Son rival d’Eurostar commande 19 nouveaux trains et confirme l’ouverture de la ligne Londres-Paris en 2029

Trenitalia devrait être le premier opérateur à proposer un service alternatif dans le tunnel sous la Manche

Trenitalia envisage de lancer dix allers-retours par jour sur la ligne en 2029

L’arrivée d’un service ferroviaire direct Paris-Londres pour rivaliser avec Eurostar est un pas de plus, puisque la compagnie ferroviaire italienne Trenitalia a commandé 10 nouveaux trains pour circuler sur la ligne.

Les 10 nouveaux modèles font partie d’une commande groupée de 19 trains d’un montant de 2 milliards d’euros auprès d’Hitachi Rail et seront des ensembles « Frecciarossa » entièrement nouveaux qui seront utilisés sur l’itinéraire, que Trenitalia envisage d’ouvrir en 2029.

Au total, 10 trains seront utilisés uniquement pour la ligne Londres-Paris, et neuf autres seront utilisés pour les lignes existantes de Trentitalia de Paris à Lyon, Marseille et Milan, a déclaré sur BFMTV le directeur commercial de Trenitalia France, Fabrice Toledano.

Tous les rames seront à un seul étage (contrairement aux nouveaux rames TGV M commandées par l’opérateur ferroviaire français SNCF), leur permettant de circuler sur plusieurs lignes européennes à grande vitesse, dont le tunnel sous la Manche et la ligne britannique Douvres-Londres.

De son côté, Eurostar est cherche à commander jusqu’à 50 nouveaux trains d’ici 2031 d’offrir des services accrus à travers son réseau à l’échelle européenne.

De nouveaux services dans le tunnel sous la Manche en route

Le groupe FS (opérateur ferroviaire italien) est en tête de la course pour proposer une alternative à l’Eurostar via le tunnel sous la Manche via sa marque Trenitalia, avec d’autres groupes dont Virgin Trains et Evolyn (une nouvelle entreprise espagnole) également dans la course.

Trenitalia cherche à se présenter 10 allers-retours quotidiens sur la route à partir de 2029après avoir démarré la construction d’une installation de 80 millions d’euros pour abriter des trains près de Paris.

Le groupe semblait avoir été placé au poste par Virgin, après que cette dernière ait obtenu l’autorisation d’héberger des trains à Temple Millsla seule installation au Royaume-Uni capable de stocker des trains à destination de la France. La propre demande de Trenitalia d’utiliser les installations a été refusée en octobre 2025.

Le groupe italien cherche à contourner cette restriction grâce à ses nouvelles installations parisiennes, qui abriteront tous les trains et le matériel au lieu d’utiliser le site britannique.

L’expansion de Temple Mills – ou la construction d’une nouvelle installation au Royaume-Uni – est possible mais nécessiterait le financement de plusieurs parties, dont Eurostar et ses concurrents.

Virgin devrait toujours lancer son propre service en 2030, même si Trenitalia devient le premier rival direct un an plus tôt.

Concurrence encouragée

Il existe un intérêt général pour l’augmentation du nombre d’opérateurs et de services entre les capitales.

Getlink (opérateur du tunnel sous la Manche) et les autorités ferroviaires britanniques souhaitent voir davantage de trains circuler entre Londres et Paris.

Getlink a déclaré en 2023 qu’il souhaitait doubler le nombre de services circulant dans le tunnel et, suite aux récentes mises à niveau, il estime pouvoir gérer jusqu’à 1 000 trains par jour sur l’itinéraire.

Les autorités ferroviaires britanniques souhaitent maximiser l’utilisation de la ligne à grande vitesse entre Londres et Douvres et encourager davantage de passagers à utiliser le tunnel plutôt que de prendre l’avion pour Paris (actuellement, environ 40 % de tous les voyages entre les deux villes s’effectuent par avion).

Même Saint Pancras – le terminal londonien pour les services internationaux – appelle à une concurrence accrue, suite à des améliorations qui pourraient permettre à environ 5 000 passagers par heure d’utiliser le terminal international.

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