Les parkings solaires sont désormais obligatoires mais « seulement 10 à 15 % » s’y conforment

Les parkings des grands supermarchés et centres commerciaux de plus de 10 000 m² risquent des amendes annuelles de 40 000 €

Les parkings extérieurs de plus de 10 000 m² doivent être couverts de couvertures photovoltaïques sur la moitié de leur superficie totale

Depuis le 1er juillet, une nouvelle loi est entrée en vigueur en France, imposant que les parkings extérieurs de plus de 10 000 m² – y compris ceux des grands supermarchés (appelés grandes surfaces en français), les centres commerciaux et les quartiers commerciaux – doivent être recouverts d’auvents photovoltaïques sur la moitié de leur superficie totale.

Il s’agit de la dernière mise en œuvre d’une loi visant à accélérer la production d’énergies renouvelables – dite loi APER – ou Accélération de la Production des Énergies Renouvelables – votée en mars 2023 et précisée par un décret publié en novembre 2024.

Les parkings de taille moyenne, allant de 1 500 à 10 000 m², ont bénéficié d’une prolongation jusqu’au 1er juillet 2028 pour se mettre en conformité.

Cette loi profite aux automobilistes, qui peuvent garer leur voiture à l’ombre ou à l’abri de la pluie pendant leurs courses, et constitue également une source d’électricité renouvelable, générant de l’électricité à consommer directement sur place, limitant ainsi les pertes liées au transport sur le réseau.

Toutefois, elle n’est pas encore pleinement respectée. Actuellement, seuls 10 à 15 % des parkings sont équipés de panneaux solaires, selon Edouard Roblot, directeur de l’énergie solaire chez Idex, une entreprise qui vise à accélérer la transition énergétique en favorisant les énergies locales et bas carbone.

A propos des bénéfices potentiels, il a déclaré à France 2 : « Nous sommes assis sur une véritable mine d’or de l’énergie solaire. Le potentiel de ces parkings solaires est de l’ordre de 15 à 20 gigawatts, soit l’équivalent de 12 réacteurs nucléaires de nouvelle génération, soit la consommation électrique de quatre millions de foyers. »

Les géants de la distribution disposant de parkings de plus de 10 000 m² qui ne respecteraient pas la loi pourraient se voir infliger une amende de 40 000 € chaque année.

Contrôles thermiques sur le lieu de travail

Le gouvernement français a procédé à un nombre record de contrôles pour évaluer les conditions de travail pendant la canicule du mois de juin

Plus de 3 600 inspections des lieux de travail ont été réalisées en un mois pour s’assurer que les entreprises respectaient leurs « obligations » de sécurité des salariés pendant la canicule de juin en France.

« Nous n’avons jamais réalisé autant de contrôles », a déclaré le ministre de l’Emploi Jean-Pierre Farandou, ajoutant : « Nous aurons des mesures en place avant la prochaine canicule de 2027 ».

Le ministre prévoit de se rendre en Espagne en septembre avec des représentants des syndicats et des employeurs pour comprendre comment la société espagnole s’est adaptée à la chaleur extrême et potentiellement « s’en inspirer ». L’Espagne, a-t-il déclaré à France Inter, « a l’habitude de faire face à la chaleur », et « nous allons examiner les mesures qu’ils ont prises. Qu’est-ce qui marche ? Qu’est-ce qui ne marche pas ? »

Il entend créer « très rapidement un cadre national. Cela pourrait prendre un mois. D’ici fin octobre, tout cela devrait être décliné dans les secteurs », et « il y aura des accords sectoriels ».

Le ministre a récemment déclaré Le Monde qu’il était ouvert à des discussions avec les syndicats et les organisations d’employeurs sur la manière de mieux organiser les conditions de travail lors d’événements météorologiques extrêmes.

Volontaires recherchés pour une étude sur la santé

Jusqu’à 3 000 volontaires sont recherchés pour participer à une étude majeure sur l’impact sur la santé de la pollution environnementale.

Santé publique France et l’Anses ont envoyé 15 000 courriers dans toute la France pour recruter des participants – adultes et enfants qui rempliront des questionnaires sur l’alimentation et l’activité physique et accepteront de se soumettre à une prise de sang – à l’enquête Albane.

Son objectif est de mieux comprendre l’impact des produits chimiques et des facteurs liés au mode de vie sur la santé et d’évaluer les risques liés à l’alimentation.

« Nous cherchons à mieux comprendre l’exposition aux substances chimiques pouvant être présentes dans l’environnement, les maladies chroniques comme le diabète, les maladies respiratoires, l’obésité ou l’hypertension artérielle, ainsi que les risques nutritionnels chimiques ou microbiologiques liés à l’alimentation », précise l’un des coordinateurs de l’enquête de l’Anses.

Les premiers résultats sont attendus en 2028.

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