraités américains doivent également être conscients que le système social français au sens large continuera d’exiger un paiement. Une actualisation des cotisations de santé est actuellement en cours, qui introduira pour la première fois une contribution financière dédiée à la Sécurité sociale française pour certains étrangers résidant en France.

2. L’article 24 est ce qui empêche la double imposition

L’article 24 contient les mécanismes destinés à éliminer la double imposition entre la France et les États-Unis. En pratique, cela signifie souvent que la France accorde un crédit d’impôt sur certains revenus de source américaine afin que les mêmes dollars ne soient pas entièrement imposés deux fois.

Mais « ne pas être imposé deux fois » ne signifie pas « ne pas être imposé du tout ». Les résidents fiscaux français peuvent toujours devoir payer de l’impôt français sur les revenus qui ne sont pas entièrement protégés par la convention, notamment les revenus de source française, les revenus de location français et certains revenus de placements non américains. Les revenus de placements tels que les dividendes, les intérêts et les plus-values ​​​​sur titres sont souvent soumis au système d’imposition forfaitaire français, qui comprend l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux.

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Pour les revenus 2026, les orientations officielles françaises notent que les prélèvements sociaux sur revenu de placement passer à 18,6%, en plus de la composante impôt sur le revenu de 12,8% de l’impôt forfaitaire.

Les retraités disposant de revenus passifs importants et de peu ou pas de revenus gagnés doivent veiller à comprendre comment leur plan financier transfrontalier prend en compte la protection universelle maladie, alias la taxe PUMa. Cette contribution liée aux soins de santé peut s’appliquer dans des circonstances spécifiques et est distincte des allégements fiscaux sur le revenu prévus par les conventions.

En résumé : le traité est puissant, mais il ne constitue pas une exonération totale du système fiscal français.

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Remarque finale : déménager en France ne nécessite pas de déplacer tout votre argent et vos comptes en France

Une hypothèse courante est que déménager en France signifie transférer votre argent en France.

Il est vrai que les Américains ont besoin d’un compte bancaire français pour leur vie quotidienne : pour payer leur loyer, les services publics, les assurances, les impôts et les dépenses locales. Mais effectuer une opération bancaire au quotidien n’est pas la même chose que reconstruire sa stratégie d’investissement au sein du système financier français.

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En raison des règles américaines de reporting, de nombreuses institutions financières françaises et européennes hésitent à travailler avec des citoyens américains. Si et quand ils le font, les produits qu’ils recommandent pourraient ne pas être conçus en tenant compte des règles fiscales américaines, ce qui peut créer des charges supplémentaires pour les Américains qui doivent effectuer leurs propres recherches afin d’éviter des erreurs fiscales américaines non conformes.

Les emballages d’investissement français, les fonds communs de placement et les produits basés sur l’assurance sont peut-être courants localement, mais ils en général (à l’exception du PEA et du PER sous certaines conditions) créent d’importantes complications en matière de fiscalité et de déclaration aux États-Unis pour les Américains. L’Assurance Vie, par exemple, est un instrument de retraite français classique, mais l’IRS les classe dans la catégorie des sociétés d’investissement étrangères passives, ou PFIC, ce qui peut entraîner un traitement fiscal punitif et des rapports annuels complexes.

Pour de nombreux retraités, la meilleure approche consiste souvent à maintenir des comptes de retraite et d’investissement basés aux États-Unis tout en utilisant la banque française pour des besoins pratiques et quotidiens.

Le but n’est pas d’éviter de s’intégrer financièrement en France. Il s’agit de comprendre quelles parties de votre vie financière devraient devenir locales et lesquelles peuvent être plus sûres, plus simples et plus avantageuses sur le plan fiscal si elles restent basées aux États-Unis.

Cet article a été rédigé et fourni par Liberty Atlantic Advisors

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