Les pompiers de France lancent un nouveau mouvement de grève : pourquoi font-ils grève et cela vous affectera-t-il ?

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« Toutes les sept secondes, les pompiers sont appelés »

Les pompiers français traitent environ 4,75 millions d’interventions par an

Les pompiers français entament aujourd’hui 8 septembre une nouvelle grève nationale, après un été marqué par d’importants incendies de forêt et une intense pression sur les services d’urgence.

La grève d’aujourd’hui fait suite à un préavis de grève émis par neuf syndicats couvrant la période du 8 septembre au 20 octobre. Ce préavis concerne l’ensemble des personnels travaillant dans les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), quels que soient leur statut, leur secteur professionnel, leur grade ou leur fonction.

Toutefois, un préavis de grève ne signifie pas que les pompiers seront en grève de manière continue pendant toute cette période.

Il s’agit du cadre formel permettant de déclencher une grève aux dates couvertes par le préavis. Les syndicats prévoient une série d’actions durant cette période, dont une manifestation nationale à Paris le 29 septembre.

Mais malgré le timing, Ludovic Goblet, lieutenant du Service départemental d’incendie et de secours de la Somme (SDIS) et vice-président du syndicat SPASDIS-CFTC, estime que ces problématiques ne sont pas nouvelles.

Les syndicats réclament une augmentation des financements publics, davantage de pompiers professionnels, des équipements modernisés et une meilleure protection de la santé des pompiers.

« Les incendies de cet été nous ont permis de mettre en lumière les revendications que nous exprimons depuis plusieurs années, notamment concernant le manque de moyens matériels, financiers et humains », a-t-il déclaré. La Connexion.

Que demandent les pompiers ?

Les neuf syndicats à l’origine de la grève réclament un financement public accru, des pompiers plus professionnels, des équipements modernisés et une meilleure protection de la santé des pompiers.

L’aspect le plus important est le financement. M. Goblet a déclaré que les services sont invités à faire plus sans disposer des ressources nécessaires pour répondre à ces demandes.

« Aujourd’hui, il faut reconnaître que les moyens ne sont pas là et que les services départementaux d’incendie et de secours n’ont pas les moyens financiers pour mener, de manière cohérente et réaliste, les missions qui nous sont confiées », a-t-il déclaré.

« Ce que nous demandons aujourd’hui aux ministres, c’est un financement public qui soit à un niveau qui reflète les défis actuels et futurs, notamment à la lumière du changement climatique », a ajouté M. Goblet.

Il a ajouté que la pression sur les pompiers ne se limite pas aux incendies de forêt.

Les pompiers français traitent environ 4,75 millions d’interventions par an, selon M. Goblet, ce qui équivaut à environ 13 000 interventions par jour, soit un appel toutes les sept secondes.

« Toutes les sept secondes, les pompiers sont appelés », a-t-il déclaré.

Cette charge de travail se poursuit pendant que les équipes sont déployées sur les incendies de forêt majeurs.

« Pendant que tout cela se produit avec les incendies de forêt, les gars doivent également continuer à gérer les appels quotidiens », a-t-il déclaré. « Ils doivent encore faire face à des accidents, des incendies, des malades, des arrêts cardiaques. »

M. Goblet a expliqué qu’il est essentiel que le nombre de pompiers professionnels augmente pour assurer une couverture suffisante.

Les syndicats réclament également une meilleure protection de la santé des pompiers, notamment ceux exposés aux fumées, aux particules et aux substances toxiques.

« Aujourd’hui, il n’y a pas assez de surveillance », a déclaré M. Goblet. « Il y a un manque de reconnaissance des maladies professionnelles causées par l’exposition aux particules et à l’exposition à des substances toxiques. »

Les syndicats souhaitent un suivi médical renforcé pour les pompiers professionnels et volontaires, ainsi qu’une amélioration des équipements de protection individuelle.

Pour M. Goblet, ces exigences se résument à donner aux pompiers les moyens de mener à bien les missions qui leur sont confiées.

Enfin, le préavis de grève réclame également une nouvelle structure de carrière pour les pompiers professionnels, ainsi que des négociations sur les modalités de fin de carrière et de retraite.

Et les pompiers volontaires ?

Pompiers volontaires sont un élément essentiel des services d’urgence français et les récents incendies ont incité davantage de personnes à exprimer leur intérêt à les rejoindre.

M. Goblet a déclaré que l’augmentation du nombre de candidatures était la bienvenue, mais il s’est montré prudent car cet enthousiasme initial suscité par les incendies ne se traduirait pas nécessairement par une augmentation durable du nombre de bénévoles.

« Nous sommes très heureux qu’il y ait de nombreuses candidatures », a-t-il déclaré. « Mais les personnes qui ont postulé resteront-elles réellement dans la profession ?

Les pompiers volontaires doivent combiner leur rôle avec un autre emploi ou une autre activité, ce qui signifie que la disponibilité peut être un problème particulier pendant la journée.

La grève va-t-elle vous affecter ?

Même si les pompiers sont en grève, les services d’urgence continueront de répondre aux appels. M. Goblet a déclaré que les pompiers en grève peuvent toujours être tenus de se présenter au travail en cas d’urgence.

« Lorsque les pompiers sont en grève, les services d’urgence continuent d’intervenir », a-t-il déclaré. « Il n’y a aucun impact pour la population. »

« Nous, les pompiers, sommes raisonnables », a-t-il ajouté. « Nous ne prendrons jamais la population en otage ni ne la mettrons en danger. »

Cela signifie que les gens peuvent normalement appeler les services d’urgence en cas d’urgence.

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