Comment restaurer un escalier dans une ferme française – une étape à la fois

Il vaut mieux conserver un escalier existant que d’en refaire un nouveau

Un escalier est une nécessité pratique dans toute maison comportant un étage supérieur, mais il peut également constituer un élément attrayant en soi.

Si vous acquérez une propriété dans un état négligé, il y a de fortes chances que vous deviez faire attention aux escaliers en priorité, ne serait-ce que pour monter et descendre votre chantier sans échelles ni échafaudages.

Si le vieil escalier est en train de pourrir et de se verrouiller, vous avez trois options. Vous pourriez demander à un menuisier de fabriquer un nouvel escalier ou en acheter un tout fait et sans âme.

Il est bien préférable, si vous avez le temps et la patience, de sauvegarder ce que vous pouvez de l’escalier existant et de recréer l’original.

Mon voisin, par exemple, tenait à conserver l’escalier de l’ancienne ferme qu’il avait achetée. Tous les menuisiers à qui il a demandé un devis voulaient le remplacer entièrement, mais il ne voulait pas le faire, donc c’est devenu un travail de bricolage d’amour.

Les bases des escaliers

Si vous envisagez de travailler sur un escalier, il est préférable de commencer par comprendre la structure et la terminologie de base.

Un escalier est une merveille d’ingénierie. Deux larges longerons obliques (citrons) transportez l’objet jusqu’à l’étage suivant – ou plus communément, un palier.

Ceux-ci sont reliés par des marches horizontales (marches) et soutenu par des contremarches verticales (contremarches). Une rampe (balustrade ou rampe d’appui) est un élément de sécurité essentiel pour empêcher l’utilisateur de tomber dans l’espace de l’autre côté de l’escalier. Cela commence et se termine par des poteaux (le poteau de départ et le poteau d’arrivée).

Mon voisin entreprenant a constaté les dégâts et a décidé qu’il pouvait au moins conserver les longerons, les poteaux et la rampe, après les avoir traités avec un insecticide. Cependant, les marches elles-mêmes – les marches et les contremarches – devraient être remplacées.

Il envisageait de les fabriquer en chêne mais le prix était prohibitif. Le parc à bois local lui a suggéré d’utiliser plutôt du sapin de Douglas.

Lorsqu’il mesura le vieil escalier, il constata que tout était irrégulier, comme c’est le cas pour toutes choses dans les vieilles maisons.

Il a donc commandé des planches un peu plus longues que nécessaire – 1,20 m – qu’il a pu découper sur place pour les adapter exactement.

Les anciennes marches avaient environ 3 cm d’épaisseur. Leurs remplacements étaient à 3,5 cm afin qu’ils puissent être rabotés sur mesure avant le ponçage.

En travaillant vers le haut, chaque morceau de bois devait être adapté aux particularités des longerons de chaque côté.

Une fois le palier dépassé, il dut refaire des balustres car l’escalier se terminait brusquement par une double trappe au lieu de continuer jusqu’au premier étage.

Une fois arrivé en haut, il tourna son attention vers la marche du bas, qui est la plus visible de toutes.

Il a remplacé le morceau de bois pourri par un gros morceau de chêne provenant des travaux effectués sur le toit, arrondi pour des raisons esthétiques autour de la base du poteau.

Enfin, il a testé la solidité de son nouvel escalier et a ajouté un montant supplémentaire pour le rendre plus stable.

Une seule chose devait être modifiée dans le plan initial. Le mélange de bois anciens et nouveaux rendait la finition très inégale. Il a décidé de donner à l’ensemble une couche de peinture au sol pour l’unifier.

Le résultat est un escalier qui conserve l’esprit original de l’original mais qui est adapté à la vie moderne et qui survivra au piétinement de nombreux pieds pendant de nombreuses années.

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