La France présente des projets ambitieux pour électrifier plus de 6 000 communes
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Suppression progressive des chaudières à gaz et retrait des communes du réseau électrique : découvrez l’impact sur les résidents
Un projet gouvernemental visant à électrifier plus de 6 000 communes et à éliminer progressivement l’utilisation du gaz et des combustibles fossiles dans toute la France a été annoncé.
L’ambitieux programme d’électrification couvre 109 zones d’essai, soit un peu plus de la moitié des 197 candidatures.
Ces zones s’étendent des villages ruraux aux villes aussi grandes que Lyon et Bordeaux, avec des zones couvrant parfois des départements entiers. Il existe des agglomérations rurales ainsi que des syndicats intercommunaux.
Au total, jusqu’à un quart des résidents en France sont potentiellement concernés.
Les zones d’essai seront de « véritables laboratoires d’abandon du gaz » en France, a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon.
Une carte interactive des communes incluses est visible ci-dessous, notez cependant que dans certains cas celles-ci représentent des agglomérations couvrant des dizaines de communes proches.
Une carte alternative montrant les localités couvertes est disponible sur le média Sud-Ouest ici.
Réduire la dépendance aux combustibles fossiles
Il s’agit du dernier d’une série de projets de l’État français visant à électrifier le pays, réduisant ainsi sa dépendance aux combustibles fossiles et au gaz, dont la majorité sont importés.
Alors que la France est leader en matière de production nucléaire d’électricité, la grande majorité de ses réserves de pétrole et de gaz sont importées.
Celles-ci représentent jusqu’à 60 % de la consommation totale d’énergie du pays et, comme le montrent les tensions actuelles au Moyen-Orient, une rupture d’approvisionnement peut rapidement entraîner une hausse des prix pour les résidents comme pour les autorités.
Au niveau européen, une tendance à s’éloigner du gaz – dont une grande partie est encore importée de Russie – est également en cours et constitue une autre motivation pour ces projets.
Environ un tiers des communes sélectionnées dans le cadre de l’essai visent à terme à se retirer du réseau gazier français, en s’électrifiant complètement. Cela permettrait aux ménages de passer à une consommation entièrement électrique et, si nécessaire, de remplacer les appareils à gaz par des appareils électriques.
Toutefois, cela ne se produira que « là où il y a une consommation dispersée nécessitant une maintenance très coûteuse », a déclaré le gouvernement en annonçant le projet.
« Il ne s’agit pas de supprimer le réseau là où la production de gaz est importante ou là où les industries en dépendent et ne peuvent pas s’en détourner à un coût raisonnable. »
Les plus grandes villes incluses dans l’essai – Lyon, Bordeaux, Metz, Nancy, Strasbourg et Grenoble – se sont toutefois toutes engagées à démanteler au moins une partie de leur réseau de gaz.
La France cherchera également à devenir un leader mondial dans l’utilisation de l’hydrogène, en finançant 1,2 milliard d’euros de recherche et développement sur l’utilisation de l’hydrogène dans l’industrie sidérurgique au cours des 15 prochaines années.
Qu’est-ce qui va changer ?
Le programme comprendra des mesures dans plusieurs domaines : électrifier les transports, l’agriculture, les entreprises, ainsi que les logements résidentiels.
Le dispositif se concentre sur quatre critères principaux :
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Supprimer progressivement la consommation de gaz – l’objectif primordial du projet
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Élimination progressive de l’utilisation du fioul
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Mobilité électrisante (infrastructures de véhicules électriques) et transports publics
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L’électrification de « toutes les autres activités, notamment agricoles… artisanales ou industrielles », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
Les détails exacts sont actuellement rares, car chaque zone d’essai présentera un plan sur mesure adapté à ses circonstances.
« Il appartient aux élus de définir leur propre feuille de route pluriannuelle et la trajectoire qui leur convient le mieux, en travaillant sur le terrain avec leurs habitants », a ajouté Mme Bregeon.
Les zones incluses dans l’essai ont jusqu’au 1er décembre pour fixer des objectifs initiaux, mais cela ne signifie pas qu’ils seront rendus publics à cette date.
Les résidents des zones d’essai devraient cependant garder les yeux ouverts sur les communications officielles sur le projet, car ils pourront peut-être donner leurs avis ou recommandations ou assister à des réunions locales sur le sujet.
Chaque territoire bénéficiera du soutien de l’Agence de la transition écologique, l’Ademe, ainsi que du directions régionales de l’environnement, de l’Aménagement et du Logement (Dréal).
Actuellement, aucun financement spécifique n’a été réservé à la transition, alors que la France se prépare à des débats tendus sur le budget 2027 dans un contexte de crise de la dette croissante.
Cependant, les zones d’essai recevront en priorité jusqu’à 10 milliards d’euros de certificats d’économies d’énergie, notamment pour le remplacement des anciens systèmes de chauffage au gaz et au fioul des habitations ainsi que pour l’électrification des infrastructures publiques.
Une deuxième phase du dispositif sera esquissée en octobre, qui réaffectera les fonds jugés inefficaces et les transférera vers des programmes plus utiles, dont pourront bénéficier les 109 zones d’essai.
Ce deuxième volet du programme « financera des mesures ambitieuses, telles que la suppression progressive des chaudières à gaz, l’électrification des réseaux de bus et un soutien financier pour installer au moins une borne publique de recharge rapide pour véhicules électriques dans chaque commune de plus de 3 000 habitants », a déclaré Mme Bregeon.
Ces zones seront également « les premières à bénéficier des (futures) mesures proposées par le gouvernement ».
