Statue du Finistère pour honorer les navigateurs français liés à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane

L’hommage met en lumière les liens croissants entre la France et la Louisiane et l’héritage cajun

France Louisiane : la Franco-Amérique préserve les liens entre la France et la Louisiane

Le Quai Amiral Douguet à Port-Launay, commune du Finistère, inaugurera un
statue de trois mètres de haut en 2027 pour rendre hommage aux frères Queffélec, deux locaux
Navigateurs du XVIIIe siècle qui participèrent au peuplement et à la fondation de la Nouvelle
Orléans, Louisiane.

Plus précisément, ils ont identifié l’embouchure du fleuve Mississippi et ont aidé l’ingénieur et cartographe français Adrien de Pauger à y développer des canaux pour l’expansion du commerce.

C’est ce que dit Claude Grajeon, président de France Louisiane : Franco-Américanie, une association française qui a découvert des documents historiques pour étayer cette affirmation. C’est l’une des nombreuses fonctions de l’association d’entretenir et de préserver les liens entre la France et la Louisiane, qui partagent une histoire à travers la migration des Cajuns et la colonisation française à partir du XVIIe siècle.

Son site Web et sa page Facebook sont utilisés pour sa promotion. Ils ont mis en ligne la performance du musicien Zydeco Zachary Richard au New Orleans Jazz Festival en avril, ont annoncé la 21e Semaine acadienne à Saint-Aubin-sur-Mer (Calvados) en août prochain et ont révélé des anecdotes historiques.

Mais ce qu’elle a réellement fait ces derniers temps va plus loin.

« Nous favorisons les liens entre les Français intéressés par la Louisiane et son histoire et les Louisianais intéressés par leurs racines louisianaises », a déclaré Claude Grajeon, son président.

L’association compte un membre dévoué qui est chargé de passer au peigne fin les documents historiques et les documents de recherche pour les personnes intéressées à découvrir leurs racines louisianaises.

Elle organise également des voyages en Louisiane, une autre de ses traditions de longue date.

En avril dernier, les membres revenaient d’un voyage de 10 jours centré sur les racines de l’État, la musique française et la francophonie.

Ils ont visité la Nouvelle-Orléans, Baton Rouge, Lafayette, Saint-Martinville et Houma, et ont rencontré des membres de la tribu indienne de Pointe-au-Chien ainsi que des compatriotes francophones. L’année précédente a honoré Bernard Xavier Philippe de Marigny de Mandeville, qui a donné son nom au Faubourg Marigny à la Nouvelle-Orléans, ainsi que la famille Livaudais, où plus de 100 proches se sont réunis dans le cadre d’une cousinade (rassemblement de cousins).

La réunion de famille Livaudais

Il publie Asteur!la gazette trimestrielle de l’association, qui rend compte des dernières actions de l’association et répertorie divers événements de mémoire transatlantiques.

Fondée en 1977, l’association est soutenue par le ministère de la Culture, partenaire de Codofil, une initiative financée par l’État de Louisiane pour la préservation de la langue française en Louisiane.

Le français de Louisiane, appelé français cajun, est une variante du français apporté par des habitants du nord-est du Canada, une région alors appelée Acadie, qui ont été déportés lors de l’invasion anglaise en 1654. Ils ont voyagé vers le sud jusqu’en Louisiane, où ils se sont installés.

Le terme Cajun vient d’une mauvaise prononciation par les anglophones, transformant progressivement le terme ‘acadien‘ – les gens de l’Acadie – dans ‘Cadien’puis cajun.

« Il existe une idée fausse selon laquelle la Louisiane est peuplée de Cajuns », a déclaré M. Grageon. « Il y avait déjà de nombreuses colonies françaises tout le long du fleuve Mississippi avant qu’elles ne soient déportées », ajoute-t-il.

C’est pourquoi l’association a lancé Franco-Américanie, la deuxième partie de son nom et un projet lancé en 2023 pour mettre en valeur les lieux où des Américains d’origine acadienne, créole, canadienne-française ou amérindienne travaillent à faire revivre la langue française et les cultures francophones aux États-Unis.

Son site Internet géolocalise aux États-Unis les initiatives franco-américaines qui renforcent la francophonie, s’étendant des États du nord-est comme le Maine aux États bordant le fleuve Mississippi. C’est également un fervent partisan de la Fondation Nous, une organisation basée aux États-Unis fondée par un étudiant américain et un étudiant français pour la défense de la langue française en Louisiane.

L’adhésion à l’association coûte 40 € par personne ou 45 € pour un couple.

Retrouvez plus d’informations sur le Page Facebook et site web.

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