Appel de Marine Le Pen : interdiction électorale levée mais peine de prison confirmée

Cette décision signifie que la députée d’extrême droite est légalement libre de se présenter en 2027, même si elle a déclaré qu’elle ne se présenterait pas si elle devait porter un bracelet électronique.

Marine Le Pen a toujours déclaré qu’elle ne se présenterait pas à l’élection présidentielle de 2027 si elle était soumise au port d’un badge électronique.

La cour d’appel de Paris a confirmé la peine prononcée contre Marine Le Pen pour détournement de 2,8 millions d’euros de fonds publics aux côtés d’alliés d’extrême droite, mais a réduit les peines attachées à la peine.

Il a largement levé l’interdiction de se présenter à des fonctions publiques pendant cinq ans, mais a maintenu une peine de prison susceptible d’inclure une étiquette électronique.

Mme Le Pen a toujours déclaré qu’elle ne serait pas candidate à l’élection présidentielle de 2027 si elle était soumise au port d’un bracelet à la cheville.

Le tribunal a confirmé la peine initiale de mars 2025, mais a réduit les peines à trois ans de prison (dont deux avec sursis), la troisième année devant être purgée sous une alternative telle qu’un bracelet électronique à la cheville.

L’interdiction de se présenter à des fonctions publiques a été réduite de cinq ans à 45 mois, dont 30 avec sursis.

Cela la rend techniquement éligible pour se présenter à la campagne présidentielle de 2027, puisque l’interdiction de 15 mois commence techniquement à compter de la date de décision initiale de mars 2025. Une amende de 100 000 € n’a pas été annulée.

Le tribunal a rejeté les arguments avancés par ses avocats lors de l’audience d’appel en janvier et février, selon lesquels l’infraction aurait dû être traitée comme un abus de confiance plutôt que comme un détournement de fonds publics.

Le tribunal a déclaré Mme Le Pen coupable d’abus de fonds publics sur une période de 11 ans, tout en notant qu’elle ne les avait pas utilisés pour s’enrichir personnellement.

Cette décision signifie que Mme Le Pen n’est pas empêchée de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, mais il est peu probable qu’elle le fasse.

Elle a réaffirmé qu’elle ne se présenterait pas aux élections de 2027 si elle portait un bracelet le 2 juillet, mais n’a pas encore commenté officiellement la décision d’aujourd’hui.

Elle devrait toutefois contester la décision de la cour d’appel devant la plus haute juridiction française.

La décision part Rassemblement National Le président (RN) Jordan Bardella, 30 ans, est le candidat attendu du parti pour la présidentielle de 2027, même si sa nomination n’a pas encore été formellement confirmée.

Le parti confirmera officiellement son candidat à une date ultérieure – notez que plusieurs partis n’ont pas encore officiellement confirmé leurs candidats pour les élections du printempsqui se déroulera en deux tours les 18 avril et 2 mai 2027.

Les commentateurs politiques affirment que la décision d’aujourd’hui marquera le début officieux de la campagne, alors que l’opposition les partis rassemblent leurs stratégies face au RNactuellement en tête dans tous les sondages et lors des hypothétiques second tour.

Qu’est-ce que cela signifie pour les chances de l’extrême droite en 2027 ?

Le RN a toujours affirmé que l’annulation de l’accusation de 2025 entraînerait la désignation de Mme Le Pen comme candidate du parti à l’élection présidentielle de 2027.

Son protégé Jordan Bardella a été présenté comme un candidat de longue date à la présidentielle et, ces dernières semaines, les dirigeants du RN ont appuyé M. Bardella en tant que candidat au cas où Mme Le Pen ne pourrait pas – ou choisirait de ne pas – se présenter.

Le parti insiste sur le fait que le programme restera le même quel que soit le candidat à la présidentielle.

Président du parti depuis 2022, M. Bardella a déjà dirigé le RN aux élections européennes de 2024 (où le parti a obtenu plus de 31 % des voix en France et a été le plus important en France) et aux élections législatives de 2024.

M. Bardella a constamment exprimé qu’il souhaitait que Mme Le Pen soit la prochaine présidente et qu’il assume lui-même le rôle de Premier ministre à la suite d’une victoire du RN aux élections législatives qui ont suivi la campagne présidentielle.

« À Marine, je veux dire simplement ceci : vous pouviez compter sur moi hier, vous pouvez compter sur moi aujourd’hui et vous pouvez compter sur moi demain », a-t-il déclaré dans un message sur les réseaux sociaux lundi 6 juillet.

Toutefois, s’il doit être le candidat du parti à la présidentielle, ces plans changeront et, pour l’instant, il n’y a aucun candidat clair pour le poste de Premier ministre parmi le cercle restreint du parti.

Les partis rivaux étaient divisés sur la question de savoir si M. Bardella ou Mme Le Pen était le candidat le plus dangereux à affronter, mais l’opinion générale est que l’expérience de cette dernière l’emporte sur les défauts de son dossier.

Cependant, les sondages d’opinion indiquent systématiquement que Jordan Bardella est le plus populaire des deux et qu’au second tour, il obtiendrait une part de voix plus élevée que Mme Le Pen face à des candidats rivaux.

Une campagne présidentielle menée par Mme Le Pen – sa quatrième – bénéficierait de sa grande expérience du processus.

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