La rentrée : 12 points pour comprendre les écoles françaises
De la nourriture au harcèlement : certaines choses peuvent vous surprendre dans le système éducatif français
Le système éducatif français est extrêmement centralisé. Tous les programmes sont élaborés par le ministère de l’Éducation nationale, qui affecte également des enseignants du secondaire dans les écoles à travers le pays, souvent sans tenir compte des souhaits individuels des enseignants.
Cette démarche est soutenue par les syndicats d’enseignants comme un moyen de garantir que le personnel talentueux soit réparti de manière égale entre les écoles.
La France est divisée en 30 académieschacun dirigé par un recteur d’académienommé à Paris. Les enseignants du primaire sont affectés aux écoles par ces académies. La plupart des enseignants sont des fonctionnaires, recrutés et payés par l’État.
Voici d’autres faits surprenants sur le système scolaire français avant la rentrée (début des cours) le 1er septembre :
1. L’école commence à trois ans
L’école est obligatoire à partir de trois ans lorsque les enfants commencent l’école maternelle. Ils y restent trois ans avant de passer au l’école primaire vers six ans.
Les élèves passent ensuite à collège entre 11 et 15 ans, et lycée est du 15 au 18.
L’école à la maison est rare et réglementée.
2. Des enseignants formés en psychologie de l’enfant
La formation des enseignants a connu des changements massifs au cours des 30 dernières années. Les enseignants n’étaient autrefois formés que dans leur matière spécialisée, mais reçoivent désormais également une formation en techniques pédagogiques et en psychologie de l’enfant.
Les enseignants n’ont pas de devoir de pastorale. Même si la plupart des écoles font de leur mieux, cela est considéré comme une tâche relevant des services sociaux.
3. Activité extrascolaire minimale
Les activités parascolaires sont limitées. Au lieu de rejoindre un orchestre scolaire, un club de gym ou une équipe de football, les enfants rejoindre des clubs locaux externes.
4. L’intimidation est un crime
Intimidation (le harcèlement scolaire) est un problème auquel le gouvernement s’attaque de différentes manières, notamment en créant une ligne d’assistance téléphonique (3020, ouverte en semaine de 9h00 à 20h00).
En outre, une nouvelle législation a été adoptée en 2022 pour faire du harcèlement un délit, passible de peines allant jusqu’à 10 ans de prison et d’amendes.
5. Les dîners scolaires sont de premier ordre
Les repas scolaires sont de grande qualité, souvent à trois plats et avec une option végétarienne.
Il existe une aide généreuse en matière de paiement et la plupart des écoles désapprouvent les paniers-repas (ou les interdisent), les considérant comme une alimentation de qualité inférieure.
Les parents peuvent consulter les menus sur les panneaux d’affichage à l’extérieur des écoles pour constater que la planification des repas à la maison n’offre pas la même chose.
6. L’internat est subventionné
Le système public comprend des internats (l’internat) pour les élèves ruraux qui vivent trop loin pour faire la navette quotidiennement.
Il existe également des options spéciales pour les élèves qui excellent dans le sport (appelées sports-études), comme une option de ski en montagne.
Les frais d’internat sont abordables et ces écoles sont fortement subventionnées en fonction du revenu familial.
Certains enfants embarquent mensuellement, mais la plupart le sont chaque semaine.
7. Apprenez des matières que l’école ne propose pas
Les enfants qui souhaitent apprendre une matière qui n’est pas enseignée dans leur école peuvent le faire via le Centre National d’Enseignement à Distance (CNED), qui propose un large éventail de matières.
Certaines écoles paieront même les frais de scolarité (qui ne sont pas très élevés).
8. La plupart des écoles privées sont catholiques
97 % des écoles privées en France sont catholiques – et principalement financées (73 %) par l’État, ce qui entraîne des frais de scolarité très bas par rapport à ceux des États-Unis ou du Royaume-Uni. Les parents ne paient que pour les extras non étatiques, comme l’enseignement religieux.
Largement considérée comme plus disciplinée, l’entrée dans les écoles privées peut être compétitive, les enfants peu coopératifs étant rapidement expulsés.
17% des élèves du primaire, du collège et du secondaire fréquentent des écoles privées.
9. Suivre un cursus étranger
Certaines écoles publiques disposent également de sections européennes et/ou internationales, dotées d’enseignants étrangers suivant des programmes étrangers.
Ces sections ne couvrent généralement que trois ou quatre matières, le reste étant dispensé par l’école publique ordinaire.
Les écoles sont gratuites mais les sections de langues étrangères ont généralement des frais de scolarité abordables. L’entrée peut être compétitive.
Les élèves peuvent passer les examens du Baccalauréat Français International ou BFI (anciennement Option Internationale du Baccalauréat).
10. Files d’attente des parents le soir
Les soirées des parents à collège et lycée signifie souvent faire la queue à l’extérieur des salles de classe.
Les parents disposent de cinq à dix minutes chacun, mais ils sont souvent dépassés.
11. Philosophie pour tous
Les Français sont fiers que la philosophie soit obligatoire en dernière année de lycéeet ce depuis 1808.
Les élèves prennent généralement quatre heures par semaine et Philo doit passer le Bac. C’est souvent la première matière qui ouvre la saison des examens.
12. Pas d’uniforme
Actuellement, le système scolaire national français n’impose pas le port de l’uniforme aux élèves, contrairement à de nombreux établissements privés, comme les écoles militaires et les écoles des départements français d’outre-mer.
La question de le port de l’uniforme à l’école fait l’objet d’un débat depuis longtemps en France, même si cela n’a jamais été obligatoire ni légal dans le pays.
Les élèves peuvent généralement porter ce qu’ils veulent dans le cadre de certaines règles scolaires.
