En France, des baisses du prix du carburant jusqu’à 18 centimes le litre à partir du 1er novembre
conduite
Le gouvernement libère des réserves stratégiques de diesel en vertu d’un nouveau décret
Les prix du diesel en France devraient baisser jusqu’à 18 centimes le litre à partir du 1er novembre en vertu d’un nouveau décret gouvernemental libérant des réserves stratégiques de carburant à des prix inférieurs à ceux du marché.
La mesure, publiée au Journal officiel le 24 octobre, permet de sortir des stocks stratégiques jusqu’à 1,6 milliard de litres de diesel, de fioul et de kérosène, les fournisseurs étant légalement tenus de répercuter les économies ainsi réalisées sur leurs clients.
Le gouvernement estime que la mesure réduira les prix de 12 à 18 cents le litre sur trois mois, bien que la réduction réelle puisse varier selon les fournisseurs.
Comment fonctionneront les baisses de prix ?
Le décret, qui fait suite à une annonce antérieure, autorise la vente des stocks stratégiques de diesel aux fournisseurs de carburant à leur coût d’acquisition initial moyen pondéré plutôt qu’à leur valeur marchande actuelle.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré le 24 octobre sur les réseaux sociaux que les actions seraient libérées à un prix près de quatre fois inférieur à leur valeur marchande actuelle.
Le décret permettant la libération de 10 millions de barils de gazole vient d’être pris. Ces stocks seront mis sur le marché à leur prix d’acquisition, près de quatre fois inférieur au prix actuel du marché. Ils permettront ainsi une baisse du prix de l’essence pouvant atteindre 18 centimes par litre. Cette baisse est attendue à compter du 1er novembre. Une garantie : l’intégralité de cet avantage financier devra être répercutée sur le prix payé par les consommateurs. Cette mesure bénéficiera également aux consommateurs de gazole non routier, de gazole pêche, de fioul domestique et de gazole en Outre-mer.
– Sébastien Lecornu (@SebLecornu) 24 octobre 2026
La différence entre le prix d’achat et la valeur marchande estimée constitue un avantage financier que les fournisseurs doivent répercuter sur les clients.
Cette obligation s’étend tout au long de la chaîne de distribution, empêchant les grossistes et les détaillants de conserver leurs économies.
Le ministre du Commerce, Serge Papin, avait déjà promis des contrôles hebdomadaires pour s’assurer que les réductions parviennent aux automobilistes.
« Nous vérifierons chaque semaine que les réductions parviennent jusqu’aux pompes », a-t-il déclaré dans un communiqué gouvernemental le 7 octobre.
La mesure couvre également le fioul domestique et le kérosène (pétrole lampant), mais pas l’essence comme le SP95 ou le SP98.
Toutes les stations-service proposeront-elles la même réduction ?
Le décret n’impose pas de réduction forfaitaire par litre, les économies pouvant donc varier en fonction du fournisseur et des volumes distribués.
Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a déjà laissé entendre que la réduction dans les stations de son entreprise serait inférieure à l’estimation initiale du gouvernement, de l’ordre de 8 à 12 centimes le litre pour les automobilistes privés.
Le client doit être informé de la réduction applicable, exprimée en euros par litre, avant de finaliser son achat.
La libération des stocks stratégiques est autorisée jusqu’au 31 janvier, le décret plus large restant applicable jusqu’au 15 avril.
Les fournisseurs de carburant seront également tenus de soumettre des rapports réguliers au gouvernement détaillant les volumes achetés, les économies réalisées et les montants répercutés sur les clients.
