Les médicaments anti-obésité Wegovy et Mounjaro remboursés en France à partir de lundi

Les patients éligibles bénéficieront désormais d’une couverture partielle selon des critères médicaux stricts

Les pharmaciens et les médecins préviennent que le déploiement pourrait être progressif

La France rembourse officiellement deux médicaments contre l’obésité, Wegovy et Mounjaro, à partir d’aujourd’hui 15 juin, ce qui en fait le premier pays de l’UE à prendre en charge le coût de ces médicaments.

Les patients éligibles peuvent bénéficier d’un remboursement à 65 % du coût du traitement par le système national d’assurance maladie. Toutefois, des cas individuels, des complémentaires santé et des exonérations pourraient porter la couverture à 100 %.

L’éligibilité sera soumise à des critères stricts. Les patients doivent généralement souffrir d’obésité sévère ou compliquée, définie comme un IMC de 35 ou plus avec comorbidités associées, ou un IMC de 40 ou plus.

Les prescriptions initiales sont également réservées aux médecins spécialistes exerçant en structures agréées de traitement de l’obésitécomme les centres hospitaliers et les unités spécialisées en endocrinologie, diabétologie et nutrition. Les médecins généralistes peuvent poursuivre le traitement une fois celui-ci initié.

Auparavant, les patients payaient de leur poche entre 250 et 450 euros par mois.

Le gouvernement estime que jusqu’à un million de personnes pourraient être éligibles, même si le ministère de la Santé s’attend à ce que ce nombre réel soit inférieur dans la pratique et estime que le coût annuel pour l’État sera d’environ 100 millions d’euros une fois que les prescriptions augmenteront.

Dans le cadre de la nouvelle structure tarifaire, Wegovy coûtera environ 146,91 € par mois pour des doses plus faibles, et s’élèvera à 195,10 € pour des dosages plus élevés. Mounjaro coûtera entre 6 et 14 € environ par jour, selon la posologie.

Ces médicaments sont connus sous le nom d’agonistes des récepteurs GLP-1 et aident les patients à perdre du poids en régulant l’appétit et la glycémie.

Les pharmaciens et les médecins préviennent que le déploiement pourrait être progressif, avec un accès initial limité aux centres spécialisés et de nombreux utilisateurs existants payant encore à titre privé à court terme.

La vérification administrative des prescripteurs éligibles et des ordonnances reste également un défi majeur au début du dispositif, a souligné un représentant de la pharmacie au Monde.

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