Le taux d’inflation en France diminue et reste inférieur à la moyenne de l’UE

L’apaisement des tensions au Moyen-Orient a entraîné une baisse de l’inflation dans de nombreux pays le mois dernier.

Le taux d’inflation en France reste parmi les plus bas de l’UE

Le taux d’inflation annuel de la France reste parmi les plus bas d’Europe, malgré les chocs inflationnistes vécus jusqu’à présent cette année.

En juin 2026, le taux d’inflation annuel de la France s’est établi à 2 %, contre 2,8 % le mois précédent.

Cette baisse est largement due aux réductions sectorielles dans l’alimentation et les boissons non alcoolisées (0,9 % sur une base annuelle en juin 2026 contre 1,2 % en mai), le logement/services publics (2,7 % contre 2,9 % en mai) et le transport et la logistique (5,1 % contre 8,5 % en mai, en grande partie en raison du conflit au Moyen-Orient).

Ce chiffre de 2 % maintient la France bien en dessous de la moyenne de l’UE et de la zone euro (respectivement 2,9 % et 2,8 %) et constitue le taux le plus bas parmi les principales économies du bloc.

A noter que l’organisme statistique d’État Insee enregistre l’inflation annuelle française en juin 2026 à 1,8 % – les chiffres de 2 % s’appliquent à l’indice harmonisé, utilisé pour mesurer l’inflation entre les pays de l’UE.

Les chiffres de l’inflation au Royaume-Uni pour le mois ne seront publiés que plus tard dans la semaine, mais en mai 2026, ils s’élevaient à 2,8 %. Aux États-Unis, l’inflation sur la période était de 3,5 %.

Les défis de l’inflation en Europe

Plusieurs pays du bloc ont vu leurs taux d’inflation chuter entre mai 2026 et juin 2026.

Cela survient cependant après une hausse dans l’ensemble du bloc en avril 2026 et en mai 2026, due aux effets de la crise au Moyen-Orient entre l’Iran et les États-Unis/Israël.

Cette baisse constitue donc en grande partie un retour aux tendances observées en début d’année (faible inflation en hausse lente) et doit être considérée dans ce contexte, les chiffres d’avril et de mai étant affectés par les tensions géopolitiques.

Par exemple, la France a vu son taux d’inflation annuel passer de 1,1 % en février 2026 à 2,8 % en mai 2026, pour redescendre à 2 % en juin.

Même si la baisse à 2 % pour le pays laisse entendre qu’un retour à la normale est possible, le regain de tensions au Moyen-Orient et la baisse consécutive de l’approvisionnement en pétrole et en gaz signifient que cela n’est pas encore assuré.

Une nouvelle restriction de ces approvisionnements pourrait déclencher une nouvelle vague d’inflation à travers l’Europe, entraînant de nouvelles difficultés dans des secteurs tels que la logistique et les vacances.

La Banque centrale européenne maintient son ambition de longue date de maintenir les taux d’inflation annuels de l’UE à 2 % ou moins.

Après plusieurs années de lutte post-Covid, elle a finalement réussi à atteindre ce taux début 2026, mais n’a pas pu le maintenir pendant trois mois consécutifs, ce qui était largement considéré comme la référence en matière de hausse des taux d’intérêt.

Cependant, l’inflation du bloc a chuté de 3,3% en mai à 2,9% en juin, ce qui indique que des réductions sont possibles si la situation géopolitique mondiale se stabilise.

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