La France invitée à remanier le contrôle du trafic aérien après des retards

L’audit indique que les réformes échouent et recommande une étude du modèle privatisé

L’audit du gouvernement a révélé que le système de contrôle du trafic aérien français nécessite des investissements

Le contrôle aérien en France devrait évoluer vers un modèle privatisé étant donné que les tentatives de réforme du système actuel, mises en œuvre en 2024, échouent, selon la Cour des comptes.

Dans un rapport au ministre des transports, la Cour – l’Instance supérieure de contrôle des finances publiques – ledit statut de contrôleurs aériens en tant que fonctionnaires (fonctionnaires) n’a pas de sens.

Il ajoute que le système français de contrôle du trafic aérien, supervisé par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), manque des investissements et de la flexibilité nécessaires pour l’améliorer.

Selon le dernier rapport annuel d’Eurocontrol, la France était responsable de 36 % de tous les retards liés à la gestion des flux de trafic aérien en route (ATFM) en Europe en 2025, soit plus que tout autre pays. Les principales causes étaient la capacité de contrôle du trafic aérien et le manque de personnel, ainsi que les conditions météorologiques et les grèves.

Après une quasi-catastrophe en 2022 à l’aéroport de Bordeaux, lorsqu’un vol d’easyJet en provenance du Royaume-Uni a failli atterrir sur un petit avion en attente de décollage, un nouvel accord visant à renforcer la gestion des contrôleurs aériens a été élaboré, convenu avec les syndicats en 2023 et signé en 2024.

Une enquête sur l’incident a révélé que les effectifs avaient été réduits de six contrôleurs initialement prévus à seulement trois par accord avant le début du quart de travail.

Les contrôleurs aériens perçoivent des salaires d’environ 110 000 € par an avec de nombreuses primes spécifiques et des aménagements locaux, comme ceux exposés à Bordeaux. La Cour des comptes a relevé que cela « les soustrait à la fonctionnaires cadre. »

Aux termes de l’accord de 2024, les contrôleurs aériens devaient bénéficier d’une augmentation de 95 millions d’euros de leur rémunération globale. À son tour, la productivité a dû augmenter et un système de badges biométriques a été introduit pour garantir que le personnel approprié était présent à son poste de travail.

Des économies seraient également réalisées en réduisant le nombre de tours en France, ce qui peut être fait sans compromettre la sécurité grâce à une meilleure technologie.

Le nombre de centres de contrôle d’approche français, qui gèrent le trafic aérien, devait être réduit de 28 à 18, tandis que les 79 tours de contrôle des aéroports, qui assurent les services du trafic aérien, devaient être réduites de 20 à 25.

Le progrès est un « long chemin »

Mais les magistrats de la Cour des comptes estiment qu’à la mi-2026, près de deux ans et demi après la signature de l’accord, les gains de productivité et de coûts qui devaient en découler « sont loin d’être visibles ».

L’étude a révélé que les dirigeants locaux n’avaient accepté de fermer que huit tours malgré l’accord national, et que les huit resteraient opérationnelles jusqu’en 2028, au lieu d’être fermées immédiatement comme prévu dans l’accord.

En outre, il a été constaté que seulement 80 % du personnel utilisait des badges biométriques et qu’il n’existait toujours pas de système central permettant d’utiliser les données des badges pour vérifier le nombre d’heures travaillées.

Les juges d’instruction de la Cour des comptes ont souligné que la France était une exception en Europe en accordant le statut de fonctionnaire aux contrôleurs aériens. Dans les pays où le service a été privatisé, dit-il, les salaires et les investissements dans le secteur sont plus élevés.

Autres cas où des services auparavant gérés par fonctionnaires Parmi les sociétés privatisées avec succès en France figurent France Télécom (aujourd’hui Orange), La Poste et les agences fournissant l’armée, ont noté les magistrats.

« Ces réformes commençaient généralement par le transfert des organismes vers une structure juridique autonome, comme une entreprise privée, et devraient être envisagées par une étude sérieuse », ont écrit les magistrats.

Bien que le rapport de la Cour des comptes ait été largement couvert par les médias français, la réaction politique a été minime, soulevant des questions sur les mesures que le gouvernement prendra, le cas échéant.

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