La grève des salariés de l’aéroport parisien du 18 juin se poursuit-elle ?
L’incertitude demeure, il est conseillé aux passagers de vérifier les mises à jour
Le personnel au sol de trois aéroports parisiens – Charles de Gaulle, Orly et l’aéroport d’affaires du Bourget – a été appelé à la grève le 18 juin par une intersyndicale représentative des salariés de l’aéroport.
Les syndicats, dont la CGT, la CFDT, l’UNSA et Sud Aérien, déclarent protester contre ce qu’ils qualifient de règles plus strictes pour l’obtention et le renouvellement des habilitations de sécurité nécessaires pour travailler dans les zones aéroportuaires réglementées.
Selon les représentants syndicaux, le personnel de l’aéroport peut désormais se voir refuser l’autorisation, ou la perdre, en raison de délits mineurs ou de poursuites judiciaires/informations enregistrées dans le casier judiciaire national (TAJ), même si cela n’a pas donné lieu à une condamnation.
La perte de l’autorisation peut entraîner un licenciement car les travailleurs ne peuvent pas accéder aux zones sécurisées telles que les pistes et les zones de traitement des bagages.
Dans un tract appelant à la grève, les syndicats expliquent que la perte d’un insigne peut empêcher les salariés d’exercer leur travail. « Le badge n’est pas seulement une autorisation de circuler, c’est un permis de travailler », précise le tract.
Incertitude sur la participation
En France, les grèves sont normalement annoncées à l’avance au moyen d’un préavis de grève officiel (préavis de grève) émis par les syndicats représentatifs de secteurs tels que l’aviation. Cependant, un appel public ne détermine pas à lui seul si une action revendicative aura lieu à grande échelle, ni combien d’employés y participeront finalement.
Même lorsqu’une grève est annoncée, la participation est décidée individuellement par les travailleurs, et dans certains postes liés à l’aéroport soumis aux règles de service minimum, le personnel ne peut confirmer son intention de faire grève que peu de temps avant l’action.
En conséquence, les exploitants d’aéroports et les compagnies aériennes ne peuvent souvent pas évaluer avec précision l’impact opérationnel avant une date très proche.
Pour l’instant, l’impact de la grève prévue reste incertain et dépendra du nombre de salariés qui rejoindront l’action.
Aucune mesure de réduction des vols n’a été annoncée à ce stade par la Direction de l’Aviation Civile française. Les contrôleurs aériens ne sont impliqués dans aucune action.
Toutefois, les passagers doivent être conscients que les retards ou les annulations causés par des grèves du personnel de l’aéroport sont généralement considérés comme échappant au contrôle de la compagnie aérienne et que, par conséquent, aucune indemnisation n’est généralement accordée. Les compagnies aériennes restent responsables de fournir des options de nouvelle réservation et d’hébergement si nécessaire.
Conseils aux passagers voyageant à Paris le 18 juin
Il est conseillé aux passagers de vérifier le statut de leur vol, de vérifier les mises à jour auprès de leur compagnie aérienne et de prévoir du temps supplémentaire à l’aéroport en cas de retard affectant le contrôle de sécurité ou la gestion des bagages.
Ceux qui disposent de billets flexibles pourraient envisager de modifier leurs dates de voyage, en fonction de l’évolution de la situation. Les voyageurs ayant des correspondances étroites souhaiteront peut-être contacter leur compagnie aérienne à l’avance pour connaître les options de modification de réservation.
Accès aux aéroports pourrait également être concerné par une manifestation à Roissy, il est donc conseillé aux usagers de la route de vérifier les conditions de circulation avant le départ.
Enfin, il est conseillé aux passagers ayant besoin d’assistance de confirmer les arrangements avec leur compagnie aérienne avant le voyage.
