Cinq incroyables églises souterraines françaises à explorer
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Visitez ces spectaculaires églises souterraines et taillées dans le roc, de la vaste église monolithique de Saint-Émilion à un sanctuaire troglodyte provençal
Les églises sont généralement identifiées par des tours et des flèches élancées, mais certaines d’entre elles vont dans l’autre sens. La France compte un certain nombre de églises monolithes (églises taillées dans le roc) qui sont soit construites sous terre, soit creusées dans les falaises. Certaines ont été créées par des moines en quête de paix et d’isolement du monde, tandis que d’autres se sont développées à partir de grottes naturelles devenues des lieux de culte et de pèlerinage chrétiens. En voici cinq ouvertes au public.
1. Église monolithe de Saint-Émilion, Saint-Émilion (Gironde)
La plus grande église souterraine d’Europe est entièrement taillée dans le calcaire. La nef, haute de 11 m, est flanquée de deux bas-côtés et de piliers. On pense qu’il a été fouillé entre la fin du XIe et le début du XIIe siècle sous la direction de moines bénédictins, et sa conception a presque certainement été influencée par les premières églises chrétiennes du Moyen-Orient, comme l’ont rapporté les croisés de retour. Il a subi des modifications au fil des siècles, notamment l’ajout de fenêtres gothiques et de la flèche du clocher..
2. Église Saint-Jean, Aubeterre-sur-Dronne (Charente)
Cette église remarquable, construite à flanc de falaise, revêt une importance particulière pour les pèlerins du Chemin de Saint-Jacques. Un sanctuaire antérieur existait probablement au VIIIe siècle, mais l’église actuelle a été en grande partie fouillée et agrandie par les moines bénédictins au XIIe siècle. La nef, aux voûtes en plein cintre, atteint 20 m de hauteur et est bordée sur trois côtés par une galerie accessible par un escalier, également creusé dans le rocher. Le reliquaireune imposante structure en pierre décorée, est considérée comme un chef-d’œuvre de l’art roman.
3. Grotte Sainte-Marie-Madeleine, Plan-d’Aups (Var)
L’accès à cet immense sanctuaire troglodytique, formé naturellement dans le calcaire, est contrôlé par des moines dominicains. Les visiteurs doivent monter un escalier en pierre de 150 marches. Le reliquaire on dit qu’elle contient des parties du corps de Marie-Madeleine, mais pas son crâne, visible dans la crypte de la basilique Sainte-Marie-Madeleine à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume à proximité. La légende locale raconte que Marie-Madeleine serait venue de Palestine pour finir sa vie dans le calme et la tranquillité de la Provence, en se réfugiant dans cette grotte.
4. Abbaye de Saint-Gilles-du-Gard, Saint-Gilles (Gard)
L’abbaye de Saint-Gilles, construite autour du tombeau de Saint Gilles l’ermite, était un lieu de pèlerinage majeur au Moyen Âge. Elle a atteint son apogée au XIIe siècle, lorsqu’elle était la quatrième destination de pèlerinage la plus populaire après Jérusalem, Rome et Saint-Jacques-de-Compostelle.
5. Chapelle Sainte-Radegonde, Coteau Sainte-Radegonde, Chinon (Indre-et-Loire)
Il s’agit d’une chapelle semi-troglodytique aux origines peut-être païennes avant d’être dédiée à Jean le Reclus, un ermite médiéval qui aurait reçu sainte Radegonde (Radegonde), reine des Francs du VIe siècle (canonisée plus tard). Les murs sont décorés de peintures murales de différentes époques, dans différents états de conservation. L’une, représentant probablement une scène de chasse, date de la fin du XIIe siècle.
