Les supermarchés français accusés de majorations plus élevées sur les fruits et légumes biologiques
Le rapport dit biographie les acheteurs paient plus tandis que les agriculteurs reçoivent une part plus petite
Les supermarchés en France imposent des majorations de prix beaucoup plus élevées sur les produits biologiques (biographie) fruits et légumes que sur leurs homologues cultivés de manière conventionnelle, selon une étude de Que Choisir Ensemble.
Selon les calculs du groupe de consommateurs, rapportés dans Le Parisienla marge brute des produits biologiques est en moyenne 81 % supérieure à celle des produits non biologiques. Il a condamné « une politique de marge opportuniste sur un marché de niche ».
A titre d’exemple, il cite le prix des tomates, révélant que les acheteurs paient en moyenne 5,84 euros par kilo pour les tomates biologiques, contre 3,26 euros pour les tomates standards.
Il ajoute qu’au sein de ce prix, le montant payé aux agriculteurs est bien inférieur pour les produits biologiques (2,19 €, soit environ 37 %) que pour les produits conventionnels (1,52 €, soit environ 47 %). Les grands détaillants (grandes surfaces) la marge, quant à elle, monte en flèche de 113 %.
Ceci, combiné à l’augmentation des coûts de production, fait que « les fruits et légumes bio sont soumis à un double malus qui les rend encore moins abordables », estime Que Choisir Ensemble. Il a ajouté que la pratique était « structurée et délibérée ».
L’étude a été publiée peu après un rapport de la commission d’enquête du Sénat (la chambre haute du Parlement français), qui fustigeait la grande distribution, les accusant de pratiques « prédatrices » à l’encontre des industriels et des agriculteurs. « Sur 100 euros » dépensés en alimentation, « 8 euros vont aux agriculteurs, 14 euros aux fabricants, 35 euros aux importations et 40 euros aux détaillants », a déclaré la sénatrice des Verts Antoinette Guhl.
Les chiffres sont contestés par les détaillants. « Les prix plus élevés des produits biologiques reflètent principalement des coûts de production, de logistique et de conservation plus élevés », a déclaré Isabelle Senand, directrice de recherche à la Fédération du commerce et de la distribution.
Bornes de recharge pour voitures électriques « à perte »
Dans d’autres actualités des supermarchés, il est apparu que les bornes de recharge électriques, dont le nombre d’installations augmente rapidement, sont désormais utilisées comme produits d’appel pour attirer les clients.
Michel-Edouard Leclerc, le président de Leclerc, a confirmé la stratégie. « Cela nous permettra de proposer des réductions sous forme de bons de réduction, de bons Leclerc, etc. Et nous allons en installer 10 000 supplémentaires d’ici 2035, soit 10 000 au total. »
De son côté, John Paul Scally, le président de Lidl France, qui prévoit de consacrer 13 millions d’euros l’année prochaine à l’installation du «bornes», a déclaré : « C’est aussi pour attirer les clients. Nous disposons déjà du plus grand réseau de bornes de recharge en France. Nous disposons de plus de 5 500 bornes de recharge dans plus de 1 000 supermarchés en France. »
Le président Macron a déclaré que les opérateurs se sont engagés à déployer 240 000 bornes de recharge supplémentaires pour véhicules électriques d’ici 2030.
Ruche de tronc d’arbre
Un inventeur des Deux-Sèvres a créé une ruche en forme de tronc d’arbre (ruche) dans le but de sauver les abeilles.
La ruche Ruchex forme un habitat parfaitement adapté aux abeilles pour leur conservation et non pour la production de miel, a déclaré son inventeur Michel Furter, lauréat du Concours Lépine, le prestigieux concours annuel d’inventions français fondé en 1901.
« Nous utilisons du liège expansé pour la forme circulaire et, par-dessus, soit du bois local, soit un enduit à la chaux et au sable », a expliqué M. Furter. France Bleu. La ruche peut être placée au fond du jardin ou parmi les arbres.
Adopter une poule pour des œufs bio
Poule Pour Tous, lancée en 2017 par Thomas Dano, offre une seconde vie d’adoption à certaines des 50 millions de poules pondeuses de 18 mois abattues chaque année en France. L’association travaille avec des agriculteurs bio et fermiers – vérifiez les disponibilités dans votre département sur poulepourtous.com
