Des centaines de communes françaises imposent une surtaxe maximale aux résidences secondaires
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Plus de 1.600 communes peuvent prélever une surtaxe pour pénurie de logement allant jusqu’à 60%
Les propriétaires de résidences secondaires sont confrontés à une augmentation de la facture fiscale alors que des centaines de communes à travers la France cherchent à imposer cette année une surtaxe maximale aux résidences secondaires, les autorités locales cherchant à lever des fonds après les élections de printemps.
Au total, 1 666 communes situées dans des zones confrontées à une pénurie de logements ont appliqué des surtaxes sur le taxe d’habitation des résidences secondaires (taxe de résidence secondaire).
Parmi eux, 41 % appliqueront le supplément maximum (taux de 60 %), contre 40 % l’année dernière.
Les factures de taxe commenceront à arriver plus tard à l’automne, avec des paiements dus en décembre ou répartis sur 10 paiements égaux si les propriétaires optent pour mensualisation (paiements mensuels).
688 communes appliquent le taux maximum
Pour rappel, les taxes d’habitation concernent désormais uniquement les résidences secondaires, suite à d’importantes réformes menées sous le mandat du président Emmanuel Macron.
La facture est basée sur la valeur locative cadastrale annuelle théorique (VLC) du bien, corrigée de l’inflation chaque année.
Les collectivités locales appliquent alors un taux à l’impôt, ce qui signifie que la facture finale peut potentiellement augmenter (ou dans certains cas rares, diminuer) plus que ce changement de base, en fonction du vote.
En effet, la taxe est collectée et dépensée localement, les communes choisissant comment allouer les fonds.
Cependant, les zones classées comme zone tendue (face à une pénurie de logements) peut ajouter une surtaxe supplémentaire.
Il s’agit généralement de grandes villes et de leurs banlieues, de zones côtières et des Alpes – autant de zones où la disponibilité de logements est réduite.
Ce gouvernement outil de recherche permet de vérifier si votre commune est classée en zone tendue et a théoriquement la possibilité d’ajouter le supplément sur les factures.
Allant de 5% à 60%, ce taxe d’habitation La surtaxe agit à la fois comme un moyen de revenus supplémentaires pour les communes confrontées à des difficultés de logement, et comme un moyen de dissuasion contre le maintien de résidences secondaires dans ces zones.
Une liste de toutes les communes appliquant cette surtaxe, ainsi que le montant qu’elles choisissent de prélever en 2026, est disponible sur Le Figaro site web. La liste, vers la moitié de l’article, est interactive et vous pouvez utiliser la barre de recherche pour rechercher votre commune.
Partout en France, les départements ont vu les communes augmenter la surtaxe maximale de 60 %, mais certaines zones occupent une place plus importante.
Au total, 63 communes de Haute-Savoie devraient appliquer le taux maximum de 60 %, soit près de 10 % du total national.
Les autres départements qui voient un nombre élevé de communes appliquer le taux maximum sont le Calvados (33), le Morbihan (30) et la Savoie, les Landes et le Vaucluse (29).
Les revenus ont fortement chuté l’année dernière
Cette augmentation est potentiellement liée à une baisse des recettes enregistrées grâce à la surtaxe l’année dernière, après deux années au cours desquelles les registres montrent une surimposition importante.
Le passage à une taxe prélevée uniquement sur les résidences secondaires et l’introduction de la taxe obligatoire biens immobiliers la déclaration de propriété en 2023 a entraîné des milliers de problèmes avec les factures de taxes sur les résidences secondaires, dont beaucoup ont conduit les résidents à payer trop cher ou à les voir à tort prélevées sur les propriétés principales.
Les factures sont désormais pour la plupart émises correctement – bien qu’il soit toujours prudent de les vérifier attentivement – mais des erreurs majeures ont été enregistré en 2023 et 2024.
En effet, les collectivités locales ont collecté environ 1,8 milliard d’euros de taxes sur les résidences secondaires excédentaires sur ces deux années selon un rapport de 2025 des commissaires aux comptes de la Cour des comptes, un chiffre qui s’élève à 2 milliards d’euros si l’on inclut la surtaxation des logements vacants.
Cependant, des contestations judiciaires sur cette question ont été intentées contre l’État français (c’est le fisc qui a commis la plupart des erreurs) et les remboursements sont venus des caisses de l’État.
Les problèmes étant pour l’essentiel résolus entre 2024 et 2025, les autorités locales ont vu leurs recettes fiscales chuter fortement. A Paris par exemple, les revenus de la surtaxe évoquée ci-dessus ont chuté de 26%, selon l’agence immobilière Green-Acres.
Les autres villes qui ont vu les recettes de la surtaxe baisser étaient Lille (-57 %), Grenoble (-56 %), Nantes (-48 %), ainsi que Rennes, Strasbourg, Toulouse et Lyon (-47 %).
Il convient de rappeler qu’il ne s’agit que du montant perdu en recettes provenant des surtaxes, une partie de la taxe. Toutefois, pour les grandes villes comme Lyon et Toulouse, cela représente environ 10 millions d’euros de recettes de surtaxes de moins à partir de 2025 qu’en 2024.
