Votre guide pour comprendre les termes français autour des incendies de forêt

Chaque terme fait référence à une étape distincte dans laquelle les pompiers maîtrisent un incendie de forêt.

Les conditions peuvent vous aider si un incendie se déclare près de chez vous en France

Chaque été, alors que des incendies de forêt éclatent dans toute la Franceles responsables et les médias utilisent un ensemble spécifique de termes techniques pour décrire la progression d’un incendie.

Des mots tels que fixe, maîtrisé, circonscrit, noyé et éteint sont souvent utilisés de manière interchangeable, mais chacun fait en réalité référence à une étape distincte dans la manière dont les pompiers maîtrisent un incendie de forêt.

Comprendre ce vocabulaire peut vous aider à suivre plus précisément les mises à jour officielles si un incendie se déclare près de chez vous.

‘Fixé’ (fixe) : le feu a arrêté d’avancer

Un incendie est décrit comme fixe une fois qu’il a cessé de se propager le long de son chemin principal. L’incendie brûle toujours, mais la zone couverte par les flammes ne s’étend plus.

C’est généralement le premier objectif visé par les pompiers lorsqu’ils arrivent sur un incendie de forêt. Les équipes se concentrent sur les parties les plus agressives de l’incendie, généralement son bord d’attaque et le côté sous le vent, là où les flammes se propagent le plus rapidement.

Même une fois qu’un incendie est « réparé », il peut toujours être très actif le long de ses flancs, et des poussées de flammes continuent de se produire. Bref, un incendie réparé ne signifie pas qu’il est maîtrisé.

« Contenu » (maîtrisé) : les plus grandes flammes sont éteintes

Un incendie est classé comme maîtrisé une fois éteintes ses flammes les plus intenses. A ce stade, les pompiers ont maîtrisé les bords du feu et éteignent systématiquement les flammes le long de ceux-ci.

Il est possible qu’un incendie soit « réparé » mais pas encore « contenu », ce qui signifie qu’il ne se propage plus, mais que des flammes importantes brûlent toujours.

‘Encerclé’ (circonscrit) : les pompiers ont cerné l’incendie

Une fois l’incendie maîtrisé, les équipes s’efforcent de l’encercler entièrement, en plaçant des ressources de tous les côtés pour empêcher toute propagation ultérieure.

Lorsqu’un incendie a été encerclé de toutes parts par des équipes de pompiers, il est qualifié de circonscrit. Cette étape implique une stratégie minutieuse, les équipes calculant la vitesse et la direction probables dans lesquelles un incendie pourrait encore se propager en fonction du vent et du terrain.

‘Noyé’ (noyé) et ‘sortir’ (éteint) : le nettoyage final

Une fois qu’un incendie a été soigné, contenu et encerclé, les pompiers procèdent à l’élimination de tous les points chauds restants, un processus connu sous le nom de noyer (noyer) le feu. Il s’agit de bien détremper le sol et, si nécessaire, d’y creuser pour éteindre les braises qui pourraient rallumer l’incendie. Cela peut être une tâche lente et physiquement exigeante pour les équipes de pompiers.

Un incendie est seulement déclaré éteint (s’éteint) une fois qu’il ne reste plus de points chauds, de braises ou de volutes de fumée. Ce n’est qu’à ce moment-là que les pompiers pourront enfin quitter les lieux et regagner leur poste.

Mouillant‘ et ‘retardateur‘ : les produits chimiques utilisés par les pompiers

Outre l’eau, les pompiers français utilisent souvent deux autres substances pour lutter contre les incendies et protéger la végétation menacée.

Un agent mouillant (mouillant) est mélangé à de l’eau pour l’aider à s’imprégner plus efficacement de la végétation. UN retardateurquant à lui, est une substance de couleur rouge pulvérisée sur la végétation pour ralentir la progression d’un incendie. Sa couleur permet aux équipages de voir d’un coup d’œil quelles zones ont déjà été traitées.

Carte en direct : Où sont les incendies de forêt en France aujourd’hui ?

Ressources de lutte aérienne contre les incendies

Lorsque les équipes au sol ont besoin d’un soutien supplémentaire, des ressources aériennes sont souvent sollicitées :

  • Le Canadair, du nom de l’entreprise canadienne qui l’a développé, est un bombardier à eau amphibie capable de puiser l’eau directement d’un lac, d’une rivière ou de la mer, transportant jusqu’à 6 000 litres.

  • Le Dash est un autre avion bombardier d’eau, mais il fait le plein au sol sur des sites dédiés connus sous le nom de pélicandromeset peut transporter jusqu’à 10 000 litres.

  • Les hélicoptères bombardiers d’eau transportent généralement entre 1 000 et 1 500 litres, soit dans un réservoir embarqué, soit dans un seau suspendu sous l’avion.

Pourquoi « hectares couverts » et « hectares brûlés » ne sont pas la même chose

Vous pouvez également voir des rapports faisant référence au nombre d’hectares « couverts » par un incendie (parcouru) par rapport au nombre de personnes réellement « brûlées » (brûlé) et ces chiffres sont souvent différents.

En effet, les flammes peuvent se propager sur une vaste zone sans brûler la moindre parcelle de végétation sur leur passage. Le vent peut transporter les braises bien au-delà du feu principal, déclenchant de nouvelles flammes et permettant au feu de « sauter » par-dessus le sol non brûlé.

Ainsi, un incendie aurait pu couvrir 10 hectares alors que seulement huit ont été réellement brûlés. Cela explique également pourquoi le total final des terres brûlées est parfois inférieur aux estimations antérieures faites alors qu’un grand incendie était encore actif.

Comment les niveaux de danger d’incendie de forêt sont évalués

Le service météo des incendies de forêt de Météo-France évalue quotidiennement le risque d’incendie de forêt sur une échelle à quatre niveaux en fonction des conditions météorologiques : faible (vert), modéré (jaune), élevé (orange) et très élevé (rouge).

Vous pouvez voir si votre région de France est en alerte ici.

Pour obtenir des informations en temps réel sur les incendies de forêt en cours en France, visitez le service de surveillance feuxdeforet.fr.

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