Ce qui change pour les résidents en France en septembre 2026

Septembre est un mois chargé en France, marquant la fin de la période des vacances d’été et le début de la l’année scolaire prochaine.

De nombreux propriétaires le feront également voir leur taxe foncièreprincipal impôt foncier de France, les factures arrivent.

Aussi le délai pour exprimer une opinion sur le nouveaux billets en euros est le 21 septembre.

A côté de ces dates clés à retenirun certain nombre de changements importants sont en cours et touchent des millions de personnes à travers la France.

Nous en examinons plusieurs ci-dessous.

Facturation électronique

Entreprises, indépendants et certains de ceux qui louent des biens meublés doit s’inscrire à la facturation électronique d’ici le 1er septembre 2026, dans le cadre des nouveaux plans gouvernementaux visant à lutter contre la fraude à la TVA.

Ils doivent s’inscrire sur l’une des plateformes de facturation électronique agréées par le gouvernement, permettant la réception de factures électroniques.

Les petites entreprises (250 employés ou moins) et les travailleurs indépendants n’auront pas besoin d’envoyer de factures électroniques avant septembre 2027, mais devront pouvoir les recevoir d’ici le 1er septembre 2026.

Les grandes entreprises doivent envoyer leurs factures par voie électronique avant le 1er septembre 2026.

Les responsables du gouvernement devraient être indulgent avec les propriétaireset aucune amende n’est prévue pour ce groupe en 2026.

Cependant, les autres personnes qui ne s’inscrivent pas correctement sur une plateforme agréée recevront un avertissement et un préavis de trois mois, après quoi ils risquent une amende de 500 €.

Cette somme s’élèvera à 1 000 € payables tous les trois mois en cas d’échec répété à s’inscrire.

Le programme de rénovation immobilière renforcé

De nouvelles évolutions entrent en vigueur pour le dispositif d’aide à la rénovation immobilière de MaPrimeRénov’.

Premièrement, le financement de plusieurs améliorations ponctuelles (Parcours par geste) seront supprimés, y compris pour de nombreux types d’équipements de chauffage écologiques et de production d’eau chaude sanitaire.

Ces améliorations seront toujours éligibles au financement, mais doivent être réalisées dans le cadre d’une mise à niveau plus globale (rénovation d’ampleur).

Cependant, rénovation d’ampleur les demandes de projet seront rejetées si la maison conserve une chaudière à gaz une fois le projet terminé. Si la propriété ne dispose pas de chaudière à gaz, cela n’impactera pas la demande.

L’objectif est de « donner la priorité aux projets les plus bénéfiques pour l’environnement pour s’éloigner des combustibles fossiles… (et) d’éviter de financer des rénovations qui perpétuent la dépendance des ménages au gaz, les exposant ainsi aux futures fluctuations des prix du gaz », a déclaré le gouvernement.

Plus d’informations sont disponibles dans notre article iciy compris un aperçu des projets spécifiques concernés.

Suspension et modifications de la réforme des retraites

Les mesures suspendant la réforme des retraites en France – incluses dans le projet de loi de sécurité sociale 2026 – entrent en vigueur le 1er septembre.

Elle permet aux personnes nées entre 1964 et 1968 d’éviter l’augmentation du nombre de trimestres requis pour percevoir une pension à taux plein, leur permettant de prendre leur retraite entre trois et six mois plus tôt que si la réforme avait été mise en œuvre.

Un tableau expliquant le fonctionnement de la suspension est disponible ici.

La réforme de 2023 est désormais suspendue jusqu’en 2028 et constituera un objectif majeur de la prochaine élection présidentielle, chaque candidat devant exposer son intention de réintroduire, de poursuivre la réforme ou d’abandonner complètement les changements – une victoire dans la campagne étant considérée comme un mandat implicite pour mettre en œuvre ses propositions.

Notez que d’autres changements dans le calcul des pensions entreront en vigueur le 1er septembre, notamment des calculs trimestriels plus élevés pour les femmes en fonction du nombre d’enfants qu’elles ont, et des modifications à la retraite anticipée pour celles qui ont une longue carrière.

Lisez à leur sujet ici (changements pour les femmes) et ici (exigences de longue carrière).

Limites aux notes de maladie

La validité de l’avis de maladie sera limitée à un certain nombre de jours, au-delà duquel un nouveau sera demandé.

Le premier avis de maladie délivré pour une maladie aura une durée maximale de 31 jours, après quoi le patient devra obtenir un avis de suivi.

Les billets supplémentaires auront une durée maximale de 62 jours, mais pourront être renouvelés plusieurs fois, chaque billet ayant une nouvelle limite de 62 jours.

Toutefois, les professionnels de santé pourront rédiger des arrêts maladie couvrant des dates supplémentaires si le patient souffre d’une maladie prolongée ou dans les cas où le Haute Autorité de santé (HAS) recommande les extensions.

Plus d’informations sont disponibles dans notre article ici.

Réduction potentielle du remboursement des médicaments

Les assurés de l’Assurance Maladie verront leur remboursement réduit pour certains médicaments s’ils refusent les alternatives proposées par les pharmaciens.

Une partie, voire dans certains cas la totalité, du prix d’un médicament est prise en charge d’avance si le titulaire d’une carte Vitale glisse sa carte lors de l’achat ;

C’est ce qu’on appelle le système des tiers payants.

À partir du 1er septembre, si un pharmacien vous propose un médicament de substitution « biosimilaire » ou « hybride » au médicament de référence et que vous refusez, vous ne serez pas remboursé d’avance par le tiers payant.

Vous devrez plutôt payer la totalité des frais et vous faire rembourser ultérieurement par l’Assurance Maladie au tarif établi (taux fixe) du médicament de référence, qui est généralement inférieur.

Pour certains médicaments, le calcul du remboursement ne portera pas sur le médicament de référence acheté plein tarif mais sur l’alternative moins chère que vous avez refusée (même si vous n’avez pas acheté celui-ci).

Les médicaments hybrides sont ceux qui contiennent les mêmes principes actifs mais qui ont généralement des schémas posologiques différents (en prenant le médicament moins ou plus souvent au cours d’une journée) ou des formes (par exemple des solutions orales par opposition aux comprimés enrobés).

Les médicaments biosimilaires sont ceux dont les principes actifs sont similaires à ceux des médicaments biologiques existants fabriqués à partir d’organismes vivants.

Bien que ces règles s’appliquent à certains médicaments prescrits, si votre médecin a exclu certains médicaments hybrides ou biosimilaires de l’ordonnance en raison de problèmes de santé, les pharmaciens ne peuvent pas vous proposer ces alternatives.

« Accepter un médicament hybride ou biosimilaire lorsque la substitution est possible garantit la continuité du traitement tout en contribuant à maîtriser les coûts de santé, à prévenir les ruptures d’approvisionnement et à maintenir un accès durable aux traitements pour tous », souligne l’Assurance Maladie.

Allocations de chômage réduites après rupture mutuelle

À partir du 1er septembre, les salariés qui acceptent une rupture conventionnelle avec leur entreprise verront diminuer le nombre de mois pendant lesquels ils pourront percevoir des allocations de chômage.

Les changements signifient qu’à partir du 1er septembre 2026 :

  • Pour les personnes de moins de 55 ans, la durée des prestations est réduite à 15 mois au lieu de 18 mois actuellement.

  • Pour les personnes âgées de 55 à 56 ans, la durée des prestations est réduite à 20,5 mois contre 22,5 mois actuellement pour les bénéficiaires âgés de 55 à 56 ans et 27 mois pour les bénéficiaires âgés de 57 ans et plus.

Différentes réductions s’appliquent dans les départements d’outre-mer.

La rupture conventionnelle se distingue à la fois d’un licenciement ou d’une démission, et est parfois préférée par les salariés cherchant à éviter l’un ou l’autre de ces éléments dans leur dossier professionnel.

Régime d’aide à l’achat de véhicules électriques d’occasion

Un nouveau dispositif utilisant les Certificats d’Économies d’Energie (certificats d’économies d’énergieCEE) pour contribuer au financement partiel de l’achat de voitures électriques d’occasion sera lancé le 1er septembre.

Les véhicules achetés auprès de concessionnaires agréés et répondant à certains critères (date de première immatriculation, batterie d’origine, capable de parcourir une certaine distance sans frais) seront éligibles au bonus, qui sera appliqué directement.

Les véhicules doivent coûter 25 000 € ou moins et être détenus pendant trois ans.

Actuellement, le bonus moyen est de 337 € mais cela pourrait changer car les calculs utilisés sont flexibles.

L’aide via ce programme pourrait atteindre entre 2 000 et 2 360 euros pour les personnes occupant certains emplois tels que les soignants, le gouvernement cherchant à réduire le nombre de travailleurs très mobiles utilisant des véhicules diesel et essence.

Le programme sera en place pendant au moins quatre ans, et plus d’informations sont disponibles dans notre article ici.

Augmentation du prix du gaz

Les prix de référence du gaz en France augmenteront de 5,6% au 1er septembre. Cela fait suite à une légère baisse en août (-0,8%) et à une forte hausse en juillet (+7,4%).

Les tensions persistantes au Moyen-Orient et leurs effets sur le marché mondial du gaz sont en partie responsables de cette augmentation.

L’indice de référence est publié mensuellement par le Commission de régulation de l’énergie en fonction des tendances du marché, en place depuis la fin des tarifs réglementés du gaz dans le pays.

Les entreprises ne sont pas tenues de respecter le prix de référence, mais s’en tiennent généralement à ce prix pour rester compétitives et empêcher les clients de se tourner vers des fournisseurs concurrents.

La hausse ne concerne pas les ménages bénéficiant d’un contrat au forfait.

Interdiction du téléphone portable pour les lycéens et modifications à la rentrée

Les élèves à lycées – l’équivalent des lycées américains ou des collèges britanniques ne pourront plus utiliser les téléphones portables pendant la journée scolaire.

Ils seront généralement tenus de remettre leurs téléphones portables en début de journée et de les récupérer à la fin de la journée scolaire, mais chaque lycée définira ses politiques.

Plus d’informations sont disponibles dans notre article ici.

A noter, les téléphones portables étaient déjà interdits dans les accueils/crèches et écoles primaires/collèges en France.

D’autres changements pour les élèves qui retournent à l’école comprennent :

  • Le déploiement national d’un cours sur la gestion des budgets, l’apprentissage de la banque, de l’assurance, etc. en 4ème (13-14 ans). La classe est connue sous le nom d’éducation financière

  • Les élèves peuvent être amenés à changer d’école en raison du comportement de leurs parents, s’ils se montrent abusifs ou menaçants envers le personnel de l’école ou d’autres élèves.

Autres changements au cours d’un mois chargé

Une liste d’autres changements comprend :

  • Amélioration de la couverture d’assurance maladie contre la bronchite des nourrissons. Les vaccins destinés aux femmes enceintes (Abrysvo) et aux nourrissons de moins de deux ans (Beyfortus) bénéficieront désormais d’un remboursement plus élevé au titre de l’Assurance Maladie, le premier passant de 30 % à 65 % de couverture et le second couvert à 100 % s’il est administré lors de la campagne de vaccination précoce des nouveau-nés.

  • Une consultation publique sur le vieillissement en France (Vieillir en France, aujourd’hui et demain) reste ouverte jusqu’au 20 septembre. Elle souhaite obtenir des perspectives sur le vieillissement, la perte d’autonomie et la prise en charge des personnes âgées en France. Plus d’informations sont disponibles ici

  • Les frais universitaires augmentent en fonction de l’inflation et s’élèvent pour l’année 2026/2027 à : 178 € pour un diplôme de premier cycle, 255 € pour un master et 398 € pour un doctorat/PhD, auxquels s’ajoutent une contribution de vie étudiante et de campus (CVEC) de 105 €. Les étudiants qui reçoivent des bourses basées sur les besoins sont exemptés

  • Impôt à la source (prélèvement à la source) sera mis à jour à partir du 1er septembre sur la base des informations transmises lors de la déclaration d’impôt sur le revenu du printemps, si elles n’ont pas déjà été modifiées

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