L’Assurance Maladie veut interdire de fumer aux jeunes

L’agence de santé cherche à suivre l’exemple du Royaume-Uni en créant une « génération sans tabac »

L’idée est que la France abandonne progressivement la consommation de tabac.

Le système public d’assurance maladie français (Assurance Maladie) a soutenu la création d’une « génération sans tabac » en interdisant la vente de cigarettes aux personnes nées à partir de 2009.

La proposition fait partie d’une initiative plus large axée sur la prévention incluse dans son rapport annuel ‘Charges et Produits pour 2027‘ rapport.

Le plan inclus dans la proposition est que la France devrait progressivement éliminer progressivement la consommation de tabac auprès des jeunes générations en rendant la cigarette définitivement inaccessible à ceux qui sont nés à partir de cette année-là, à l’instar du Royaume-Uni.

« Comme le Royaume-Uni qui, en 2026, a interdit la vente de cigarettes à toutes les personnes nées à partir du 1er janvier 2009 », précise-t-elle dans son rapport.

Il ajoute également que la France fait partie des pays ayant les taux de tabagisme les plus élevés d’Europe et soutient que des politiques structurelles de prévention sont nécessaires pour réduire les dépenses de santé à long terme et les maladies chroniques.

L’Assurance Maladie estime que, sans intervention, les dépenses totales de santé pourraient atteindre 270 milliards d’euros d’ici 2030.

Le rapport lance également un nouvel appel à faire Nutri-Score obligatoire sur tous les aliments emballés ainsi que d’ajouter des avertissements sur les aliments ultra-transformés. Il estime qu’une information nutritionnelle plus claire pourrait contribuer à réduire le fardeau financier pesant sur l’État en raison des maladies à long terme associées à une mauvaise alimentation.

Assurance Maladie affirme que les politiques de prévention, y compris les deux ci-dessus, pourraient apporter à la fois des bénéfices en matière de santé et des économies pour le système, qui est confronté à un déficit prévu de 13,8 milliards d’euros en 2026.

Le rapport sera soumis au vote du conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), le 9 juillet, une étape procédurale pour adopter formellement le rapport avant sa transmission au gouvernement et au parlement.

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