Un homme décède après avoir contracté le virus Shamonda en France
santé
Il s’agit d’une première mondiale concernant la transmission d’une maladie à l’homme
Le tout premier cas humain du virus « Shamonda » a été détecté en France, alors que la maladie était auparavant considérée comme non transmissible à l’homme.
Un patient présentant un déficit immunitaire sévère a été infecté par le virus plus tôt dans l’année et est décédé en octobre. Il était soigné à Lyon.
« Des enquêtes cliniques, biologiques et épidémiologiques sont toujours en cours », ont indiqué les ministères de la Santé et de l’Agriculture dans un communiqué commun à ce sujet.
La victime aurait été infectée par la piqûre d’un moucheron Culicoides dans l’est de la France.
Les autorités sanitaires ont toutefois minimisé les inquiétudes concernant la maladie et aucune transmission ultérieure à l’homme n’est attendue.
« Malgré des décennies de circulation du virus Shamonda en Afrique et en Asie, aucun cas humain n’avait été documenté jusqu’à présent. Il s’agit donc d’un cas exceptionnel survenant chez un patient sévèrement immunodéprimé.
« Sur la base des connaissances actuelles sur ce virus, aucun risque sanitaire pour la population générale n’a été identifié à l’heure actuelle », ont indiqué les ministères.
Les organismes de santé internationaux, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), ont été informés de l’incident.
Le virus s’est propagé cet été
Le virus Shamonda est un « orthobunyavirus » qui a été signalé dans plusieurs pays européens en 2026, bien qu’il soit apparu pour la première fois au Nigeria dans les années 1960.
Il est étroitement lié au virus de Schmallenberg, découvert pour la première fois en Allemagne en 2011 et qui constitue la première découverte d’un tel virus dans l’hémisphère nord.
Plusieurs troupeaux de bovins en Europe, principalement dans l’est de la France, ont été infectés par le virus Shamonda cet été, ainsi que des vaches à Jersey (une dépendance de la Couronne britannique).
Actuellement, la maladie est présente dans 51 départements français.
Elle se propage par des moucherons piqueurs et affecte principalement les bovins, bien que des cas d’infection chez d’autres animaux d’élevage, notamment les moutons, les chèvres et les alpagas, aient également été signalés, aux côtés de chevaux souffrant déjà de problèmes de santé.
Chez les bovins, le virus provoque de la fièvre, de la diarrhée et une réduction de la production de lait, et peut amener les bovins en gestation à transmettre la maladie aux veaux ou à ne pas mener leurs veaux à terme.
Des études antérieures sur le virus de Schmallenberg ne le considéraient pas comme un risque pour la santé humaine, car la plupart des autres maladies similaires ne sont pas zoonotiques (ce qui signifie qu’elles ne peuvent pas être transmises d’un animal à un humain).
En outre, les animaux ont commencé à acquérir une forme d’immunité naturelle contre le virus de Schmallenberg, même si de nouvelles épidémies ont été enregistrées en 2016.
